Biographie

Edhochuli

Formé à Pittsburgh autour de Jonathan, Garett, Ben et David, le combo diffuse peu d'infos sur ses débuts mais fait ses premières armes sur un split avec Amaget en 2011. 2 ans plus tard, un premier opus, sobrement intitulé Edhochuli 2013, est mis à disposition sur le net. Le groupe gagne en renommée en 2015 avec le second album Dream Warriors et une signature chez A-F Records par Chris #2 (Anti-Flag).

Chronique

Dream Warriors ( 2015 )

Edhochuli sera vaguement familier pour les fans de la NFL : d’un joueur de Football Américain, on se retrouve pourtant face à un combo américain signé par Chris #2 (Anti-Flag) pour ce nouvel opus Dream Warriors. Sous ce patronyme qui parlera principalement aux connaisseurs, les quatre musiciens s’orientent vers un Hardcore familier, assimilant la violence du sport à celle de la musique.
Et si on retrouve certaines affinités avec Loma Prieta, il n’en reste que l’aspect Hardcore global recouvre d’un voile l’ensemble (« Filibuster ») mais avec quand même une subtilité dans les riffs (« Four Nice Haircuts and Then We End It ») qui apporte toute la saveur de Edhochuli. A retenir également, la durée de chaque titre : d’un peu plus de 3 à 9 minutes pour les six morceaux, le combo laisse la tension monter et les ambiances se développer.

Comparé aux sorties précédentes, l’aspect Hardcore’N’Roll n’est pas ici aussi présent (« Because Doing Dumb Shit with Shit is second nature to me »), remplacé par un aspect sonore plus trapu (« Hashishkabob ») mais pour autant pas désagréable. Ainsi, Edhochuli se lance parfois dans des excursions plus orientées Post-Hardcore (« Filibuster ») et mélodiques (le jeu de guitare du premier titre), même si l’on reste plus proche de Loma Prieta et Touché Amoré dans l’essence des compos lorsque The Catalyst ou Sleepytime Trio ne viennent pas en tête. Mais le soucis de l’album, dans son ensemble, est d’être au final ni plus ni moins que ce que l’on peut espérer sur le papier : un seul titre donnera la nuance principale de Dream Warriors, et les subtilités seront bien trop floues pour permettre de savoir si le disque s’est déjà relancé automatiquement ou si nous en sommes encore à la première écoute.

L’énergie dégagée ici fait de Dream Warriors un disque agréable. Peut être la croisée des styles et artistes que l’on connaît depuis plusieurs années maintenant, ce disque a toutefois le mérite de donner envie de revenir régulièrement, sans être inoubliable.

A écouter : Hashishkabob