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Biographie

Dunkelnacht

L'histoire de Dunkelnacht (sombre nuit en allemand) débute fin 2004 créé par Heimdall (Guitare / Programmation) tout d'abord comme projet Dark Ambient. Ainsi, l'année suivante est très fertile puisque sortent deux démos : The Old Recording et Das Leiden Für Die Ewigkeit, puis rejoint par Nygh Gaunt (Chant, Artwork) le groupe expérimente le Raw Black-Metal par un split (Eradication Process) avec Grim Forest. Beowülf (Guitare) se joint également au groupe en 2005 et Dunkelnacht commence l'écriture de compositions affirmant la récente évolution du groupe. Pourtant en 2006, Heimdall finalise sa dernière démo Ambient intitulée Gjennom Tidene Til Døde Guder, et ce n'est qu'en 2007 avec l'arrivée d'Alkhemohr (Chant / Basse) que le groupe produit ses premiers disques officiels (deux splits avec Shadowdream et Mass Grave) avec un Black-Metal mêlant discours athées et rythmes rapides.

Beowülf quitte la formation fin 2007 remplacé par Svarte en 2008, puis Déhà (Yhdarl, Merda Mundi, Wunde, Khel, Slow) et Hadrian prennent respectivement les postes de chanteur et guitariste en 2009. The Godless Whoreship, split avec HarshnessNecros et Deviant Messiah annonce le morceau éponyme Atheist Dezekration issu du premier album de Dunkelnacht. Les Lillois sont de retour en 2014 avec Revelatio, puis en 2016 avec un EP, Ritualz of The Occult

Chronique

Atheist Dezekration ( 2009 )

Dunkelnacht a bien évolué depuis ses débuts Ambient typés médiéval, car cela fait maintenant quelques années que le combo, toujours mené d'une mains de maitre par son leader Heimdall, donne dans un Black-Metal hyper hargneux et apparaît cette fois-ci avec Atheist Dezekration son premier vrai album, brûlot antireligieux particulièrement malfaisant.

Rentrons dans le vif du sujet comme comme un membre de l'Inner Black Circle brulerait une église en l'an de grâce 1991, Dunkelnacht est loin d'être un enfant de chœur, c'est vraiment le moins que l'on puisse dire. Déjà parce que la thématique est annoncé dès le départ, disque conceptuel basé autour de l'athéisme, Dunkelnacht tire à boulet rouge sur les religions monothéistes : Catholicisme, Islamisme, Judaïsme aucune ne sera préservée. Les vocaux parfaitement compréhensibles renforcent cette haine et ce sentiment d'oppression qui dégouline littéralement des titres avec un chant aigu, d'une hargne vindicative où les paroles donneront le ton :
«Toi catholicisme qui se préserve des tentations
Aime à flétrir, à rabaisser, à couvrir d'ignominie
Tu t’attaques à l'amour-propre que tu traites d'égoïsme
A la dignité que tu nommes orgueil
Ton église est le théâtre du peuple, ta messe est un drame musical.»

Ensuite musicalement, Dunkelnacht offre un Black-Metal qui fait le pont entre celui d'une tradition ancienne, pensez Marduk ou Mayhem par exemple, (Oligarchislamisme) mais avec une perspective moderne dans la façon de sonner, avec également une touche à la française, où Deathspell Omega plane parfois sur les compositions (Klaustrophobik Inoculum). Par ailleurs, la grandiloquence marque les titres comme The Nailed Wings Of Zionism dans les riffs et soli aux rythmes infernaux ou How To Build A New Burning Head Messiah par l'ajout de samples et de spoken-words féminins blasphémateurs. Le groupe fait le lien entre les vocaux aliénants et une musique volontairement dissonante et décadente par des riffs rampants, profondément malsains dans les textures, (un gros travail a été réalisé sur les guitares) soutenus par une rythmique mécanique qui martèle et blast à tout va ce qui rajoute un côté désarticulé et déshumanisé à la galette.
Parfois trop, car Dunkelnacht va vite, très vite, sans jamais réduire la cadence, la faute à une boite à rythmes percutante, épileptique et souvent très présente. Quelques accalmies (interludes instrumentales) auraient été la bienvenue pour aéré le rythme de la galette, puisqu'il s'agit tout de même d'un disque extrêmement intense et difficile à digérer.

Atheist Dezekration est un disque immonde qui ne perd jamais en violence et en agressivité, aux tempi effrénés. Animé d'un sentiment de dégout, de rejet de la religion et complètement poisseux dans sa constitution, l'opus est une réussite, mais manque cependant d'un peu plus de diversité dans son rendu global. Vous voilà prévenus, car vos oreilles vont saigner, les lillois ne sont surtout pas à prendre à la légère.

A écouter : Etau Chrtien, In The Halls Of Tortured Idols, Atheist Dezekration