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Biographie

Despised Icon

Le groupe se forme au cours de l'année 2002 à Montréal, au Québec, autour de membres de NeuraxisNecrotic MutationNihilistic Mass Refractors et Apostasy.  Avec son détonnant mélange entre Death Metal, Grind et Hardcore, Despised icon est aujourd’hui considéré comme l’un des pionniers du mouvement Deathcore.

Rapidement, le combo enregistre et sort un premier album intitulé Consumed By Your Poison. La vocaliste de l’époque, Marie-Hélène Landry (Vociferation), se voit quitter les rangs, et c’est Alexandre Erian, alors batteur, qui décide de prendre le micro afin d’accompagner Steve Marois, second chanteur de la formation.

Vient ensuite un deal avec le label Century Media et la sortie de The Healing Process en 2005. Avec cet opus, Despised Icon augmente sa renommée et deviendra vraiment international suite à la sortie de The Ills of Modern Man en 2007.


Le groupe enregistre un quatrième album studio en 2009, Day of Mourning, puis viendra la séparation, Despised Icon laisse tout un même un héritage conséquent dans le Deathcore, ils sont considérés comme l'un des meilleurs groupes du style. Coup de théâtre en 2014, les Canadiens annoncent une reformation temporaire, ils sillonneront une partie de l'Amérique du Nord et de l'Europe pour le plus grand bonheur de fans. 

16 / 20
2 commentaires (16/20).

Beast ( 2016 )

Dans le genre surprise venue de nulle part, la reformation de Despised Icon en 2014 en était une belle. Au départ, c’était simplement pour quelques dates, puis de fil en aiguille, le plaisir et l’envie se sont installés de nouveau et le combo canadien nous fait l’immense joie d’un nouvel album : Beast. Considérés comme les pontes du mouvement Deathcore avant leur split, on s'imagine mal que le groupe ait pu perdre de sa superbe pendant le hiatus qu'il s’est octroyé, mais nous ne sommes jamais à l’abri d’une surprise, qui pour le coup, serait bien mauvaise.  

Entre 2002 et 2010, Despised Icon a marqué de son empreinte un style, un mouvement, une scène complète. Les Canadiens régnaient en patrons sur le Deathcore, enchaînant les albums et les épuisantes tournées. Là où ils passaient, les murs tremblaient, les oreilles sifflaient et les pits explosaient. Six années plus tard, pas grand chose n’a changé : sur les planches ça défouraille et sur disque ça démonte sèchement. Beast, c’est dix titres, 30 minutes de Deathcore carré, violent, bourré de testostérone. Si l’influence du Hardcore est bien entendu présente avec des riffs lourds et des breaks écrasants (The Aftermath, Inner Demons), on sent clairement les racines Death Metal remontées à la surface. Bad Vibes est d’une violence inouïe, les blasts nombreux et le titre est même ponctué d’un passage très Slam, tout comme Time Bomb avec des "gruiks" ultra profond. Grind Forever n’est pas en reste, le duo de vocaliste se répartissant parfaitement la besogne et quand il est à l'unisson apporte un impact singulier, les deux styles se mariant à la perfection. Hormis un court interlude avec Dedicated To ExtinctionBeast n'aura de cesse d’appuyer là où ça fait mal. One Last Martini et le morceau éponyme ne pourront pas contredire ces propos, le premier faisant une nouvelle fois la part belle à un style plus Hardcore dans son approche, le second mettant le Death Metal ultra puissant à l’honneur avec une rythmique assommante. On soulignera également l’excellent Drapeau Noir, dont le chant en français ne dénote pas du reste : ce n'est pas la première fois que les Canadiens utilisent la langue de Molière et une fois encore, c'est un succès. Pour sûr, Despised Icon ne se réinvente pas et ne révolutionne pas non plus un style qui est toujours sous le feu des critiques. On lui reproche souvent un manque d'originalité, d'abuser inlassablement des mêmes schémas, voire de partager la même banque de riffs. Ce qui n’est pas totalement faux, le Deathcore dans son ensemble tourne en rond, c’est aussi probablement ça qui confère à Beast une si grande crédibilité.

Quelque part entre le Hardcore de souche et le Death Metal brutal, Despised Icon réussit son retour, et de fort belle manière. Beast c’est du solide, de l’expérimenté, du costaud du début à la fin. C’est une certitude définitive : dans le Deathcore il y a Despised Icon et les autres.

16 / 20
6 commentaires (15.08/20).
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Day of Mourning ( 2009 )

Despised Icon fait du metal brutal et modern, à la croisée du death et du hardcore. Pourtant, j’ai toujours eu du mal à catégoriser l’icône méprisée comme un groupe de deathcore, tant cette étiquette est aujourd’hui galvaudée. Mais désignez-les comme vous le voudrez, n’a d’importance que la musique elle-même et à ce niveau, les québécois viennent de nous pondre la meilleure galette du genre cette année !

DI n’a pas perdu la main et continue sur sa lancée. Ça tombe bien, avec les groupes de cette trempe on ne s’attend pas spécialement à de grande mutation. DI produit de la baston, et grimpe d’un échelon en matière de technique et de production.
Effectivement, la première chose qui saute aux oreilles est la production démesurée! Servant des riffs chirurgicaux, elle pose une atmosphère très mécanique, parfois trop (Day of Mourning), et vient quand même ajouter un peu de gras ici et là, montrant bien que l’aspect clinique qui peut ressortir est volontaire et parfaitement assumé. D’ailleurs, la batterie déshumanisée et dopée aux amphétamines, sert cet aspect machine de guerre possédée. Evidemment les hermétiques aux triggs pinailleront sur l’intégrité des musiciens mais n’empêche que le tentaculaire Alex Pelletier martyrise ses fûts de manière spectaculaire. 

Despised Icon est touche à tout et va récolter les meilleurs ingrédients de chaque style dont on soupçonne les influences. Ça vire au brutal death, pour rebondir sur une part typée hardcore puis déboucher un solo ultra mélodique. Toute une armada de riffs, de blasts et de moshparts de premiers choix venant vous mitrailler la face afin de vous maintenir aux aguets tout au long de l’écoute !

Les incontournables breakdowns, toujours placés à des endroits stratégiques, tombent massivement et vous cassent littéralement en deux. Bien mieux amenés que dans n’importe quel groupe de deathcore générique ils sont souvent doublés de hurlements et d’arpèges dissonants venant titiller la zone la plus impulsive de votre cerveau…! Veillez à bien protéger vos dents aux prochains concerts !

Le groupe l’avait annoncé bien avant la sortie de l’opus, et c’est avec sourire que l’on appréhende les deux premiers titres du groupe chantés en français (Les Temps Changent et Entre le Bien et le Mal). Il suffit d’un coup d’œil au livret pour se rendre compte du cliché des paroles et pourtant, cette prose une fois vociférée par les deux dinosaures vocalistes prend une toute autre ampleur et n‘a absolument rien de ridicule (ce qui est rare dans les groupes de metal qui s’exprime avec la langue de Molière). Bien entendu, le style veut que la compréhension du texte se fasse laborieuse mais pas infaisable grâce au livret…
Cette dualité entre les deux chanteurs fait toujours partie des gimmicks incontournables de nos québécois et est toujours exploitée de manière aussi fouillée et astucieuse. D’ailleurs, au désarrois de certains, on peut noter la suppression totale des pig squeals (ou « gruik gruik de truie » en français)!

Au bout de trente-cinq minutes seulement, l’album se clôture par une piste post-hardcore à la sauce DI, surprenant et pourtant très à l’aise dans cet essai. Une outro collant bien à l’univers de ce Day of Mourning.

Un album haineux et maladif, ou la technique irréprochable sonne comme un rouage immense animant une machine à tuer des plus infernale. Despised Icon est un mastodonte d’acier dont la mécanique, aussi massive que complexe, vous écrasera de toute sa lourdeur ! Dans ta yeule !

A écouter : Les Temps Changent, Eulogy, Entre le Bien et le Mal...