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Biographie

Earthless

Earthless est né de la réunion de plusieurs musiciens de San Diego souhaitant faire un groupe de rock psyché (ou plutôt de « Japanese-psychedelic-heavy-Kraut-rock-band »), on retrouve donc dans Earthless Isaiah Mitchell (Nebula), Mike Eginton (Electric Nazarene), Clikitat Ikatowi (Hot Snake) et Mario Rubalcaba (Rocket From The Crypt, Hot Snake).
Le groupe souhaite se faire plaisir en jouant une musique proche des groupes psyché / garage des années 60 et des groupes de heavy rock psyché japonais de cette même période, le tout essentiellement basé sur le jam.
La première mise en boite de la musique du groupe se fait en 2005 avec Sonic Prayer, le groupe est pile poil dans le domaine qu'il souhaite, du rock (stoner) psyché. Le son est un mix entre celui des 60's / 70's et celui plus lourd contemporain. Deux ans plus tard et à la faveur d'une activité réduite des groupes respectifs de chaque membre le groupe enregistre son véritable premier album Rhythms From A Cosmic Sky qui sort sur Tee Pee Records (High On Fire, Sleep, Warlocks, Witch, ...).

Chronique

16 / 20
3 commentaires (18.17/20).
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Rhythms from a Cosmic Sky ( 2007 )

Une pochette pareille, une police d'écriture de la sorte et un tel nom : difficile d'annoncer la couleur de façon plus criante, oui Earthless donne dans le space rock, le psyché et c'est même en voulant rendre hommage à une tripotée de groupe né il y a 30 ou 40 ans que le groupe s'est formé. Alors simple petit plaisir que s'offre des musiciens aguerris ou véritable tour de force?

Rhythms from a Cosmic Sky débute de façon un peu repoussante, saturation, coup de symballe par ci par là, une intro qui ressemble plus à une fin endiablée de concert qu'a une mise en bouche. On craint alors un délire bruitiste un peu indigeste mais le chaos ambient mute sur les trois premières minutes de la première piste (qui dure pas loin de 21 minutes) pour petit à petit devenir plus écoutable et voir même carrément rock'n roll. Amateur de format 3 minutes, rentre dedans, je prends mon pied vite fait bien fait, passez votre chemin! Earthless fait partie de ces groupes qui prennent leur temps pour imposer une mélodie, qui traînent et reviennent sur des riff accrocheurs pour au final former une mélodie aérienne, rentre dedans le tout fortement psychédélique.
Entièrement instrumental les américains piochent sans vergogne dans le krautrock, le spacerock (Hawkwind doit figurer en bonne place dans la discographie des membres) et pille sans vergogne le groove d'un Black Sabbath et la volupté d'un Led Zeppelin. C'est donc les yeux mi clos, balançant ça tête de droite à gauche au son des guitares qu'on se prend les 20 minutes de Godspeed dans les esgourdes. Le groupe souhaitait rendre hommage et on peut les féliciter car cela semble plutôt bien réussi, et cela se confirme sur la seconde piste (Sonic Prayer) tout aussi longue et peut être encore plus aérienne.
Même si cela saute aux oreilles, ce groupe doit tout à la folie créative de la fin des 60's, il ne faut tout de même pas cracher sur le talent; sans plagier le groupe arrive à avoir sa patte et apporte à ces sons anciens la puissance des productions actuelles (attention, on ne parle pas de surproduction, non juste ce grain purement stoner dont Kyuss à été l'un des emblématique instaurateur).
Ces compositions basée sur le jam (ces sessions où les musiciens improvisent une composition entiere) permet au titre d'avoir cette puissance abrupte et le résultat rend admiratif, combien d'heure à jouer ensemble pour arriver à un tel résultat?
Le dernier titre (Cherry Red) surprendra, le chant arrive là où on le l'attendait plus, décomplexé le groupe nous lâche une petite perle de rock psyché (limite pop) aux riffs ravageur. Simple, efficace, groovy et cette fois dans un format plus standard (4:30); de quoi penser à de bien beau nouveaux CD peut être moins difficile d'accès? Ou simplement pour dire « nous aussi on peut le faire »?

Earthless arrive sans prétention à confirmer les bon espoir d'un Sonic Prayer peut être un peu trop abscons. Trois titres, deux blocs de 20 minutes et un titre format radio; les américains semblent ne pas se donner de limites (tant mieux!) et être là pour le plaisir. Quand celui ci est partagé on ne peut que les encourager à poursuivre.

A écouter : Godspeed, Sonic Prayer, Cherry Red