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Biographie

Doctor Livingstone

Groupe au line-up instable dont certains des membres ont joué dans Illegal Process, MoshpitPanzeflower ou Stony Broke et au parcours en pointillés, Doctor Livingstone existe depuis déjà une dizaine d'années et trace sa route dans des paysages Hardcore croqués par Hiretsukan ou Converge. Après un premier EP en 2005 sur From Dusk Records, le combo sort un premier album au titre à rallonge, qualifiant leur sens de l'humour un peu particulier. En 2008, Doctor Livingstone récidive avec Notes Du Paradis et défend leur nouveau disque sur scène en 2009.

Doctor Livingstone trouve son équilibre en 2012, cristallisé autour de Reverend Prick (Claviers, Chant - SektemtumZoldier Noiz), Six (Batterie, Chant - Arkhon InfaustusCrystaliumSektemtum), Meyhna’ch (Chant - MutiilationSektemtum, Hell Militia), PLCD (Guitare, Basse, Chant - Sektemtum) et Azat (Chant - Alien Deviant Circus). Osmose Productions signe alors le groupe et prépare la sortie de leur nouvel album, Contemptus Saeculi, pour février 2014. Celui-ci dévoile des aspirations renouvelées et des influences encore plus larges brassant Black Metal, Punk, Hardcore et Rock'n Roll avec facilité.

16.5 / 20
2 commentaires (15.25/20).
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Contemptus Saeculi ( 2014 )

"Beau comme la rétractilité des serres des oiseaux rapaces ; ou encore, comme l'incertitude des mouvements musculaires dans les plaies des parties molles de la région cervicale postérieure ; ou plutôt, comme ce piège à rats perpétuel, toujours retendu par l'animal pris, qui peut prendre seul des rongeurs indéfiniment, et fonctionner même caché sous la paille ; et surtout, comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie".

Isidore Ducasse n'est plus. Mais son héritage est bel et bien vivant.

Après avoir de longues années traîné ses guêtres vers un Hardcore chaotique stéroïdé aux accents Convergiens, tout en affichant déjà un certain goût pour la dérision et le jusqu'au boutisme (« tout est chiant, tout est nul » qu'y disaient...), le Docteur Livingstone revient en nous faisant part de ses amitiés et des chemins parcourus aux côtés d'Arkhon Infaustus, MayhemZoldier Noiz et Alien Deviant Circus entre autres.

Au risque de tomber un énième fois dans l'écueil des genres et sous – sous – sous genres et dérivés, on se risquera à affirmer pour baliser un peu la route que cet album propose un grand huit émotionnel assez hallucinant, piochant dans l'énergie du Hardcore, la frénésie du Black Metal, la quiétude du Post-Rock, et la grandiloquence de la musique baroque.

L'efficacité n'est pas pour autant laissée de côté, l'album comptant également son lot de refrains catchy et de mélodies qui restent soudés dans le cortex : le juste équilibre entre l'excès et la justesse. Ceci accompagné gratuitement de crises de folie, de délires, l'ensemble étant couvert d'une aura religieuse, rituelle, dévouée.

A l'image du clip bluffant qui nous est offert pour Le, l'album donne à un niveau d'intensité pour le moins élevé dans le burlesque, l'excès, le délirant, le marrant, le méchant, le sensible. Démarrant dans le recueillement messianique, et s'achevant dans une avalanche de blasts et de chœurs classiques, tandis que le décor s'écroule dans un spectacle grotesque, tragique, délirant, et beau.

Néron jouant de la lyre pendant que Rome brûle.

« Doctor livingstone I presume ? »

Merde alors...

14 / 20
2 commentaires (16/20).

Notes Du Paradis ( 2008 )

D'une traite ! Notes Du Paradis est un album qui ne s'ingurgite pas autrement. Tu vas au bout ou tu dégueules avant. Doctor Livingstone c'est du concentré, épileptique et sans concession, de la mousse jusqu'au culot. Leur came, agressive et acide, est inoculée de force. Et ça va vite, très vite. Pas le temps de s'accoutumer ni de s'ennuyer sur les premières injections. Chaque morceau est un wagon nourri de foudre. Le tout, un train à grande vitesse qu'il faut encaisser de face. Adepte du larsen persiflant, de la chute en avant sans filet de sécurité, Doctor Livingstone évite l'écueil du brouillon par le maintien en vie d'une flamme sauvage résolument rock'n roll qui saura régulièrement trouver la faille dans les nerfs ankylosés de ton bassin. Leur hystérie, à la fois féline et décadente, renvoie à un improbable croisement entre Converge et An Albatross.

Mis à part les relents stoner de "La Passion Pour Le Rabâchement", le combo ne s'écarte à aucun moment de sa ligne de conduite initiale. Le clou s'enfonce à grands coups de phrasés monocordes rabâchés avec insistance. C'est bien cette approche, mono-maniaque et itérative, qui fait tout l'intérêt ou le désintérêt de Doctor Livingstone, car au fil des écoutes, se dévoilent quelques bavardages superflus dont l'amputation aurait pu faire déboucher l'ensemble vers des morceaux encore plus intenses (?). Sur scène, ou l'assiste rythmique, ici un peu en retrait, doit gagner en présence, Doctor Livingstone devrait pour sûr faire son effet. La confirmation ne se fera que très peu attendre puisqu'une tournée est déjà prévue sur les premiers pas de l'année 2009.

A écouter : si tu aimes une des tracks de leur MySpace