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Biographie

Discrvst

Né en 2018 à Montréal, Discrvst est composé de Felix Leclerc à la basse et de deux ex Korpius : Julien Veyan à la batterie et Philippe D'Astous au chant et à la guitare.
Leur premier album, intitulé MMXVIII, sort quelques mois après leur formation. Celui-ci propose un mélange de Hardcore, de Doom et de Sludge que le groupe qualifie de "Grimcrust".




Chronique

MMXVIII ( 2018 )

Discrvst fait partie de ces jeunes formations à la biographie trop fine pour qu’on puisse en exploiter les faits saillants et habilement garnir le paragraphe introductif d’une chronique. Notons quand même que les montréalais semblent faire preuve d’un fort pragmatisme : composé de six morceaux numérotés de I à VI, l'album porte comme nom l’année de sa sortie qui, coup double, est également celle de la formation du groupe.

A la lecture du nom Discrvst, le réflexe naturel est de s’attarder sur le « crvst » qui laisse à penser que « tout est dans le titre ». C’est en fait au préfixe qu’il faut s’intéresser (petit rappel de français : dis- exprime la séparation, la différence, la cessation ou le défaut) car en effet, bien que les canadiens qualifient leur style de Grimcrust, on évolue plutôt entre du Hardcore et le fameux « Post-Doom-Sludge » affiché par tant de formations (avec Blackened-… et Post-Black, on doit là tenir une bonne partie du podium des tags les plus utilisés). 

A l’image des cinq fruits et légumes par jour recommandés, les six morceaux de MMXVIII fournissent leur dose de pilonnage en règle. S’ils ne constituent pas exactement des balades tranquilles, la grande majorité des morceaux évoluent dans un registre plutôt lent, préférant un écrasant travail de sape pachydermique à un matraquage nerveux (à l’exception notable de IV qui, jusqu’au break assassin, lâche les chevaux). Deux impressions dominent à l’écoute de MMXVIII : celle d’être prise au piège dans un violent ressac et celle d’être cerné par un prédateur qui, certain de sa force, tourne autour de sa proie, s’amuse avec elle. I et illustrent parfaitement ce second propos avec leurs lignes de basse indolentes et vrombissantes et leurs guitares languissantes. Dans les deux cas prédomine l’impression d’un mouvement circulaire habillé par un chant qui vient nous jeter à la figure des vociférations flegmatiques contenant en elles, cela n'est pas à prendre de façon négative, une forme de dédain. Dans un style différent, ce phrasé peut rappeler celui de Roget Miret, le frontman d’Agnostic Front. On ne ressent par contre ni haine ni violence ni malaise ni tristesse dans ces hurlements.

Avec ses six morceaux pour une petite demi-heure, MMXVIII ne laisse pas l’opportunité de s’ennuyer, loin de là. Il comporte cependant une légère forme de monotonie et de répétition des structures qui n’est pas pour autant rédhibitoire et certainement dû à la jeunesse du groupe qui, faut-il le rappeler, est toujours dans sa première année. On souhaite le meilleur à Discrvst, à commencer par signer sur un label !

MMXVIII est disponible en téléchargement gratuit sur bandcamp.

Discrvst

Style : Post-Doom-Sludge
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Origine : Canada
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