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Biographie

Dornenreich

Dornenreich est un combo Autrichien formé en 1996 par les frères Thomas "Valnes" Stock, et Jochen "Evíga" Stock. Rejoint par Moritz "Gilvan" Neuner, ils sortent leur premier Full-Length Nicht Um Zu Sterben sur Prophecy Productions. Ils jouent alors un Black Metal Mélodique et ambient, et enchaînent les sorties jusqu'à Her Von Welken Nächten en 2001 et Hexenwind en 2005 qui marquent une rupture musicale. Avec ces deux albums, Dornenreich s'oriente vers un Folk Metal sombre, influencé par des groupes comme Agalloch. Moritz Neuner quitte le groupe en 2001 (pour revenir en 2009) et Thomas Stock en 2005. En outre, le groupe intègre un musicien violoniste, Thomas Riesner (aka Inve) en tant que membre permanent du Line-Up. Après deux nouveaux albums et un DVD Live intitulé Nachtreisen sort Flammentriebe, en 2011, qui marque un retour vers un Black Metal plus brut, mais toujours aussi influencé par le Néo-Folk.

Chronique

13.5 / 20
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Flammenntriebe ( 2011 )

Déjà le 8e album des Autrichiens de Dornenreich. Flammentriebe marque « Un retour aux sources » comme on dit si bien, bien que le Néo-Folk très Ulver-ien fasse autant parti de la personnalité du groupe que ses influences Black. En tout cas, cet album, assez médiatisé, sonne comme un manifeste de 15 ans de carrière, comme si le groupe avait digéré toutes ses influences pour n'en garder que le meilleur. L'album de la maturité. Les espérances sont grandes.

Avec Flammenmensch, la première piste, on comprend vite de quoi sera composé ce Melting-Pot de 15 ans de carrière. Morceau de tout juste 5 minutes, qui débute sur une intro Folk-mélancolique pour embrayer sur les guitares électriques à la fois brutes, mais tout autant caressantes et mélodiques. Un morceau somme toute assez violent, mais dont on se passera facilement... Der Wunde Trieb intègre complètement le violon joué par Inve, qui fait dorénavant parti des compos au même titre que le trio guitare, basse batterie. Le tempo est plus lent, plus à l'image de l'album dans son ensemble. On découvre sur ce morceau les vraies subtilités de Flammentriebe, à commencer par la production juste parfaite : que dire du duo violon/guitare, et du son rendu si cristallin et étouffé de la batterie ! Le chanteur Eviga, est lui plus en retrait, les paroles sont dans le style brut et viril teuton, et uniquement en langue germanique. (Attention aux oreilles pour les moins germanophiles d'entre nous !)
Malheureusement, les surprises sont peu nombreuses. Et pire, la troisième piste Tief im Land est exactement du même acabit : la première partie de Flammentriebe ne convainc franchement pas beaucoup. Par chance, Wolfpuls vient relever le niveau, et de quelle manière. Ce morceau d'un peu plus de 7 minutes vient dépeindre des paysages sonores féeriques et mélancoliques de toute beauté, grâce à un violon encore une fois omniprésent et des breaks faits de guitares acoustiques enchanteresses. Une des pièces majeures de l'album. Cette deuxième partie de l'album reprennent globalement le même schéma, tantôt tribal et brut (In Allem Weben) tantôt schyzophrénique (Wandel Geschehe)...
Erst Deine Träne Löscht den Brand
vient conclure cette album de la plus belle des manières. Basé sur des accords acoustiques Folk rappelant très fort un Agalloch période The Mantle ainsi que le violon apportant chaleur et mélancolie, ce morceau a le potentiel pour vous emmener très loin.. On se prend à remuer la tête d'avant en arrière sur ces rythmes assez basiques mais ô combien beaux servis par des cymbales toujours aussi fragiles, envoûtantes et cristallines, au point que l'on se demande si elles ne sont pas faites d'un matériau différent, pour conclure sur un petit solo mélodique et doomesque.

Au final, un album assez irrégulier que ce Flammentriebe. Le très bon (Wolfpuls, Erst Deine Träne Löscht den Brand) côtoie le franchement passable ( Flammenmensch, Tief im Land). Mais un album trop hésitant, trop court, pas assez abouti, pour trôner sur le podium des meilleures sorties de 2011. A réserver au fans inconditionnels du groupe.