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Biographie

Downway

'95: année de formation du groupe à Calgary dans la province d'Alberta au Canada. Très vite ils enregistrent une démo pour pouvoir jouer dans quelques bars avant que le boss d'Hourglass Records, un ami du groupe, ne leur propose de sortir un premier album qu'ils intitulent Downway Is As Downway Goes. S'en suit une année complète de tournée avec Diesel Boy notamment, puis pas mal de répètes avant d'enregistrer Kacknacker qui leur vaut un beau succès au Canada mais également un petit peu aux Etats Unis où 206 Records sort leur album, ainsi que le suivant Never Be Clever Again. La tournée américaine de 2000 en première partie de Good Riddance leur fait franchir un cap supplémentaire car à la clé se trouve la signature avec Sessions Records, label bien implanté au Canada. Un nouveau coup de pouce de Russ Rankin (chanteur de Good Riddance) cette fois ci derrière les manettes leur permet de sortir un Defeat Songs consistent en '01. Après une nouvelle série de tournée et le remplacement de 2 membres, les Canadiens sortent en mars '03 un Split CD avec leur potes de toujours Belvedere (qui viennent eux aussi de Calgary).

Chronique

16.5 / 20
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Hometown Advantage (split avec Belvedere) ( 2003 )

Les 2 groupes ayant commencé leur "carrière" en même temps dans la même ville et étant de proches amis, il semblait tout naturel de sortir un album commun un jour où l'autre...

Commençons donc par les 5 titres de Downway.
Les 4 garçons évoluent dans un registre punk rock (très) mélodique qui ne sera surement pas pour déplaire aux fans de Rufio par exemple.
Fort de ses morceaux qui dépassent invariablement les 3 minutes 30 (voire les 4:30), le combo démontre qu'il sait aller dénicher des mélodies efficaces et très catchy de fort belle manière sans jamais vraiment tomber dans le côté pop punk surfait et pompeux ou dans le déjà-entendu trop récurent.

Le chant clair et mélodieux est épaulé par des choeurs (et même un deuxième chant à part entière par moments) tantôt gueulés ("Forever Is The End") tantôt doucereux ("August").

En général ça va relativement assez vite ("Forever Is The End", "Under The Same Sky") même si sur "August" et "Crash" le groupe se permet des morceaux plus mid tempo qui sont selon moi un peu moins intéressants.

Downway est capable de trouver de très belles mélodies, de varier son rhytme, mais le problème de leurs compos plus 'calmes' est certainement qu'elles sont un peu mielleuses, elles manquent peut être légèrement de pêche à mon goût; mais ce n'est pas mauvais du tout et je pense que Downway est un bon groupe qui a de bons atouts pour plaire aux fans de punk rock bien mélodique à souhait.

Le seul point négatif notable pour moi en ce qui concerne ces 5 compos, c'est donc le côté légèrement plat dont font preuve certains morceaux (les mid tempo). En effet, je n'ai rien contre les morceaux longs, mais pour arriver à les soutenir, il faut je pense arriver à renouveler l'attention de l'auditeur, chose que Downway a peut être parfois du mal à faire car certains passages sont un peu longuets bien que le quartet ne se contente pas d'une simple reprise couplet/refrain...
Il faut dire que la prod' n'arrange pas vraiment les choses puisque je trouve qu'elle manque parfois de mordant et de spontanéité, offrant en définitive un son régulier, constant... et il en va un peu de même pour le chant qui sans être mauvais, se contente d'assurer tout simplement, sans vraiment mettre de l'huile sur le feu (ceci étant surtout valable pour les morceaux mid tempo je le rappelle).


(Attention, je passe en mode non objectif)...
Et puis il faut dire qu'en face il y a un sacré challenger!! Surtout au niveau de la patate "skatecoreuse" (ce qui pousse irrésistiblement à zapper les morceaux de Downway de façon quasi automatique)! Dès les premières notes qui entament ces 5 nouvelles compos de Belvedere, on sent instantanément la différence avec Downway (niveau prod' notamment). Le bouleau effectué par Brian Baker (ex Bad Religion et Minor Threat) et Steve Hangsen (ex Minor Threat) derrière les platines y est indéniablement pour quelque chose (même si ça ne fait pas tout)...

D'entrée de jeu donc, les ptits gars ne rigolent pas: intro d'une minute à coups de riffs quasi punk/hardcore, grosses guitares, batterie-marteau coincée sur le mode "accéléré", puis arrive d'un coup le chant de Steve que l'on reconnaitrait entre 1000. Le bougre a à peine eu le temps d'asséner une phrase que déjà Scott s'empresse de le reprendre en gueulant comme papa qui crie sur le fiston qui est de retour de sa première journée d'école buissonière...
La suite du morceau sera composé de riffs techniques à la fois agressifs et mélodiques, de couplets et refrains uniques de par leurs mélodies bien recherchées, d'un relent efficace...

Je pense que ça résume parfaitement et plus que jamais Belvedere: des mélodies incomparables mêlées à une pêche et une agressivité sans cesse renouvelées, auxquelles il faut rajouter la diversité des compos toujours techniques, parfois surprenantes et jamais constantes.

Steve se permet de jouer avec son chant en abordant de nouvelles expérimentations ("Paradise") alors que Scott et Jason assurent à 2 les secondes voix et choeurs gueulés.

Quant à Graham, le petit nouveau derrière les fûts, sans pour autant être aussi rapide que ces prédecesseurs, il se montre sans doute plus fin technicien.

Sur ces 5 titres, on pourra noter que Belvedere a légèrement ralentit le tempo sans pour autant délaisser les rhytmes explosifs. Je pense qu'ils privilégient plus les mélodies désormais même si vous pouvez vous rassurer, ça va toujours bien vite (et ça n'est aps prêt de s'arrêter).
Et puis autre chose, on pourra aussi remarquer que le groupe a encore évolué d'un cran, proposant quelque chose qui est toujours légèrement différent de l'album précédent, ce qui n'est pas donné à tous les groupes!
Ainsi on a droit à quelques parties de guitares claires sur rhytme rapide magnifiques sur les intros de "Seconds Away" (qui me rappelle d'ailleurs leurs compatriotes canadiens de Choke à certains moments) et de "Distress" et des choeurs façon chorale sur le même morceau; une belle intro de basse sur "Brandy Wine", les petits solos de Scott...

Bref, je pense que tout y est et qu'il sera extrêmement difficile (voire mission impossible) de détrôner Belvedere de sa place de groupe punk rock et assimilés préféré en ce qui me concerne.

Je tiens à préciser qu'il m'a fallu quelques bonnes écoutes pour assimiler les compos et depuis plus je les écoute, plus je les aime, sans jamais m'en lasser (ce qui est très rare pour moi).

Pour conclure, malgré ses 10 morceaux seulement, cet album dure 35 minutes pleines (comme un album de punk rock classique donc) et l'auditeur n'est pas lésé. La partie de Downway m'oblige à baisser la note du split même si leur performance est loin d'être mauvaise (celle de Belvedere aurait bien mériter un autre 18/20).

A écouter : Downway: Under the same sky ; Forever Is The End