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Biographie

Direwolves

Originaire de Lorient, Direwolves mixe Hardcore, Crust et Screamo. Après une première démo MMXI en 2011, le EP Me From Myself, To Banish est annoncé chez Throatruiner Records pour Octobre 2012. Enregistré par Amaury Sauvé à La Senelle, on parle alors d'un mélange entre Alpinist, Killing The Dream et Lewd Acts. Quelques mois plus tard, toujours sur le même label, Direwolves annonce Aegri Somnia, son premier LP. Celui-ci sort courant avril 2014.

14.5 / 20
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Aegri Somnia ( 2014 )

J’avais déjà dit beaucoup de bien de Me From Myself, to Banish : Le groupe avait su capter l’attention au travers d’un EP porté par Throatruiner, dealer de bon gout. Aegri Somnia, premier LP du combo, s’annonce donc dans cette lignée ou je citais précédemment Disfear, Birds in Row, … Pas de grosse surprise à première vue donc, ce nouvel album n’annoncera pas de changement de cap de dernière minute, mais bien une suite logique à l’opus précédent.
Derrière un latinisme évident (Aegri Somnia peut se traduire en Les Rêves d’un homme malade), le quintet a décidé d’aller à l’essentiel : onze titres pour une durée moyenne de deux minutes. Direwolves sera direct ou ne sera pas. Viscéral et couvert de sueur, le combo s’efforce à reproduire l’effet de Me From Myself, to Banish. S’emporter de manière continue dans ces effluves de passion (« Keep it Clear » et « Endless Tragedies ») n’est pourtant pas chose la plus aisée, mais Direwolves y arrive sans mal (« The Blindless that Keeps You Warm »). Pourtant, on pourra parfois avoir envie d’un son un peu plus sale, plus crasseux (« Holy Treason ») sans pour autant perdre en impact (le Daggers sorti en même temps reflète ce que l’on aurait pu attendre en terme de ressenti). C’est d’ailleurs ce qui peut légèrement ralentir les écoutes de Aegri Somnia, là ou Calvaiire ou Daggers (si l’on cite des artistes du même label en référence) peuvent faire l’effet inverse.

Aegri Somnia montre donc que Direwolves sait, au format court comme long (même si une vingtaine de minutes ne sont pas foncièrement plus délicates à apprécier que 16 minutes), tenir le choc. Comme d’habitude chez Throatruiner, on ne peut pas être déçu de l’objet (graphiquement et musicalement) et l'envie d'y retourner régulièrement est bien présente.

A écouter : The Blindless that Keeps You Warm
15 / 20
2 commentaires (16.5/20).

Me From Myself, to Banish ( 2012 )

Ben tiens, encore une sortie chez Throatruiner ! Avec ses offres de la rentrée (Bone Dance, Ken Mode et le split Plebeian Grandstand / Cortez), le label met les petits plats dans les grands. Très discret avant ce Me From Myself, To Banish, Direwolves reste dans les sentiers déjà maitrisés par Throatruiner avec ses compères de Birds In Row.
Et il faut 16 petites minutes aux Lorientais pour dévoiler leurs secrets. A grands coups de Rockin' Hardcore, le quintet fournit, comme son grand frère, un son très américain. Le rapport entre les deux combos peut sembler facile mais dès les premières notes de "Growling Defeat", les affinités se dévoilent. Ce chant éraillé, emporté, avec un riffing granuleux, ça fait mouche quasiment à chaque fois. Le joli papier parle de Killing The Dream, Alpinist ou Lewd Acts : les noms forniquent, avec toute la plus belle poésie que l'on peut imaginer.
Pourquoi "quasiment à chaque fois" ? Parce que d'autres sont déjà passés par là. Disfear, Birds in Row, Lewd Acts justement… Là, c'est aussi la passion ("Dialogue Of No Light") qui tire l'ensemble vers l'avant. Et un petit quelque chose qui permet aux six itres de tenir la route et d'y revenir. C'est efficace, rentre-dedans, un brin sombre et entraînant.

Avec ce 12", Direwolves s'inscrit dans le girond de Birds In Row. Il ne reste qu'à espérer que le combo rencontre le même succès dans les mois à venir, tout en maintenant cette direction musicale, même si on se doute que cela semble bien parti pour.

A écouter : Dialogue Of No Light