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Biographie

Diocletian

Avec des membres et ex-membres de Black WitcheryVassaforAmputator ou Perdition Temple, on se doute bien que Diocletian ne va pas définir sa carrière comme subtile. Le groupe se forme en 2004 à Auckland et prend le nom du dernier empereur romain à avoir persécuté des chrétiens. On peut donc dire que le ton est donné, un élément qui se vérifie avec les premières sorties du groupe, quelques EP éparts, mais aussi le premier album, Doom Cult, qui sort en 2009 chez Invictus Productions. 
Le groupe enchaîne rapidement avec War of All Against All en 2010, toujours sur le même label. Après une petite pose, certe ponctuée par la sortie d'un Ep, d'une compilation et d'un split, Diocletian revient en 2014 avec Gesundrian chez le label français Osmose Productions. 

Chronique

Doom Cult ( 2009 )

La Nouvelle Zélande est un pays magnifique, ce n'est pas Peter Jackson qui dira le contraire. Ce pays, peuplé d'une faune luxuriante et unique au monde, est également connu pour avoir mis au monde un bon petit paquet de groupes tous plus violents que les autres, dont celui qui va nous intéresser aujourd'hui : Diocletian

Car oui le groupe qui nous intéresse aujourd'hui est à n'en point douter une forme de vie que l'on aura le plus grand mal à classer dans la catégorie des herbivores. Et s'il ne faut pas juger un animal à son apparence il y a peu de chance qu'en ayant pour titre Doom Cult ce disque ne vous apporte subtilité et volupté. En réalité, c'est tout le contraire : accrochez vous à ce que vous pouvez et en avant pour neuf titres de War Metal dans la veine de ConquerorBlasphemyAxis of Advance et consorts. La production est, comme il est de coutume dans le genre, assez caverneuse mais de toute façon même si elle était propre sur elle (trahison!) cela n'aurait absolument aucun intérêt. En plein milieu du désert aride australien, ne vous attendez pas à trouver un oasis avec quelques petites mélodies bien gentilles ou bien tout simplement des temps morts. Non, quand on ralentit c'est pour enfoncer la tête dans le sable de son voisin pour moins l'entendre gémir. Mis en musique cela donne du quelque chose de très proche d'Incantation. Et quand on accélère ? Et bien on retrouve le terrain du War Metal basique mais avec une emphase sur les riffs lorsqu'on compare tout cela aux camarades des tribus canadiennes. En somme Diocletian a probablement beaucoup écouté Sarcofago comme devrait le faire toute personne de bon goût.

Mais au final pourquoi donc écouter Doom Cult -prononcez DOOM CULT pour un effet plus totalitaire- plutôt qu'un autre groupe ? Et bien parce que malgré sa violence grasse et sa saleté un peu répugnante, le groupe compose de vrais morceaux et est une porte d'entrée très satisfaisante vers le monde du War Metal. Et quand on a un tant soit peu envie de se confronter aux extrêmes musicaux et bien il faut aller voir de ce côté histoire de constater que oui, on peut faire encore plus basique -et donc jouissif- que le Grindcore.  

A écouter : En faisant la guerre.