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Biographie

Downset.

L'histoire de Downset. débute à la fin des années 80 sous le nom de Social Justice (début en 1987), le groupe enregistre à cette époque un album (Unity Is Strength  en 1989) et un EP (Refuse To Lose), considéré comme l'un des premiers groupes de hardcore à mêler son son à celui du hip hop. En 1992 le groupe change de nom et prend celui de Downset., en plein période de chamboulement stylistique (explosion du Grunge, sortie du premier album de Rage Against The Machine (dont Downset. / Social Justice est une des influences avouées). En 1994 sort leur premier album éponyme; la pochette annonce déjà la couleur, un dessin d'un homme baillonné par le drapeau américain, un bandeau « Lies » sur les yeux, les mains sur la tête, un hélicoptère dans le ciel) ; le groupe joue alors ce qu'on appelle « Fusion », un métal assez lourd, des rythmiques groovy, un flow hip hop et pour Downset une grosse part de hardcore. Le groupe marque son temps avec un album direct, coup de poing, source d'inspiration pour nombre de groupes même si le succès commercial n'est pas au rendez vous.
Deux ans plus tard le groupe revient avec son plus gros succès, Do You Speak A Dead Language?, toujours énervé, engagé et toujours cette fusion et ce flow inimitable. Downset. jouera alors au Ozzfest 1997. Après avoir quitté leur maison de disque (Mercury) le groupe sortira son troisième album en 2000, sur Epitath (plus habitué à des sorties punk), Check Your People.
A cette époque des rumeurs parlent d'une possible reformation de Rage Against The Machine avec Rey Oropeza au chant (qui finalement se fera avec Chris Cornell de Soundgarden).
Entre 2000 et 2004 les changements de line up chamboulent l'équilibre du groupe mais il sort en 2004 un nouvel album nommé Universal.
Après 20 ans de carrière le groupe prévoit la sortie d'un nouvel album (normalement annoncé pour 2007).

Chronique

18.5 / 20
6 commentaires (17.42/20).
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Downset ( 1994 )

Anger, premier mot prononcé sur cet album.
Anger, titre du premier morceau.
Anger, scandé comme une délivrance.
Anger pour exprimer la rage, la haine, un titre où Rey Oropeza parle de la mort de son père tué par la police de Los Angeles.
Anger, colère en français, certainement l'impression la plus tenace que laissera cet album dans votre esprit.

Downset. vient des banlieues chaudes de L.A. Et toute la violence, les injustices, les vies misérables sont dépeintes avec hargne dans ces 10 titres. Dix impacts sanglant dans la poitrine du battard engendré par la violence du hardcore, la lourdeur du métal et le flow du hip-hop. Compact et sans répit, ces titres resteront comme des perles de ce style musical en pleine gestation. Chaque titre possède un feeling incroyable et des paroles qui font peur, Anger bien entendu (LE titre de Downset. expliqué plus haut) mais aussi Ritual (sur les viols et le sexisme), My American Prayer (sur la situation américaine : racisme, intégration des minorité, clivage sociaux; le tout se finissant sur un court passage de l'hyme américain, cinglant)..
Petit extrait de My American Prayer : « Martin Luther King! Ruben Salazar! (ndc : journaliste d'origine hispanique tué lors d'une marche contre la guerre du Vietnam) Malcolm X! John F. Kenedy! Red, White and Blue is gonna  kill you! ».
Dire que Downset. est un groupe engagé est un doux euphémisme; le groupe exhorte toute sa colère, d'origine hispaniqueet vivant dans les banlieues de LA le groupe sait de quoi il parle et nous livre ici une oeuvre témoignage sans édulcorant.
Alors certes les textes de Downset. ont une importance toute particulière mais musicalement il ne faut pas occulter tout ce qui soutien ce flow oscillant entre feeling hip-hop et hurlement hardcore; les paroles restes d'ailleurs intelligibles (pour peu qu'on s'habitue a l'accent et l'argo utilisé) transformant certains couplets en hymnes fédérateurs. Le tout est porté par un son typique de ces années, une basse groove, une guitarre qui assène des riff lourd et une batterie pas vraiment impressionnante mais qui apporte ce qu'il faut au moment nécessaire. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'après 16 ans cet album reste d'actualité, de part ses propos mais aussi musicalement car finalement Downset. possède un son unique (enfin certes on pourra parler de RATM) et livre ici une oeuvre sincère et percutante.

Premier album sous le nom de Downset. et coup de maître, court, compact, violent, sans concession, rentre dedans, les adjectifs ne manque pas pour parler cet album marquant sorti un peu trop discrètement à l'époque. A redécouvrir (ou découvrir pour ceux n'ayant pas encore posé une oreille sur cet album, hérésie!).

« My word is my fire for life and love is  the sound. You got to kill me to silence me, fool. You can't  keep me down. Downset at the bottom! Freedom in a cage! »


Des titres en écoute sur leur myspace (dont Anger).

A écouter : En effet.