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Biographie

ElmandGraceNote


C’est une histoire complexe. Les ElmandGraceNote n’en sont ni à leur premier nom, ni à leur première formation. Après s’être respectivement appelés Mad Angels, Dunsen Small ou Tabloïd et avoir changé trois fois de batteur pour finalement s’en passer, la formation actuelle des ElmandGraceNote date seulement de l’été 2004, date à laquelle ils enregistrèrent leur premier album Epilogue. Nous délivrant un électro-rock pétillant, ils sont donc aujourd’hui quatre : Karim aux machines, Camille à la basse, Benjamin à la guitare et Julien au clavier, à la batterie, au chant et à la guitare. Tout juste à la recherche d’un label, les quatre comparses font déjà partie du paysage musical lyonnais et ne tarderont sûrement pas à sortir de leur carcan régional.

Chronique

Epilogue ( 2005 )

Procédons par ordre. Ce premier album des ElmandGraceNote ne s’aborde pas n’importe comment. Il fait partie de ceux qui comportent deux volets : une tranche que je qualifierais d’organique et une autre plus chaude.
La première vous paraîtra peut être un peu difficile d’accès. Composée surtout d’instrus, de nombreux bidouillages musicaux, elle déconcertera les moins éclectiques. S’en dégage une atmosphère quasi extra-terrestre : la voix étrange de No one Is Watching You, le côté musique du monde de Bangkok avec sa flûte, sa harpe et sa darbouka, les sonorités enchanteresques de A summer In Spain, les gouttes d’eau de A Sad day For Mister Dunsen…Je m’imaginais déjà le casse tête pour faire rentrer Epilogue dans une catégorie. Et puis mes gènes de rockeuse se sont éveillés à la 20ème seconde de la 2ème minute de Cela C’est passé Hier Soir. Waouh quelle patate ! Et puis le même effet s’est reproduit à la 6ème minute de Bangkok. Alors j’ai consenti à le ranger avec les albums électro rock et j’ai compris la méthode à adopter pour écouter cette album : se laisser doucement bercer par ses longues intros, ses ambiances et ses bruits que l’on n’aurait pas soupçonnés.
Et puis arrive le pivot d’Epilogue : My Life For a Dream. Une intro pour le moins organique : on se croirait en train de voler sur un nuage. Et puis la voix se rapproche, la mélodie vous prend aux tripes un peu à la manière d’un Four Tet : on rentre dans une mélodie beaucoup plus accessible qui ne perd pas pour autant son aspect atypique.
C’est à coups de fouet, de bruitages douteux et de voix de mémé que l’on goûte à la deuxième tranche d’Epilogue avec Weird colors Spooky Pictures and Wicked Boys. Et puis l’ambiance se réchauffe à grands coups de guitares. Sur Paradize Square, la voix de Julien nous invite à l’évasion. On ne peut s’empêcher de penser à Radiohead.Et puis un solo de saxophone du jazzman Helmus vient nous surprendre. On aime ou on n’aime pas. On termine dans l’intimité du piano de Epilogue (la chanson, pas l’album !). On reste sur son petit nuage (idéale pour emballer la chanson).
Un album coloré, avec une multitude d’instruments, d’atmosphères, d’émotions, une pureté d’ambiance, un zeste d’esprit tordu et tout de même une base d’instruments et de riffs rocks qui font d’Epilogue un set beaucoup plus péchu en concert (notamment par la présence d’une batterie en complément des boîtes à rythmes). Il sera peut être difficile d’apprécier intégralement cet album mais de multiples facettes en séduiront plus d’un.

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A écouter : Cela s
ElmandGraceNote

Style : Electro Rock
Tags :
Origine : France
Site Officiel : elmandgracenote.com
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