Découverte
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Biographie

Draft

JM : Chant
Matthieu : Guitare
Yann : Basse
François : Batterie

Draft se forme en '99 et sort un premier MCD, Stockholm Syndrome, en 2002. Le quatuor enchaine alors les concerts en France, en Allemagne et en Belgique avec notamment Since By Man, Shai Hulud, Nostromo, etc. Vient l'heure du premier album, Slow-Motion Suicide qui permettra au groupe de participer aux présélections régionales du printemps de Bourges, et de remporte le tremplin Ondes de Chocs/Roadrunner Records. Ce premier effort sort donc surLes Disques du Hangar 221/Overcome Distribution.

Chronique

11 / 20
2 commentaires (14/20).
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Slow-Motion Suicide ( 2006 )

'This record is not an entertainment. Words are written with my own blood. Music was inspired by passion and our desperate crucially beautiful hope.' Ces mots annoncent un cd inspiré par Orchid, Refused et Envy. Bien évidemment, il n'en fallut pas plus pour susciter un interêt grandissant chez l'auditeur, au vu des références.

Un artwork proche du You Fail Me de Converge dans les tons, un livret sobre et depressif, indiquant "I Will love you when you hate yourself", bienvenue au creu de l'émo. Le son enchante dans sa production lors des premières notes. D'une propreté craquante, n'ayant rien à envier des derniers Gantz ou Daïtro, Draft se revêt de ses plus beaux apparats en chantant en anglais et en vomissant son désespoir. Le son rapelle Raein pour la façon trés enlevée des guitares de jouer sans réellement de distortion. La rythmique groove par dessus, avec une basse omniprésente. Alors oui, le côté punk de Refused y est, mais largement pompé sur les albums de Raein (rip) devenus de réelles plaques tournantes d'un genre screamo enlevé et pêchu.

Pourtant malgré ces premiers points positifs, une grosse impression de monotonie ressort de cet effort, avec des plans largement similaires, des complaintes à la longue lassantes, et des influences trop peu digérées. Alors oui, Draft propose de jolis plans, de bonnes choses, avec le magnifique "Balistics of Loneliness", ou la sauce prend; ou encore sur la conclusion trés typée Envy qu'est "Spleen", chantée cette fois ci en français. Mais à côté on s'ennuie a énormément de moments, en pensant trop souvent à The Death of Anna karina époque Self Titled, pour la voix comme pour les envolées screamo.

Un peu comme le premier effort de Mihai Edrisch, on ressent un groupe trop proche de ses influences, tatonnant encore pour essayer de se frayer un chemin dans un genre malheureusement sans aucune surprise. Tout ce que l'on peut leur souhaiter c'est de sortir l'équivalent d'Un Jour sans Lendemain, mais dans son propre genre.
Des points positifs indéniablement (une production adéquate, le groupe ne tombe pas dans les poncifs post rockisant bourré d'arpéges du genre mais groove beaucoup plus et donne beaucoup plus d'énergie, des morceaux bien au dessus des autres : "Failure of Dialectic", "Balistics of Loneliness", "Love is a Black Orchid", "Spleen") qui sont trop souvent obscurcis par la faille principale du groupe, un manque de personnalité évident. Ca reste tout de même prometteur, en attente d'une suite, l'envie y est.

Ecouter sur MySpace : "Failure of Dialectic"; "Slowmotion Suicide"; "Hope is Destruction"

A écouter : Balistic of Loneliness; Failure of Dialectic; Love is a Black Orchid
Draft

Style : Screamo
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Origine : France
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