Biographie

Demersal

Demersal est un combo de Screamo / Hardcore, basé à Copenhague et Odense ( Danemark). Après un premier EP To mend a yellow wound en 2017, le groupe enchaîne avec Less (2020), un split avec Regarding Ambiguity et un nouvel EP Death Routines en septembre 2021.

15.5 / 20
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Demersal ( 2024 )

Sur les premières secondes, j’ai cru me lancer sur un album acoustique d’Opeth : guitare sèche, chant clair, … Cela aura duré moins de 30 secondes, et puis on virevolte sur un Screamo assourdissant. On avait en mémoire, pour certains et certaines, un plutôt réussi Death Routines que les Danois avaient livré en 2021.

On passe pour cette occasion le cap des douze titres, avec l’incursion plus poussée de passages que l’on pourrait qualifier de Post, sans compter les petites subtilités supplémentaires (la fin Electro du dernier morceau, l’ajout assez complet d’autres instruments tels le piano, trompette, flute, etc …) et les choeurs (« Som et Barn Mod Dit Bryst » ou « Lys I Natten », parfait pour les sing-along).

Il n’en reste qu’au-delà du Screamo que l’on entend en façade, on retrouve quelques sensations complémentaires : le gros côté Hardcore de « Something » par exemple, qui possède quand même la mélancolie de Mihai Edrisch dans ses guitares, l’électro de fin ou le côté Post / accalmie déjà évoqué plus haut.
On retiendra aisément certains titres (« Something », « Kunsten At Sla Tiden Ihjel » ou encore « Androide Identiteter ») au fil des écoutes. Non pas qu’ils soient au-dessus du reste qualitativement parlant, mais parce qu’ils sont suffisamment riches en termes de sonorités pour faire que l’on revienne très souvent sur cet éponyme, sans se lasser le moins du monde.

Si on pouvait à un moment absorber le flux de sorties du genre de qualité, ce serait bien. Mais au global, le rythme ne semble pas se calmer, grand bien nous fasse, ce qui fait qu’un opus peut passer malencontreusement à la trappe. Espérons que ce ne soit pas le cas pour ce nouveau Demersal.

15.5 / 20
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Death Routines ( 2021 )

Oh, que j’aime ce Demersal !
Il a surgi, sans prévenir, brillant de mille feux sous un simple patronyme, Death Routines.
De folie, de l’entrain, il est ici question. D’un simple disque de cinq titres, d’un ensemble d’à peine douze minutes. Du Screamo à l’état brut. Le combo hurle, chante, s’envole et ne baisse pas sa garde, celle qui en prend la position sur « The Roots Have Grown Too Strong Here », parfois dans une folle cavalcade sur la partie rythmique.

Death Routines, c’est l’angoisse de l’habitude et de la récurrence. Dans un premier temps dans la musique, tant le combo ne prend jamais le temps de se poser et répéter les mêmes passages, même sur « Worry » qui culmine de ses quatre minutes. A peine le temps d’ingérer un riff qu’il se fait remplacer par un autre, à la manière de Senza, parfois carrément étouffer (« To Decorate The End » et son dernier tiers) tandis que les lignes vocales semblent pressées de sortir, alliant parfois la fougue et la maladresse (quelques passages du premier morceau).
Dans un second temps, c’est également dans les paroles (« Waking Up Into a Fever Dream ») que le groupe veut lutter contre cette effroyable routine quotidienne. Ce mouvement incessant qui angoisse, telle la pendule dont le tic-tac régulier résonne le dimanche après-midi, Demersal semble vouloir le rejeter : « The roots have grown too strong here / So no one ever leaves / And whenever I call out / Echoes return ». Fuir, mais se retrouver acculé par la monotonie. Partir, mourir ou simplement tout quitter, mais essayer de le faire sans regrets « The last thing I need is you to worry ».
Malgré cela, et sans se dire que le Screamo / Hardcore était l’essence même de DemersalDeath Routines tend vers le Postcore.
Il s’est posé, sur son dernier tiers, pour une musique pachydermique. L’envie d’être embrassé par la chape qui tombe sur l’ensemble par ces « Just don’t Worry ».

Il aura suffit de « Suffer for Each Other » pour me laisser emporter par la houle.
Oh, que j’aime ce Demersal !