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Biographie

Down To Agony

Rubén - batterie
Carlos - basse
Javi - guitare
Ă?lvaro - guitare
Jorge - chant

Originaire de Saragosse (Espagne), Down To Agony se forme en 2003 sur les cendres de Anymore Than Violence avec la ferme intention de faire un crust obscur et mélodique dans la veine de Tragedy ou de His Hero Is Gone. La même année, Carlos, Iñaki, Javi, Ruben et Jorge effectuent leur premier concert à Valence. Down To Agony écume par la suite l'Aragon ainsi que le Pays Basque et entre aux studios Gancho Sonoro pour enregister son premier album, No Vida, qui connaît les pires difficultés à être édité.

En 2005, l'horizon s'obscurcit quelque peu pour Down To Agony qui doit faire face à un changement de local ainsi qu'au départ d'Iñaki. Fort heureusement, ce dernier est remplacé par Alvarro et le groupe participe au festival Etengabeko Zarata de San Sébastian.
Lors du dernier trimestre de l'annĂ©e 2006, le groupe sort Ă©galement un 7 pouces intitulĂ© Requiem Por Un Mundo Enfermo et entreprend sa première tournĂ©e europĂ©enne. Après un split rĂ©alisĂ© en compagnie de Fall Of Efrafa en 2007, Down To Agony entre dans une phase de composition active.

14.5 / 20
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El sueño de vernos caer ( 2009 )

Il en aura fallu du temps à Down To Agony pour accoucher de son deuxième album. Du temps et de l'huile de coude. El Sueño de vernos caer. L'espoir et la lumière tardent à envahir l'horizon. Pas étonnant que le verbe des aragonais soit toujours aussi ténébreux. Le chemin qui sépare du trépas n'est pas parsemé d'autres choses que de rocailles acérés, de chausse-trappes à éviter, d'abîmes dans lesquelles il est difficile de ne pas se laisser tomber. Rien n'a changé et probablement rien ne changera jamais. D'où la peur, l'angoisse qui déborde de chaque rime, la crainte d'affronter une force à laquelle on ne peut résister "Cómo podré aguantar Inmerso en este laberinto De angustiosa espera Y fuerzas desmedidas".
Down To Agony a mĂ»ri. IndĂ©niablement. LĂ  oĂą il y a quelque temps on sentait le groupe inspirĂ© mais encore fĂ©brile (Requiem por un mundo enfermo), les aragonais ont mis pas mal d'atouts de leur cĂ´tĂ©. A commencer par la production, de bonne qualitĂ© qui donne vĂ©ritablement Ă  DTA l'occasion de prendre la mesure de ses armes. El sueño de vernos caer est une vĂ©ritable bombe incendiaire Ă  laquelle il est difficile de rĂ©sister. Pour l'occasion le quintet a laissĂ© quelque peu tomber les sonoritĂ©s fiĂ©vreuses des Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents au profit d'un genre plus austère, se dĂ©marquant de ses influences galiciennes pour diriger son inspiration vers le cĂ´tĂ© plus instinctif du d-beat scandinave des Skitsystem ou Wolfbrigade. Les aragonais poussent mĂŞme le vice jusqu'Ă  effleurer le stoner-punk de Doomriders  malgrĂ© un chant pas très probant ("Monumento a los relojes rotos") .

Plus furieux donc mais aussi plus tendance. En s'orientant dans un style plus convenu, en laissant sur le bord du chemin son profil d'Ă©corchĂ©, du moins sur le plan musical, DTA prend le risque de se noyer dans une masse dont il est difficile de s'extirper. Fort heureusement ce manque se voit balancĂ© par un cĂ´tĂ© insurrectionnel donnant Ă  El sueño de vernos caer une atmosphère incandescente que l'on peut Ă©galement retrouver chez les chiliens Altercado ou Protestant. Ca compense.

Tracklist : 01. Harto, 02. Vámonos de aquí, 03. Monumento a los relojes rotos, 04. El sueño de vernos caer, 05. Dibujando imposibles, 06. La aridez del camino, 07. Nos pertenecen, 08. No será la última tormenta. 

Disponible en dl contre donation.

A Ă©couter : Harto, No serŕ la ůltima tormenta

Split w/Fall Of Efrafa ( 2007 )

Down To Agony/Fall Of Efrafa ou la rencontre entre deux des formations europĂ©ennes de modern crust les plus prometteuses. Certes, avec Ă  peine trois titres, le chat est maigre, mais c'est toujours ça en attendant des Ă©chĂ©ances plus importantes.

On avait dĂ©couvert la formation de Saragosse lors de sa dernière tournĂ©e française. Son hardcore Ă©corchĂ© et maladif empruntĂ© autant Ă  Doom et Entombed qu'Ă  His Hero Is Gone, nous avait alors proprement emballĂ©. Down To Agony nous revient avec deux titres dans la lignĂ©e de Requiem por un Mundo Enfermo, ce qui n'a rien d'Ă©tonnant "Donde Arderemos" et "Giran las Saetas" Ă©tant issus des mĂŞmes sessions d'enregistrement. Oeuvrant dans un style Ă  la fois puissant et dĂ©liĂ©, les espagnols y apparaissent toujours comprimĂ©s par l'amertume et l'angoisse d'un futur que tous les compteurs prĂ©disent comme apocalyptique.
Esprit et constat quasiment identique pour les anglais de Fall Of Efrafa mĂŞme si diffĂ©rent dans la dĂ©marche. La sortie de Owsla, premier volet du tryptique The Warren Of Snares, avait quelque peu permis d'ouvrir de nouvelles voies dans le style grâce Ă  un crust qualifiĂ© d'"Ă©pique", plus long Ă  la dĂ©tente et plus massif que les espagnols, au coeur duquel flottaient quelques effluves d'un post hardcore tĂ©nĂ©breux. Certes "No Longer Human" n'est peut-ĂŞtre pas le meilleur morceau de Fall Of Efrafa, plus classique et moins empreint de noirceur que ses prĂ©decesseurs mais, au final, il demeure assez inspirĂ© et juste dans son exĂ©cution. De quoi permettre de faire la jonction avec le deuxième volet, Elil, qui devrait voir le jour dans le courant de l'Ă©tĂ©. A noter que l'on peut retrouver "No Longer Human" sur l'Ă©dition cd de Owsla sortie il y a peu chez Halo Of Flies.

Bref un bon petit split sans prétention, certes suffisant pour combler une dent creuse, mais beaucoup moins pour satisfaire notre insatiable appétit. On va pas faire la fine bouche pour autant et on s'en contentera en se disant que le meilleur est à venir.

A Ă©couter : Giran las Saetas (Down To Agony), No Longer Human (Fall Of Efrafa)
15 / 20
1 commentaire (17/20).

Requiem Por un Mundo Enfermo ( 2006 )

Artisan talentueux de la très prolifique scène anarcho-punk ibĂ©rique aux cĂ´tĂ©s de Blöckbastards, Totälickers ou Holocaust In Your Head, Down To Agony n'en Ă©prouve pas moins les pires difficultĂ©s Ă  se faire entendre, DIY oblige. En attendant la rĂ©Ă©dition du premier album et celle du split en compagnie des british de Fall of Efrafa, retour sur Requiem Por Un Mundo Enfermo 7'' que les espagnols ont amenĂ© sous leur bras lors de leur première tournĂ©e europĂ©enne en octobre 2006.

"Arrastrado" donne le ton d'un skeud résolument tournée vers l'offensive. Affublé d'un son néanderthalien, le quintet y déploie un hardcore punk des premiers âges, aux fondations coulées dans le rusticisme de Doom et de Discharge. Pourtant très rapidement on sent une volonté de ne pas rester coincé dans cet étroit carcan. Progressivement le style se fait plus ambitieux, Down To Agony prenant la peine d'évoluer au gré de morceaux marqués par les changements de rythmes, aux structures plus complexes, pour dériver davantage vers un modern crust dans le genre de Severed Head Of State ou de Tragedy. Bien qu'omniprésente, la force brute s'y trouve enrichie de mélodies tourmentées, aux accents parfois disharmoniques, rappelant également le travail de His Hero Is Gone et contribuant à une sensation de mal-être qui va croissante ("Requiem Por Un Mundo Enfermo").
De l'artwork cafardeux à la tonalité un peu surannée (mais on ne peut plus explicite) aux textes catastrophistes, Requiem Por un Mundo Enfermo 7'' transpire un désespoir qu'aucun artifice ne parvient à tempérer ("Solo cuatro paredes, una botella en la mano y desesperacion" - "Sin Planes, Sin Esperanza, Sin Control"), nous projetant même aux portes d'un quasi-nihilisme rendu insurrectionnel par le registre screamo monocorde de Jorge.

Bref, avec ce premier jet, Down To Agony effectue la démonstration d'un potentiel des plus probants par l'intermédiaire d'un crust, certes rude et sans concession, mais dont le caractère nuancé apparaît annonciateur de choses réellement positives pour ses échéances futures.

A Ă©couter : Arrastrado, Requiem Por Un Mundo Enfermo