Biographie

Dona Confuse

Dona Confuse est originaire de Toulouse et expérimente depuis 2005 des compositions au style cinématographique, avec pour fil conducteur la trance, qu’elle provienne du krautrock, de la musique électronique ou encore de la musique du monde. Le groupe s'est bâti dans la curiosité à travers des paysages sonores éclectiques.
Sur le plan discographique, le groupe compte à son actif 4 sorties dont trois albums : Broken silver cigarette in Tristan da CunhaGhost healers' fascinating box et Elements of Cosmogony ainsi que 2 EP The Santa claus split (EP avec le groupe Blindsight) et Beyond the cosmos cover.

Coté Live, Dona confuse comptabilise des dates en France et en Espagne dont la Machine du moulin rouge, la Flèche d'or, le Bikini partageant la scène entre autre avec Death in VegasLydia Lunch, These Arms Are SnakesFranck Turner... Dona confuse c'est aussi une expérience de ciné-concert sur le film Telepolis d’Esteban Sapir et une nomination au Qwartz awards 8 en 2012.

Line-up : Romain, Vincent et Matteo.

15 / 20
1 commentaire (4/20).

Elements Of Cosmogony ( 2016 )

Toujours dans son exploration sonore et sensorielle, Dona Confuse poursuit son travail sur les teintes de rouge initié sur Beyond the Cosmos Cover. Les mélodies s’affinent encore sur les quatre nouveaux titres, sans rompre le lien amorcé avec Broken Silver Cigarette In Tristan Da Cunha : quelques sensations rappelant Radiohead et son culte Kid A.
Loin d’effectuer un rewind artistique, le trio est dans une musique plus céleste, comme si la longue montée en hauteur de « Jupiter Love » du précédent EP n’était qu’un point d’entrée sur Elements of Cosmogony. Notes éthérées s’entremêlent pour parfois se faire écho (« Invisible »), à tel point que même lorsque la partie rythmique résonne, elle n’enlève pas cette sensation de naviguer entre les étoiles, avec des titres totalement en accord : « Lunar », « Solar », « Earth » et « Invisible ».

La partie instrumentale de ces quatre morceaux est d’ailleurs toujours aussi solide, hypnotisante (« Earth »), offrant à la voix une base d’aplomb et surtout emplissant l’espace sonore à tel point que même les instants sans chant n’ont aucune difficulté à poser des ambiances Electro / Krautrock. Il est difficile de s’étendre plus sur ce disque, 50% du temps étant occupé par l’EP précédent, mais on remarquera toutefois l’écart sur le ressenti et les intentions dégagées par les deux périodes : l’une plus planante, l’autre se rapprochant d’un côté tribal qui rappelait Les Marquises mais sans pour autant rompre avec le style de Dona Confuse. Peut-être la nouveauté, mais il apparait que « Lunar » aura plus d’effet que « Darken », résonnant en boucle dans le canal auditif d’une manière plus intense.

Il n’y a qu’un regret que je pourrais formuler à Dona Confuse : celui de ne pas aller plus en avant dans sa mixité des arts ; La musique est ici parfaite pour s’adapter spontanément à une suite d’images et que le seul moyen d’en profiter pleinement, à mon sens, est actuellement de se laisser porter, le casque sur les oreilles, par une nuit d’été.

A écouter : Lunar
14.5 / 20
0 commentaire

Beyond the Cosmos Cover ( 2014 )

Dona Confuse fut juste un nom sur un papier pendant quelques brefs instants. Le temps d’initier la lecture de « Jupiter Love », mêlant Electro, Krautrock et Indie, pour se retrouver happé par l’univers de Beyond the Cosmos Cover. Ainsi, c’est au travers de ce 4 titres que les Toulousains se dévoilent dans un registre riche d’influences, de voyages et de découvertes.
Parce qu’il mêle des boucles entêtantes, Dona Confuse prend des airs de Deschamps. Moins abrasif, le combo se prend pourtant au jeu de ces titres élevés à 10 000 lieux au-dessus de nous, sonorités spatiales qui s’assimilent à un Health fatigué (« Ark »).
Des rythmes tribaux de « Darken » à ce sentiment d’élévation de « Jupiter Love », Dona Confuse diffuse ses parties vocales dans une base rythmique toujours en évolution, même si celle-ci se révèle parfois lente (« Darken »). Avec de solides appuis electro-synthétiques et une jeu de batterie discret, Beyond the Cosmos Cover n’évoque pas que certains traits de Zombie Zombie, sans essayer de s’inspirer d’Etienne Jaumet, mais possède cette même base Krautrock .
Dona Confuse porte, aux premières apparences, assez mal son nom : tout est millimétré, calculé (« Cosmos Edges ») mais ne manque pas de chaleur (les nappes sonores de « Ark »). Certes, il faudra se laisser porter et assimiler par les compos, mais Beyond the Cosmos Cover se révèle être plus une expérience de transe qu’un simple disque. Il aurait peut être gagné à s’étaler encore plus dans le temps, laisser encore durer les plages pour en augmenter l’intensité et l’effet, mais le choix artistique permet aussi d’éviter l’overdose.

Dona Confuse est à classer dans ces projets qui se font point de jonction entre différents styles pas forcément des plus proches en terme de sonorités. Pour autant, Beyond the cosmos cover met des sons sur un titre,

A écouter : Jupiter Love

Broken Silver Cigarette In Tristan Da Cunha ( 2007 )

Avec ce premier effort, les Toulousains de Dona Confuse se positionnent dans une approche qui n’est pas étrangère à celle déjà opérée par Moonman sur Necessary Alibis. Une musique aussi diversifiée que déconcertante, et qui mise également beaucoup sur l’éclectisme.

Et dès l’ouverture, "Sandy Point", les points de comparaison s’enrichissent de deux nouveaux éléments, l’un tout d’abord avec feu-Engine Down, pour ce rock empli de troubles et d’inquiétudes, l’autre avec les Lillois de Tang pour ces déferlantes ac(cél)érées qui viennent pulvériser une mélancolie latente. Puis l’angoisse prend davantage le pas avec "Velocity" et ses débuts  à la fois sombre et orageux, illuminés cependant par la voix cristalline d’un Romain plein d’assurance, qui n’est pas sans rappeler un certain Jeff Buckley. Passées ces deux premières pistes, Dona Confuse s’enfonce plus encore dans l’expérimentation, jouant d’effets, d’instruments, de rythmiques différents et qui les rapprocheront tout autant d’ambiances par moments quasi-dronesque, que d’une pièce-maîtresse telle que Kid A de Radiohead. Et finalement, le ressenti à l’écoute de ce Broken Silver Cigarette In Tristan Da Cunha se révèle similaire à celle d’un score de film pour ce cheminement à travers de multiples ambiances et sentiments; d’ailleurs quelques notes de "Clouds Draw Figures" évoqueront sûrement chez certains celui de cette série, actuellement très en vogue, qu’est Heroes.

Mais si, de lecture, DC semble avoir définitivement tourné le dos à son passé, dans les faits, il n’en est rien. Certaines pistes telles "Camomille", "Luminosa", "Linear Caravel" et la sublime (ndlr : vraiment) "Surprise et Muette", conservent la rage, l’oppression et la violence si chères aux formations suivant les traces de Cult Of Luna.

A ce stade, ces musiciens originaires de la ville rose signent une œuvre aboutie, appréciable par les inconditionnels des projets de Moreno (Deftones, Team Sleep), à la croisée des cinquième et septième Arts. Néanmoins la production demeure perfectible, et le tout pèche peut-être par excès de gourmandise (cf. les 20 minutes de la dernière piste qui font basculer la durée de l’album de 50 à 70 minutes).

Ecouter sur MySpace.
Album en vente sur le shop de Lacrymal Records :
500copies
Special hand-made packaging with band's poster.
50 limited run

A écouter : "Surprise et Muette"; "Camomille"; "Clouds Draw Figures"; "Sandy Point"