Mercredi 27 novembre 2019

Ca y est l'affiche du Hellfest 2020 est enfin là ! En image ici ou on la voilà en textuel :

Vendredi :
Mainstage 1 : Deftones, Incubus, Un groupe non annoncé, LeprousEgo Kill Talent, SoenFrog Leap
Mainstage 2 : Volbeat, The Offspring, Un groupe non annoncé, Frank Carter And The Rattlesnakes, The Inspector CluzoGhostmane, Danko JonesThe WildheartsLaura Cox
Altar : Obituary, Death DTA, At The Gates, Entombed A.D.Grave, UnleashedCadaver, Necrowretch, Tremplin Voice Of Hell,
Temple : Mayhem, Abbath, Rotting Christ, Primordial, The Great Old Ones, SethMephorash, Numen, Tremplin Voice Of Hell
Valley : Electric Wizard, Baroness, OM, Witchcraft, Black Mountain, Elder, ASG, Greenleaf, Ecstatic Vision
War Zone : Body Count, Suicidal TendenciesPowerflo, Youth Of TodayDog Eat DogSlapshotJesus PieceHigher PowerIn Other Climes

Samedi :
Mainstage 1 : Faith No More, Infectious GroovesAlter Bridge, Un groupe non annoncé, Heaven Shall Burn, Thy Art Is MurderCrystal LakeFire From The Gods
Mainstage 2 : Deep Purple, Airbourne, Steel Panther, Alestorm, The DarknessLast In LineL7The Dead DaisiesGalactic Empire
Altar : Sepultura, Sacred ReichFlotsam And JetsamExciter, LoudblastXentrixRectal SmegmaBrutal SphincterKarras
Temple : WardrunaThe Hu, Ensiferum, Taake, Kampfar, EinherjerHelheimAkatrumArtús
Valley : Envy, MonoJohn Garcia And The Band Of Gold, High On Fire, Pelican, Me And That ManThe PicturebooksDuel, Point Mort
War Zone : Social Distortion, Anti Flag, Agnostic FrontReverend Horton HeatThe Toy DollsFrustation, Guerilla PoubelleLion's LawGrade 2

Dimanche :
Mainstage 1 : System Of A Down, Korn, Maximum The HormoneBaby Metal, Jinjer, Lacuna CoilKontrustDeadly Apples
Mainstage 2 : Judas Priest, Running Wild, DownMichael Schenker, Doro, Sortilège, Delain, Battle BeastTempt
Altar : Devin Townsend, Meshuggah, The Black Dahlia Murder, Periphery, Dying Fetus, Misery IndexIngestedDyscarnateExocrine
Temple : Watain, AlcestBelzebubsBorknagar, Gaahls Wyrd, Regarde Les Hommes Tomber, Numenorean, Penitence OniriqueDeliverance
Valley : Killing Joke, Perturbator, Life Of Agony3Teeth, Hangman's ChairTwin Temple, Inter Arma, Lysistrata, Abrahma
War Zone : Walls Of Jericho, August Burns RedWhile She Sleeps, LionheartRotting OutMoscow Death BrigadeLandmvrksWolfpack


Le festival est déjà complet pour les pass 3 jours, restera les pass journalier (dont la date d'achat n'est pas encore annoncée).
Alors ?

Mercredi 13 novembre 2019

Le Graspop Metal Meeting a annoncé 74 groupes pour son édition 2020 (les 18-19 et 20 juin en Belgique), pour info on retrouve souvent une bonne partie de l'affiche au Hellfest : August Burns Red, Alcest, Airbourne, AlestormAlter Bridge, Amorphis, Anti Flag, AnathemaBaby Metal, Battle BeastBeyond The Black, Body Count, Boston ManorBury Tomorrow, Chelsea GrinCreeper, Deep PurpleDeeznuts, DeftonesDog Eat Dog, Down, Dying FetusDream State, Enter ShikariExciterForeignerFields Of The Nephilim, Heaven Shall Burn, High On Fire, In Extremo, Kadavar, Killswitch Engage, Killing Joke, Korn, Lagwagon, Mayhem, Me And That Man, Mercyful FateMisþyrmingMethod of DestructionMotionless In White, My Dying Bride, Naglfar, Obituary, OpethOf Mice And MenOur Survival Depends On Us, P.O.D., Paradise LostPowerflo, Sacred Reich, Powerwolf, SepulturaSHVPES, SilversteinSlap Shot, Soen, Steel Panther, The Great Old Ones, The Offspring, The Vintage CaravanThunderVltimas, Tribulation, Wednesday 13Wayward Sons.
Mise en vente ce vendredi.

Lundi 24 septembre 2018

On a déjà évoqué ici le Youtuber 10 Second Songs qui reprend des titres connus en les interprétant à la façon de vingt artistes ou groupes différents. Même concept chez Pete Cottrell qui fait ça avec un riff joué à la façon de 20 groupes (et du coup ça reste plus axé sur nos genres de prédilection) : si vous vouliez savoir ce que donne l'emblématique riff de Smoke On The Water (de Deep Purple, voyons !) s'il avait été écrit par Sum 41, Behemoth, Opeth, Sleep, ou Tesseract, c'est par ici.

Dimanche 22 avril 2018

Le Montreux Jazz Festival dévoile en grande partie son immense programmation, dans laquelle vous retrouverez entres autres Nine Inch Nails, Gojira, Alice In ChainsGary Numan, Queens of the Stone Age, Deep Purple, Iggy PopJack White ou encore Massive Attack. Le festival aura lieu du 29 juin au 14 juillet (à Montreux donc en Suisse). Comme d'habitude, prévoyez de vous ruiner financièrement pour aller voir un concert, le prix des places variant entre 120 et 350 CHF.

Mardi 13 mars 2018

Le Rock'n Festival aura lieu le 7 avril à Chauny (02). Sont programmés Glenn Hugues (Deep Purple), Derek ForbesSkarlett RiotMorgan JiEdgar. Billetterie.

Lundi 18 septembre 2017

Glenn Hugues (Deep Purple, Black Sabbath, ...) aurait terminé de composer un album "secret" avec d'autres musiciens célèbres. Mystère mystère, le club des 5 est sur le coup.

Vendredi 08 septembre 2017

Exclu : On vous dévoile en exclusivité un nouveau titre de Heat (Rock from the 70's), "Where Love Grows". Le morceau est extrait de leur prochain album Night Trouble, prévu pour le 13 octobre chez This Charming Man Records. Pour écouter le titre, ca se passe par ici. Les précommandes sont en LP par là et en CD par là.
Pour les fans de Led Zeppelin, Deep Purple, Black SabbathBeatlesRolling StonesAC/DCScorpions, Thin LizzyUFO, ...

Dimanche 03 septembre 2017

"Smoke On The Water" (de Deep Purple, est-il besoin de le préciser ?) avec une batterie en blast beat ? Allez.

Dimanche 18 juin 2017

Hellfest 2017

Photos :
- Samedi : photos groupes et artistes.
- Vendredi : photos groupes et artistes.


Report :

La veille se lit ici.

Soleil Soleil Soleil! En 12 édition le Hellfest a rarement connu journée aussi chaude (et dimanche cela sera pire !), la chaleur va peser sur le festival aujourd’hui, les corps vont souffrir !
Hier on a oublié de préciser un changement important : la taille (et le nombre) des écrans des mainstage, là où on avait des formes rectangulaires un peu étranges on a désormais des écrans énormes au ratio standard : belle amélioration.

Toutes nos photos de la journée sont à voir ici, réalisées par Bacteries, Chazo, et Meo Photo.
 
Crypt Sermon :
Sous une Altar encore timide, les gars de Philadelphie ont réveillé les amateurs de Doom Traditionnel. Sans réinventer le style, bien au contraire, les Américains rendent hommage aux grands de la scène comme Candlemass ou Trouble. Une mise en bouche plutôt sympa avant les autres performances traînantes de la journée.
 
Ultra Vomit :
On arrive sur la Mainstage pile à temps pour voir Ultra Vomit séparer la foule en vue d'un wall of death des familles : team pipi contre team caca, tous prêts à se jeter dessus joyeusement, et sans rester au milieu hein, sinon c'est faire le jeu du pipi, annonce le groupe le plus sérieusement du monde. Bien sûr, c'est le début du titre Pipi VS Caca qui déclenche le wall of death. Les hits se succèdent, tous plus débiles les uns que les autres, et Andréas (de Andréas Et Nicolas) vient même investir la scène comme un fou pour Je Collectionne Des Canards (Vivants). Ayant visiblement du chromosome à revendre, l'olibrius descend même de scène et c'est la sécurité qui le retient de se jeter dans le public... Bonne humeur pour attaquer cette deuxième journée !
 
Monkey3 :
Les portes de cette seconde journée sont ouvertes depuis peu mais pourtant il y a foule sous la Valley pour Monkey3. Le groupe comme souvent retravaille ses morceaux en live. Il faut dire que chacun des membres du quatuor majoritairement instrumental fait preuve d'une virtuosité exemplaire pour offrir au public un aspect différent de leur répertoire, le tout embelli par un son à en fait pâlir plus d'un jusqu’au final du concert, lancé sur une montée vertigineuse qui vient nous gifler la face à grands coups de riffs.
 
Igorrr :
L'OSNI (objet sonore non identifié) de la journée c'est évidemment Igorrr. Avant d’entamer une importante tournée en octobre prochain pour promouvoir Savage Sinusoid, leur tout nouvel album fraîchement sorti la veille, le groupe est de passage à Clisson et énormément de monde était au rendez-vous. Il faut dire que depuis leur signature chez Metal Blade, le groupe qui jouissait déjà d’une forte notoriété ne cesse de grossir. La crainte que le côté breakcore soit surmixé et prenne le pas sur le chant baroque était importante mais le résultat fut tout à fait honorable. Plusieurs nouveaux morceaux furent joués notamment ieuD, le premier single, avant de voir les membres du groupe quitter la scène à l’exception de M. Igorrr qui resta seul pour nous asséner un mix breakcore intense qui ravit les fans de la première heure et qui eut fini d'achever le public pendant ces 40 minutes hautement stroboscopiques. A déconseiller à tout festivalier souffrant d'épilepsie.
 
Nails :
Tout le monde croyait Nails fini, que le groupe avait splitté pour justifier de l’annulation de la dernière tournée européenne sans communiquer sur les raisons de cette décision, mais après un EP deux titres aux côtés de Full Of Hell, le groupe revient sur le devant de la scène et le premier concert du groupe depuis cette histoire se passe à Clisson. Les premiers circle pits ne tardent pas à soulever un rideau de poussière tandis que le frontman lance le premier morceau suivi de très près par You Will Never Be One Of Us. Le chanteur fera d'ailleurs un communiqué en soulignant que ce concert est le premier du groupe depuis longtemps et qu'il apprécie l'accueil réservé par le public. Un contraste impressionnant s’impose entre ces paroles et l’aspect ultra haineux de leur musique.
 
Bongripper :
Sous la Valley, Bongripper a tout simplement cassé le Doom game. Deux morceaux (Hail et Endless), des musiciens réglés comme des horloges dans la gestuelle et un public qui se brise la nuque avec enthousiasme. On pose son cerveau pendant 40 minutes et on se laisse emporter par les rythmiques grasses et les coups de masse de la batterie. Les musiciens s'octroient quelques petits espaces de jams avant de rechuter de plus belle. On soulignera un final ultra-intense façon mur de son qui laisse juste sur le cul, muet et abasourdi pour un petit moment. Pas un mot de la part de Bongripper mais les applaudissement pleuvent à la fin du set. Si ce n'était pas déjà fait, les 'ricains ont prouvé qu'ils atteignent haut la main les sommets du Doom / Sludge instrumental.  
 
Ereb Altor :
Le Death/Black de Ereb Altor est vikingisé à la limite du Pagan, lancinant à la limite du Doom. L'excellente dichotomie entre chant clair de qualité et voix saturée hypnotique rend le groupe réellement intéressant, malgré l'absence de jeu de scène ou la sobriété de la communication avec le public. Pas prévus sur mon planning, mais happé par ce que j'entendais venir de la Temple, cette belle découverte m'a fait rester jusqu'à la fin de leur set !
 
Blood Ceremony
Il est 16h et donc l’heure de prendre notre goûter Black Sabbath meets Jethro Tull. Une section guitare / basse / batterie à l’ancienne, façon Rock 70’s comme beaucoup de groupes récents peuvent le faire et ajoutez à cela une chanteuse / flûtiste qui donne toute la personnalité au projet. Ça fonctionne : les riffs sont entraînants, les mélodies à la flûtes tant dans les soli que dans les mélodies qui apportent une énergie communicatrice à l’ensemble. On y trouve un côté hippie 70’s tellement énergique et cool qu’on ne peut qu’adhérer.
  
Panthère D'Acier :
Sur la Mainstage 1, les derniers survivants du mouvement Hair / Glam Metal se déchaînent en entrecoupant (comme d'hab') leurs titres par des sketches bas du front. Ultra drôle pour certains, sexiste et ridicule pour d'autres, en tout cas Steel Panther ne ménage pas ses efforts et ne laisse personne indifférent. Le groupe sélectionne ses singles et ses tubes pour encore plus marquer le coup, à base de Glory Hole ou de Seventeen Girls In A Row. Comme attendu au vu des concerts précédents du combo, le public est truffé de filles volontaires pour montrer la plupart de leur anatomie, qu'elles soient invitées sur scène par le groupe ou juchées sur des épaules au milieu de la foule. Un spectacle toujours identique depuis des années, mais toujours marquant et décontracté... Selon les points de vue, encore une fois.
 
Skepticism :
Caution Funeral Doom Metal de cette année, un peu moins d’un an après leur prestation au Fall Of Summer 2016. Tout semble tourner au ralenti, les musiciens sont quasi statiques hormis le chanteur qui, par d’infinies précautions, lance quelques fleurs en direction du public et exécute quelques mouvements graves tel un chef d’orchestre abattu. Leur set serait la définition du désespoir. De tristes mélodies au piano, des riffs graves joués avec un lenteur affligée et une batterie qui l’est tout autant. Rien de bon n’est à prendre chez Skepticism. Douleur, tristesse, détresse… Et pourtant, les finlandais tiennent d’une grandeur romantique dont eux seuls ont le secret.
 
Frank Carter&The Rattlesnakes :
Plein après-midi, soleil massif sur la Warzone, public en chaleur, et belle mandale punk-hardcore pour l'ex-Gallows accompagné de ses acolytes fort enthousiastes. Dès le second titre Frank descend dans la fosse, monte sur la barrière, puis monte sur le public (oui), et va faire un titre complet porté par le public. Suivra une montagne de poussière soulevée lorsque le chanteur sus-nommé exige un circle pit autour de la tour régie (le public n’y arrivera pas, mais le circle pit était déjà géant. Le guitariste viendra également jouer sur le public. Même si sur album Frank Carter n’est pas le disque vers lequel on revient souvent, en live c’est magistral, une leçon de rock, pas besoin d’artifice quand on a l’énergie.
 
Decapitated :
Après la messe funéraire de Skepticism, changement de registre brutal puisque ce sont les polonais de Decapitated qui viennent secouer la Altar voisine. Peu de discours entre les morceaux comme le souligne le frontman qui préfère enchaîner les titres pour jouer un maximum, pour le plus grand plaisir des festivaliers. Un agréable remerciement sera tout de même glissé pour l'accueil toujours plus chaleureux réservé à ce groupe qui n'avait plus joué au Hellfest depuis 2010. Fort d'un nouvel album Anticult à paraître le mois prochain, le combo emmené par un chanteur survolté qui n'a de cesse d'enchaîner les aller-retour d'un bout à l'autre de la scène nous assène leur Death Metal technique et déstructuré pendant un peu moins d'une heure.
 
Mars Red Sky :
Décidément la Valley peut se targuer d'une excellente sono cette année, et les Bordelais de Mars Red Sky ne dérogent pas à la règle. Alignement de bons titres comme à l'accoutumée, plus un nouveau morceau d'une dizaine de minutes en avant-dernière friandise, qui augure de fort belles choses pour la suite. On a rarement entendu des basses aussi profondes et intenses sous cette tente. Le Ciel Martien est définitivement une valeur sûre du Stoner/Doom français, à suivre à la trace.
 
Soilwork :
Soilwork est un maudit du Hellfest. Après une édition 2014 qui a vu le groupe casser la Altar, le combo revient sur la même scène... sans claviériste, suite à un problème d'avion. Qu'à cela ne tienne, les mecs ont une revanche à prendre sur ce festival, et ils le font savoir à grand renfort d'énergie et de compos rentre-dedans (Bastard Chain est par exemple vraiment folle, et la set-list est légèrement remaniée pour mieux coller à des ambiances sans synthés). La pêche des musiciens est impressionnante et personne ne tombe dans un trou sous la scène... Bjorn est parfait vocalement, et leur nouveau batteur, élève de l'ancien, est au niveau de son maître. Rendez-vous après un prochain album pour finir de conjurer le sort, sans trou et avec un clavier !
 
Chelsea Wolfe :
A l’approche du concert de Chelsea Wolfe, la chaleur est à la limite du supportable sous la Valley. Pourtant il ne faut pas rechigner à un peu de proximité physique avec les festivaliers pour voir l'élégante chanteuse et ses musiciens. Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de la voir en live encore, un point important est à prendre en compte : les sons basses sont tout particulièrement élevés. Sachant que le concert fut majoritairement composé de morceau de Abyss qui en regorge, certains passages de la première demie-heure sont difficilement supportables pour nos oreilles déjà affaiblies. Ça n'empêchera point cette grande dame de nous délivrer un set maîtrisé par sa progression et au final fou qui verra Chelsea Wolfe hurler dans les micros de sa guitare pour amplifier les larsens du titre Survive.

Alcest :
Le soleil commence à se coucher. Quelques rayons orangés dardent encore sous la Temple et Deafheaven eût été fort à propos mais c'est Alcest qui nous gratifiera d'un set tout en rêveries et en couleurs multiples. Son parfait, heure de passage bien calibrée et public au rendez-vous, Neige et sa bande ont eu les conditions parfaites pour livrer un show de qualité. Peu importe les allures de gros(ses) dur(e)s, tout le monde a un petit cœur qui bat quand les Français lâchent leur Post-Black planant. Alcest se focalise d'ailleurs sur une set-list calibrée « Hellfest », plutôt Metal donc avec le récent Kodama, Les Voyages de L' Âme et Délivrance tiré de Shelter. L'heure complète dédiée aux fées et autres forêts merveilleuses passe bien vite et sans le moindre accroc pour nos poètes du Black merveilleux.  
 
Comeback Kid :
Comment créer un nuage de poussière au point que la sécu aura du mal à voir les slammers arriver ? Inviter Comeback Kid ! Le groupe va jouer une heure non stop et puiser dans sa désormais conséquente discographie, dommage que Devin Townsend jouait la veille on aurait peut être pu voir un duo (car oui ce dernier joue sur le prochain album du groupe). Finish de cette heure folle sur Wake The Dead, évidemment.
 
Pain Of Salvation :
La première fois que j'ai vu Pain Of Salvation en concert, c'était il y a pile 10 ans, au Hellfest 2007. Pour marquer cet anniversaire, PoS est de retour avec un concert exemplaire. Ultra énergique, la bande à Gildenlöw envoie son Prog subtil et à fleur de peau sans ménager sa peine. Le frontman semble réellement transcendé par les premiers titres, issus du récent In The Passing Light Of Day qui lui est intimement personnel. Après trois brûlots issus de ce dernier album (Full Throttle Tribe, Reasons, Meaningless), Pain Of Salvation opère à un retour arrière, en ayant l'excellente idée de ne s'arrêter que le temps de Linoleum sur la période 2005-2016. Pour le reste, on aura droit à un best-of des vieux albums et Ashes sera un point culminant de la performance. Le groupe clôture en revenant au présent avec le magistral et émouvant On A Tuesday. Quoiqu'en disent ceux qui ont choisis d'aller voir PrimusPoS était parfait. Aucun regret.
 
Primus :
Grosse sensation du Hellfest, la prestation de Primus enchante son monde et envoie ses lignes de basse, via un Les Claypool en feu. L’ensemble est tout à fait enthousiasmant et donne même lieu au meilleur show de la Valley, excepté Chelsea Wolfe. Les projections visuelles qui agrémentaient le set donnaient une dimension épique à la chose, et accentuant l’effet grisant procuré par le groove constant qu’ils imposent. Le public en liesse et fortement trentenaire, excepté une partie qui évacuait de manière sporadique. L’ensemble fut conquit par un rendu démentiel, qui ne se limitait pas à la basse, en fait une setlist carrée, optimale, un diamant pour tous les fans de Primus.
 
Agnostic Front :
Les légendes du Hardcore New-Yorkais connaissent le sujet : une arrivée de Vinnie Stigma avec un gros sourire avec son t-shirt Madball et c’est parti pour un défilé de titres HxC. Que dire de plus? Roger Miret va parler de la Warzone, disant que cela lui rappelle son passage en prison ou que le nom de la scène lui fait penser à son frère (mort au combat semble-t-il?). Evidemment avec le NY HxC : bonne humeur et contact avec le public.
 
Aerosmith :
La tête d’affiche de cette deuxième journée attire encore plus de monde que Deep Purple la veille. Le public est entassé jusque derrière la régie des Mainstages, quasiment jusqu’à l’entrée de la Altar. Pourtant, les écrans géants qui encadrent la scène se bornent à n’afficher qu’un logo Aerosmith, ce qui fait que presque personne ne voit ce qui se passe sur scène. Mais cela ne dure que le temps du premier morceau, et enfin les écrans révèlent un Steven Tyler visiblement fatigué mais volontaire. Le groupe assure un show sans surprise, bien que toujours plaisant à regarder. Ils iront même jusqu’à dépasser leur créneau horaire de presque un quart d’heure pour finir en beauté avec les tubes de légende que sont Dream On et Walk This Way. Un spectacle digne d’être vu au moins une fois, sans hésiter, mais plutôt convenu pour celles et ceux déjà présents en 2014.
 
Opeth :
La bande à Mikael Akerfeldt est désormais habituée du Hellfest. C’est un groupe confiant qui foule la scène de la Altar pour le dernier créneau de la tente ce soir avec le titre éponyme du dernier album, Sorceress. Les Suédois alterneront ensuite les vieilleries Death Prog et les morceaux plus récents dans la veine psyché en assénant un Ghost Of Perdition magistral dès le second titre avant de le faire suivre par Cusp Of Eternity et un Heir Apparent explosif. Le temps que Mikael sorte quelques blagues sur Aerosmith qui jouait au même moment (et qu’il apprécie également), Opeth enchaîne sur Era avant d’introduire le très long titre final Deliverance. La leçon fut dite mais comme toujours, une heure pour Opeth c’est définitivement trop court.
 
Slo Burn :
L'un des nombreux projets de John Garcia, l'un de ses plus anciens (avant Hermano), et comme à chaque fois que l'un de ses groupes s’exhibe en live, ça casse la gueule. Pourtant la matière n'est pas pléthorique puisque le groupe n'a sorti qu'une démo et un EP en 1997, mais le feeling est là, entre Blues et Heavy suintant, le chant étant assez discret, on a parfois l'impression d'assister à un concert de Karma To Burn. Difficile cependant de savoir qui a copié l'autre, sachant qu'ils ont évolué dans la même décennie. Quoi qu'il en soit, le rendu est monstrueux, le set est carré, puissant et objectivement incandescent.
 
Deafheaven :
Mettons les choses au clair tout de suite. Le son n’était pas des plus avenant, notamment sur les guitares en retrait et le chant trop présent. Sauf que. Les gens qui connaissent le groupe savent. Il ya quelque chose de fortement émotionnelles dans Deafheaven. Dans les blasts, dans ces guitares mélancoliques tantôt Black tantôt Post-Hardcore, dans ce chant presque maniéré mais au bord du gouffre. Il faut écouter Brought To The Water, Dream House ou même Cody (la reprise de Mogwai) pour s’en rendre compte. Alors on ferme les yeux, on souffre, on lève le poing et l’on subit la musique de Deafheaven à la fois grandiose, terrible et douloureux. 
 
Suicidal Tendencies :
Warzone surblindée, normal pour un set survitaminé, en compagnie exceptionnelle de Dave Lombardo, qui accompagne le groupe sur leur tournée annuelle. Et ma foi, une bonne branlée comme on en a l’habitude avec les Californiens, rendu nickel comme sur la plupart de leurs concifs. Le monde insatiable faisait qu’on ne pouvait apprécier pleinement la prestation, mais le rendu était à la hauteur des attentes générales. Un immanquable au vu de leur parcours, le Hardcore West-Coast par excellence.
 
Top 3 des chroniqueurs présents :
 
Bacteries : Frank Carter, Pain Of Salvation, Comeback Kid 
Grum Lee : Ugly Kid Joe, SaxonDee Snider
Pentacle : Deafheaven, Bongripper, Alcest
Max : Bongripper, Skepticism, Deafheaven
Zbrlah : Pain Of Salvation, Opeth, Alcest
Meo : BongripperMonkey 3Slo Burn
Nonohate : Opeth, Chelsea Wolfe, Bongripper
Julien : Igorrr, Opeth, Primus
Tang : Chelsea WolfePrimusSlo Burn (+ Mars Red Sky)

Samedi 17 juin 2017

Retrouvez les photos du concert de Deep Purple au Zénith de Lille le 1 Juin 2017 juste ici !

Vendredi au Hellfest 2017!

Les photos : Nos photos sont en ligne. Pas mal de photos d'ambiance, et des photos d'un peu tout ce que nous avons capté sur la journée. Le tout se dévoile par ici. Les photos sont de Meo Photo, Bacteries et Chazo et d'autres arriveront dans la semaine.

12ème cuvée du Hellfest, complet sans même avoir annoncé un groupe, le 3ème week-end de juin voit Clisson devenir une nouvelle fois le point de convergence des amateurs de musiques amplifiées.
Alors comme d’hab on va débuter par les changements au niveau du site, des scènes, … cette année assez peu de changement pour le grand public, le site reste globalement le même, mais les 2 scènes principales sont reculées donnant plus d’espace quand le site se remplit, devant Deep Purple on aura vu l’effet (positif) de cette modif. Le gros changement de l’année sera pour la partie VIP (décalée pour donner de la place aux mainstage).
 
 
Verdun :
10h30. Du Doom pour ouvrir les festivités de cette première journée de festival. Ca commence déjà très fort puisque les Montpellierains bénéficient d’un son énorme et qui plus est hyper propre. Peu de temps pour jouer quelques titres de The Eternal Drift's Canticles, mais les riffs massifs, la basse sourde, les coups de caisse claire monstrueux et le chant presque mystique par moment nous mettent clairement dans le bain. Les mecs sont chauffés, nous aussi.
 
The Decline :
Warzone, soleil qui commence à taper à 11h, Punk-Rock... Comment vous expliquer que c’était plutôt la combinaison parfaite de ce début de matinée ? C’est super entraînant, les mecs débordent d’énergie communicative et ça rappelle légèrement Dropkick Murphys sans le côté celtique, bref du tout bon !
 
Myrath :
La Mainstage 2 rassemble déjà un peu de monde pour Myrath, malgré l'heure matinale. Quelques drapeaux tunisiens sont même de sortie, preuve que les fans se mobilisent pour le groupe ! Sans backdrop mais avec un décor en forme de porte tout en arabesques, le show commence par une danseuse, qui entre sur scène par cette porte justement. Puis les musiciens entrent en scène, en costume sobre et classe mais ornés de détails arabisants, pour entamer le tube Believer. Le set, bien que bref, donnera à tout le monde le temps de s'exprimer : solos de guitare et de basse, chant en anglais et en arabe, claviériste qui vient danser avec la performeuse... Seul Morgan Berthet derrière ses fûts semble moins investi dans le concert, mais son jeu technique est néanmoins bien au rendez-vous. Un des sets les plus “trop court” de la journée, d'entrée de jeu…
 
Okkultokrati :
Les norvégiens placés sous la Valley sont plutôt une énigme. On les aurait plutôt vu sous la Warzone, vu leur mélange de Hardcore / Crust / Black et certaines touches vaguement Doom. La prestation reste cependant en demi-teinte. Les musiciens sont statiques, la scène semble trop grande pour eux (plutôt à voir en petite salle ?) et les compositions trop linéaires pour se mettre vraiment dedans. Les deux derniers titres dont un très méchant et un final hypnotique et lancinant sont bien plus convaincants. 
 
True Black Dawn :
Cette année, la scène Black Metal au Hellfest est davantage représentée par ses aspects Pagan / Folk ou par les groupes dits Post. On est donc plutôt ravis d’entendre des hurlements haineux, des riffs qui glacent le sang et du blast à foison. Oui, True Black Dawn joue du Black Metal à “l’ancienne” et même s’ils n’inventent rien, ça fait du bien par là où ça passe.
 
Textures :
C’est sans doute l’une des dernières fois que l’on a l’occasion de voir Textures en dehors de la petite tournée avant le split qui se prépare d’ici la fin d’année. Pour le moment, on savoure, donc. Rythmique au poil, gros riffs dans la gueule, passages plus mélodiques, Daniel De Jongh est plutôt en forme vocalement alternant les growl et le chant clair aisément. Pas mal de titres de Phenotype sont joués ainsi qu’un petit Singularity de derrière les fagots. On aurait bien repris quelques titres en rab.
 
Animals As Leaders :
Animals As Leaders ne sont que trois, n'ont pas de bassiste, pas de chant, et pourtant ils investissent l'énorme Mainstage 1 avec aisance et désinvolture. Tout sourire, Tosin Abasi mène son groupe virtuose sereinement pour quarante minutes de guitares slappées, de tapings à huit doigts, de polyrythmies syncopées... L'enchaînement final The Woven Web / CAFO termine de satisfaire les aficionados de Prog djenty, et de prouver que Animals As Leaders a sa place sur la scène principale du Hellfest.
 
Evergrey :
Bien qu’offrant un véritable best-of des derniers albums du groupe (Leave It Behind Us, Passing Through, King Of Errors...), Evergrey semble un peu à côté de la plaque. Interludes au piano entre les trois premiers titres le temps de changer de guitares, de parler aux techniciens, les musiciens semblent avoir quelques soucis. Mais l'interprétation des morceaux est parfaite, avec un son excellent, et la voix de Tom Englund reste inégalée dans l'émotion qu'il transporte. Poignant dans son chant, souriant comme jamais quand il n'est pas au micro, le frontman semble s'éclater.
 
Subrosa :
Il y deux mois Subrosa jouait un set d’un tristesse et d’une grâce absolue au Roadburn. Ici, ce sera tout l’inverse. Les musiciennes ont bouffé un lion. Le set est d’une lourdeur qui mettrait presque à l’amende Electric Wizard. Les cordes sont énervées, la rythmique fracasse tout et pourtant l’ensemble est si cohérent et si intelligent. Ce n’est pas une fureur ivre de sens que nous livre Subrosa mais bien une plongée dans les ténèbres à la puissance émotionnelle et réfléchie. Comme en 2014, c’est une nouvelle fois un coup de coeur.
 
Queensrÿche :
Pendant ce temps sur la Mainstage 2, Queensrÿche distribue son Prog de papys. De papys ? Pas tant que ça. Le groupe à beau faire partie des meubles, certains de ses membres ont beau commencer à réellement accuser le poids des ans, l'efficacité est là à 100%. La foule est beaucoup plus dense que ce à quoi on pouvait s'attendre, et Queensrÿche réussi à ambiancer tout le monde, du quinqua qui attend Deep Purple jusqu'au gamin qui découvre le Heavy Prog. Une programmation audacieuse mais un pari réussi.
 
Devin Townsend Project :
"My name is Devin Townsend ! Are you ready for some awkward progressive metal ?" C'est comme ça que le Canadien ouvre son concert sur la Mainstage 1 avant de lancer Rejoice. Le son est excellent, aussi bon qu'en salle. La voix de Devin est parfaite, autant en clair qu'en chant hurlé, et le bonhomme s'en sert pour ambiancer le public : toujours dans le quatrième degré, il blague entre les morceaux ("vous savez ce qui est cool ? Nous on est à l'ombre !"). Quant à la setlist, elle ressemble malheureusement à celle que nous avons déjà pu voir au début de l'année lors de la tournée avec  Between The Buried And Me et Leprous. Mais c'est si bien fait qu'on se laisse faire sans rechigner.
 
Dodheimsgard :
Dodheimsgard s'annonçait comme un show à ne pas manquer pour tout fan Black Metal avant-gardiste. Les Norvégiens grimés de jaune, noir et blanc s'avancent sur scène et envoient une intro orientaliste, psychédélique avant que les guitares ne se mettent à parler. Et si la curiosité était piquée au vif, malheureusement le son des nordiques ne fut pas au rendez-vous. Une basse envahissante, des riffs beaucoup trop enfouis et inintelligibles, et au final une déception pour ce qui aurait pu être l'un des concerts les plus surprenants de la journée. 
 
PuissanceLoup :
Quoi de mieux en plein après-midi ensoleillé que d'aller prendre l'air vers les Mainstages ? Bof ? Non non mais là on parle de PuissanceLoup, autrement dit du Puissance (pardon, Power) Metal à base de corpse paint et de loups-garous, du « Alleluia » à toutes les sauces et surtout une bonne humeur communicative. Avec des tubes pleins la set-list (We Drink Your Blood, Resurrection By Erection,...), et un frontman qui s'improvise prof de chant du public, comment ne pas adhérer au set des Allemands ? On se prend très facilement au jeu et le groupe en redemande, lançant de plus belle ses claviers des cathédrales et ses rythmiques ultra-prenantes. Et que ça danse avec ses potes ici, que ça arrose tout le monde par là, en somme un public gonflé à bloc qui repartira avec le sourire et des refrains plein la tête. 
 
Tagada Jones :
En 2014 Tagada Jones avait sur-bondé la Warzone, une des raisons qui avait poussé le festival a refaire cette scène. Et bien en 2017 Tagada Jones fera de même ! C’est fou de voir autant de personnes pour un groupe français. Et l’ambiance est folle ! 10 minutes avant le début du concert le public slamme déjà. Après c’est sans surprise, le groupe déroule ses titres Punk, aux refrains faciles, mais oui il faut l’avouer c’est efficace et le frontman sait comment dynamiser le set.
 
Behemoth :
Même si la communication n'est pas le fort de Behemoth (on aura pas un "merci" ou un "c'est le dernier titre"...), les Polonais nous font néanmoins vivre un show grandiloquent qui ne laisse personne de marbre. Changement de costumes, faux sang qui dégouline de la bouche de Nergal, musiciens dissimulés par des masques cornus inexpressifs et glauques (sur O Father O Satan O Sun). Seuls les pyrotechniques paraissent moins impressionnants qu'ils ne le sont probablement réellement, car le groupe joue sur la Mainstage 2 à 20h et il fait encore grand jour... Le set de Behemoth n'en sera pas moins carré. Hallucinant de patate, Nergal mène son groupe avec passion et énergie le long d'un set irréprochable, principalement axé sur le dernier album en date, The Satanist.
 
Cryptopsy :
None So Vile, LE saint album de Brutal Death Metal joué en entier sur leur tournée et donc durant leur passage, c’est forcément un évènement qu’il ne fallait pas louper aujourd’hui. S'exprimant autant en anglais qu'en français, nos confrères québécois ont délivré un set parfait au son propre de bout en bout face à une Altar clairsemée souffrant forcément de jouer en même que le set Behemoth sur la Mainstage 2. Mais pour les amateurs, manquer une prestation à la fois variée, brutale avec une dose de groove et de violence viscérale, ça tenait du sacrilège. Le plus impressionnant dans tout ça c’est qu’on voit bien que ce groupe / album a influencé une bonne partie de la scène Deathcore, sauf que là on a clairement ce qui se fait de mieux avant que ça devienne n’importe quoi. 
 
Baroness :
Voilà une paire d’année que je n’avais pas revu Baroness sur scène. Sans être amateur des derniers albums, le groupe a généralement donné des concerts qui mérite le détour. Le début du concert sera mollasson, mou, fade, lent… et il faudra attendre la fin du concert pour que le groupe se penche sur ses premières productions et redonne un coup de fouet à son set, un peu tard.
 
Deep Purple :
Tête d'affiche de ce premier jour de festival, et légende incontestable du Rock au sens le plus large possible, Deep Purple rassemble bon nombre de chroniqueurs de Metalorgie, certains pour une heure et demi de passion béate, d'autre pour quelques titres en mode curieux. La Mainstage 1 s'est dotée d'un grand écran en fond de scène, qui diffuse des images du groupe différentes des écrans sur les côtés de la scène, détail non-négligeable vu l'affluence énorme autour de Deep Purple... Les Britanniques ouvrent leur set avec quelques titres récents, et même s'il est évident qu'ils ont une super forme et qu'ils n'ont toujours pas d'arthrite (surtout Don Airey aux claviers, LE virtuose de la journée), on sent que quelque chose cloche... C'est tout simplement que ce ne sont pas ce que les gens attendent de Deep Purple (même s'ils ont le bon goût de choisir des titres intéressants comme The Surprising ou Birds Of Prey, qu'on avait déjà salués dans notre chronique). C'est d'abord Strange Kind Of Woman, premier classique à être joué qui réveillera l'ardeur de la foule, puis Lazy, tous deux distillés au milieu d'une heure de morceaux récents. Puis vient le le final, une demi-heure de grands classiques incontournables : Perfect Strangers, Space Truckin', Smoke On The Water, Hush (avec l'ajout d'une bataille de solos entre Don Airey et Steve Morse) et Black Night...
 
Obituary :
Direction Obituary pour se réchauffer les esgourdes à coups de Death Old School. Sans surprise, les Américains livrent un live calibré où les vieux morceaux ont une place de choix. Avec une Altar bien remplie, les Slowly We Rot ou Chopped In Half trouvent un écho chez beaucoup de fans. Ralentissements, lourdeur des riffs, batterie tirant par moments sur le Punk, rien de nouveau sous le soleil mais ces papas du Death ont une fois de plus ravi leurs fans avec talent.
 
Electric Wizard :
Doom Fuzz et pattes d'eph en coucher de soleil, Electric Wizard s'apprête à prendre possession de la Valley et le terme « possession » est faible. Il plane déjà une très forte odeur de marijane dans l’air alors que le groupe foule à peine la scène et que les lampes des amplis Marshall commencent à chauffer. "Hear me, Lucifer !" Un Black Mass à réveiller les morts ne tarde pas à s’emparé du public sur fond de projections nsfw psyché-erotico-sanatico-sadomaso. Le son des anglais, très élevé comme à leurs habitudes, est très bien maîtrisé jusqu’au terme de l’heure de set accordé au combo clôturé comme en 2014 par Funeralopolis.
 
 
Marduk :
Au détour de la Temple, Marduk crie toute sa haine et déploie son imagerie guerrière à qui veut l'entendre. Rien de surprenant pour qui connaît un tant soit peu l'ardeur des Suédois. Bon, c'est méchant, pas très fin et la batterie est un peu trigguée, mais pour qui recherche une dose de Black rentrée dans le crâne à coup de Panzer, le show fait l'affaire sans extras particuliers.  
 
Rancid :
...And Out Come The Wolves est un album qui a régulièrement tournée sur ma platine il y a quelques années. Sans être un connaisseur de Rancid néanmoins, leur venue au Hellfest s'annonçait comme un des moments fort sur la partie Punk du festival. Et le contrat est remplit, le groupe va jouer anciens les titres (dont beaucoup de And Out Come The Wolves) et deux ou trois récents. L’énergie est là, le groupe semble s’éclater sur scène même si la machine est bien huilée. Bonne ambiance, énergie : Rancid donc?
 
Autopsy :
Autopsy n'est pas une tête que l'on voit souvent dans nos contrées, pas d'excuse pour rater les garçons bouchers du Death-Doom en cette fin de soirée. « We are Autopsy and we play Death Fucking Metal » : Chris Reifert annonce la couleur du haut de sa batterie et entame les hostilités. Et le sieur et ses sbires nous ont réservé un grand écart discographique, allant de Severed Survival en passant par Mental Funeral pour aboutir sur le dernier EP Skull Grinder. Quelque peu taquin avec l'audience éparse et un peu engourdie, le leader n'aura de cesse d'envoyer pain sur pain derrière les fûts tout en haranguant la foule de sa voix grasse. Tu t'endors un peu avec les pavés Doom-Death et leurs mélodies lugubres ? Compte sur Autopsy pour te caler des départs en trombe foutrement idiots mais efficaces qui font simplement remuer la tête sans réfléchir malgré la fatigue. Accompagnée d'un son très correct, cette rareté scénique aura fait son effet malgré une affluence injustement basse.  
 
In Flames :
Ne nous voilons pas la face : les deux derniers albums d'In Flames sont insipides, pour rester poli. L'épreuve du live avait tout pour effrayer, d'autant plus qu'on découvre que le groupe est agrémenté d'un claviériste full hipster, mais le groupe s'en sort finalement extrêmement bien. Les récents titres fades sont boostés par l'énergie de la scène et réussissent presque à passer inaperçus au milieu des vieux titres joués (Cloud Connected, Only For The Weak... même Deliver Us passe crème !). Seul bémol, le hit Take This Life, joué en toute fin de concert, est le titre de trop pour Anders Fridén. Son chant, vraiment en place sur le reste du set, était une preuve que l'évolution musicale du groupe n'est pas liée à la perte de ses capacités de screameur. Mais la fatigue d'une heure intense doit avoir eu raison de lui, et les refrains de Take This Life sont méconnaissables... Malgré tout, le groupe partait de loin et la surprise est très bonne pour clore ce premier jour.
A peine le show d’In Flames terminé que résonne dans les haut-parleurs des Mainstages le célèbre Black Hole Sun de Soundgarden. Un hommage non dissimulé à Chris Cornell qui nous a quitté il y a déjà un mois de cela.
 
The Damned :
"We are The Damned. Fuck brexit." C’est au punk-gothic de The Damned qu’il revient cette année de résonner sur la Warzone pour clôturer cette première journée. Les anglais, et tout particulièrement leur claviériste fou qui ne tient pas une seconde en place, déploient une forte énergie pour maintenir éveiller les festivaliers qui sont venus en nombre assister à leur prestation. Sous le regard de sa statue qui surplombe le côté Punk/Hardcore du festival, le combo londonien dédie Love Song, morceau d’ouverture de l’excellent Machine Gun Etiquette, à feu Lemmy Kilmister.
 
 
Le top 3 des chroniqueurs présent :
 
Bacteries : Subrosa, Rancid, Deep Purple
Pentacle : Subrosa, Electric Wizard, Verdun
Max : Cryptopsy (1er ex-aequo), Powerwolf (1er ex-aequo), Autopsy
Zbrlah : Devin Townsend Project, Deep Purple, Myrath
Meo : Electric Wizard, Monster Magnet, Red Fang
Nonohate : Cryptopsy, Electric Wizard, Autopsy
Julien : Rob Zombie, Behemoth, Avatar
 

Vendredi 02 juin 2017

Deep Purple a clippé le titre "Johnny's Band" figurant sur le dernier album InFinite

Samedi 29 avril 2017

Chronique : Dans la chronique du jour, on parle de Infinite de Deep Purple : "L'an prochain, le premier album de Deep Purple aura cinquante ans. Forcément, juger un album qui est l'aboutissement d'un demi-siècle de carrière, c'est compliqué. [...]

Mercredi 01 mars 2017

C'est Monster Truck qui accompagnera Deep Purple en tournée européenne en mai/juin prochain, avec deux dates en France :
01/06/2017 - Zénith Arena - Lille (Digitick)
03/06/2017 - Accor Hôtels Arena - Paris (Digitick)

Samedi 07 janvier 2017

Deep Purple vient d'assigner en justice leur comptable. Ce dernier leur aurait dérobé selon leur dire approximativement 5 millions d'euros de royalties.

Samedi 17 décembre 2016

Le Graspop Metal Meeting vient de communiquer 64 nouveaux noms pour son édition 2017. Parmi les participants on retrouve donc Rammstein, Deep Purple, Rob ZombieEvanescenceHatebreed, Clutch, Ministry, Kvelertak, Decapitated, Avatar, Devildriver, Suicidal Tendencies ... La liste complète est disponible ici.
Les tickets et places pour l’événement sont quant à eux disponible sur ce lien.

Jeudi 15 décembre 2016

Le 20ème album de Deep Purple sortira le 7 avril prochain et se nommera inFinite, un titre a été dévoilé via une lyrics video : Time For Bedlam.

Mercredi 30 novembre 2016

Et voilà l'affiche complète de l'édition 2017 du Hellfest qui se déroulera les 16-17-18 juin à Clisson (44) : Deep PurpleAerosmith, Linkin ParkProphets Of RageFive Finger Dead Punch, Slayer, Airbourne, Rob ZombieAlter Bridge, Steel Panther, Apocalyptica, In Flames, Ministry, SabatonTrust, SaxonWASP, Kreator, Emperor, Devin Townsend Project, Opeth, Coroner, Autopsy, Obituary, Alestorm, Behemoth, WardrunaRacidDamned, Suicidal Tendencies, Primus, Electric WizardBlue Oyster Cult, Clutch... Et tant d'autres à découvrir ici !
Et comme indiqué dans notre liste de noël spécial metal : pour avoir un pass 3 jours il faut commander un pass 3J + Bus ici (ou attendre des reventes via Zepass), les places à la journée seront elles à la vente en 2017.

Mardi 29 novembre 2016

Et voilà l'affiche complète de l'édition 2017 du Hellfest qui se déroulera les 16-17-18 juin à Clisson (44) : Deep PurpleAerosmith, Linkin ParkProphets Of RageFive Finger Dead Punch, Slayer, Airbourne, Rob ZombieAlter Bridge, Steel Panther, Apocalyptica, In Flames, Ministry, SabatonTrust, SaxonWASP, Kreator, Emperor, Devin Townsend Project, Opeth, Coroner, Autopsy, Obituary, Alestorm, Behemoth, WardrunaRacidDamned, Suicidal Tendencies, Primus, Electric WizardBlue Oyster Cult, Clutch... Et tant d'autres à découvrir ici !
Et comme indiqué dans notre liste de noël spécial metal : pour avoir un pass 3 jours il faut commander un pass 3J + Bus ici (ou attendre des reventes via Zepass), les places à la journée seront elles à la vente en 2017.

Samedi 22 octobre 2016

Un prochain opus de Deep Purple sortira au printemps prochain.

Vendredi 30 septembre 2016

Au printemps 2017 sortira Fire In The Sky, livre retraçant l'enregistrement du mythique album de Deep Purple Machine Head et de son tube Smoke On The Water. Plus d'infos par ici.

Dimanche 07 août 2016

D'après Glenn Hugues (Black Sabbath, Deep Purple, ...), son prochain opus solo sera le plus heavy.

Mercredi 22 juin 2016

Glenn Hughes (ex-Deep Purple entre autres) se lance dans l'enregistrement d'un album solo, le premier en huit ans. Plus d'infos.

Dimanche 17 avril 2016

Le prestigieux Montreux Jazz Festival, 01 au 16 juillet, a dévoilé son affiche monstrueuse et surprenante. Vous pourrez y retrouvez entres autres Slayer, Meshuggah, Mogwai, Muse, Sigur Ros, Patti Smith, PJ HarveyZZ TopVan MorrisonJean Michel JarreSantana, Deep Purple, Neil Young ...

Vendredi 29 janvier 2016

Deep Purple feront leur entrée au Rock and Roll Hall of Fame le 8 avril prochain. Lars Ulrich (Metallica), faisant partie des invités, pourrait introniser le groupe britannique.

Vendredi 18 décembre 2015

Cheap Trick, Chicago, Deep Purple, Steve Miller et N.W.A. seront intronisés au Rock And Roll Hall of Fame en 2016.

Vendredi 06 novembre 2015

Flying Colors, qui compte notamment en son sein Mike Portnoy (ex-Dream Theater) et Steve Morse (Deep Purple), a publié sa prestation live sur "Bombs Away", en 4K même si vous le voulez.

Lundi 19 octobre 2015

Le guitariste Ritchie Blackmore (Deep PurpleRainbow) pourrait donner quatre concerts en Europe en 2016, jouant des morceaux de ses deux groupes mythiques. Ces concerts devraient avoir lieu en Angleterre, Allemagne et Suède. Plus d'infos par ici.

Mercredi 14 octobre 2015

Deep Purple commencera l’enregistrement d’un nouvel album en janvier 2016 ! Oui oui, vous avez bien lu. (source)

Mardi 16 juin 2015

Pour se préparer pour le Hellfest si on se faisait un petit best of vidéo de l'an dernier? Voilà une playlist de lives avec Iron MaidenBlack Sabbath, Avenged Sevenfold, Deep Purple, ... 
Et vous le remarquerez en regardant les vidéos, les lives sont créés automatiquement grâce aux captations faites par vos téléphones portables / caméra que vous avez mis en ligne sur Youtube, c'est techniquement impressionant et c'est signé par une startup française nommée Evergig. Merci à eux de nous avoir proposé ce best of Hellfest 2014, on continuera de vous partager leurs vidéos.

Mardi 26 mai 2015

Rival Sons officiera en première partie de Deep Purple durant leur prochain tournée Européenne dont voici les dates Françaises :
- 02/11 au Dome de Marseille
- 03/11 à la Patinoire Meriadeck de Bordeaux
- 11/11 au Zénith de Paris
- 30/11 à l'Amphithéatre de Lyon
- 01/12 au Zénith de Strasbourg

Lundi 17 novembre 2014

Concours : Electric Mary (classic rock / AUS / FB) sera en concert le 29 novembre 2014 au Nouveau Casino (Paris).

"Formé en 2003 à Melbourne, Electric Mary a depuis tourné avec Judas Priest, Alice Cooper, Whitesnake, Deep Purple et était à l'affiche du Hellfest 2010. Pour accompagner la sortie récente de leur dernier EP The Last Great Hope, les Australiens sont en tournée en Europe pour faire résonner leur rock'n roll."

Les places sont en vente dans les réseaux habituels : Digitick, Fnac Spectacles, Ticketmaster.fr. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.

Pour l'occasion, Garmonbozia et À Jeter Prom vous permettent de gagner 2x1 place pour assister à cette soirée. Pour participer, rendez-vous sur cette page. Bonne chance !

Lundi 29 septembre 2014

Photos : On attaque la semaine avec 6 nouvelles galeries photos du Hellfest, prises par Manu Wino. Au menu, Deep Purple (lien), Trivium (lien), Impaled Nazarene (lien), Slayer (lien), Clutch (lien) et Unleashed (lien).

Dimanche 07 septembre 2014

Nouveau trailer avec cette fois Graze 1975 (live) de Deep Purple, à écouter en commentaires.

Vendredi 05 septembre 2014

Deep Purple vient de mettre en ligne son live (avec le German Neue Philarmonic Orchestra) de Space Truckin' tiré de son Live in Verona à paraitre le 20 octobre.

Mardi 12 août 2014

Mr. Big sortira son prochain album, ...The Stories We Could Tell le 19 septembre chez Frontiers Records et il a été produit par Pat Regan (Deep Purple). Pochette et tracklist sont à voir sur leur page.

Vendredi 11 juillet 2014

Brian Johnson (ACDC) s'est vu décerner le titre de 'Doctor of Music' par l'Université de Northumbria de Newcastle. Le nom du chanteur vient s'ajouter à celui d'une jolie brochette de musiciens : Davie Bowie, Bruce Dickinson (Iron Maiden), David Gilmour, Jon Lord (Deep Purple), Bob Dylan  ou bien encore Jimmy Page (Led Zeppelin). Deux vidéos du chanteur dans un magnifique costume sont disponibles par là.

Mardi 24 juin 2014

Hellfest 2014 : Clisson CityToutes nos galeries photos et reports en quelques clics pour le Hellfest 2014 :

- Vendredi : Photos - Report (Iron Maiden, Slayer, Rob Zombie, Electric Wizard... + dans les photos le public, le site, les Pyrohex...)


- Samedi : Photos - Report (Avenged Sevenfold, Deep Purple, Clutch, Dagoba... + les festivaliers, l'ambiance...)


- Dimanche : Photos - Report (Black Sabbath, Soundgarden, Behemoth, Emperor, Mad Sin... + la foule, le site, les Vonstein Girls...)


(attention, certaines photos d'ambiances sont un peu NSFW)
Si tu veux ne voir que les photos d'ambiance / festivaliers / déguisement / déco / public / filles sexy... c'est ici (et on vient de passer le million de vues sur les photos ambiance du Hellfest, WOW!).
Si tu as une galerie photos du Hellfest 2014 à partager, n'hésites pas à nous la proposer par mail, twitter... on la relayera avec plaisir.

Ailleurs :- Le Petit Journal était au Hellfest, reportage à voir ici. Et d'ailleurs Maxime Musqua vous recommande un webzine ici.
- Le Hellfest a publié plein de photos au fil du WE, tout est dispo .
- Du report aussi du coté de Radio Metal.
- LeMonde.fr a fait une jolie page sur le festival.
- Sur Flickr via ce groupe vous pouvez retrouver plein de photos des 3 jours du festival (voir un peu plus).
- Damien (que vous pouvez croiser dans nos colonnes) a écrit un article sur le Hellfest pour lenouvelobs.
- Du report et des images sur TRexSound.
- Si vous avez eut un coup de foudre, pas musical mais bien pour un festivalier/festivalière, une page Facebook existe pour ça.

Dimanche 22 juin 2014

Retour sur le samedi au Hellfest ! (Pour vendredi : photos, report)
Pour samedi : nos photos (groupes et public / ambiance).

Et pour la journée en direct RDV sur Twitter

Compte rendu du samedi :

Seconde journée présidée par Aerosmith et Deep Purple sur les mainstages. Comme vendredi le soleil est radieux, les ventes de biafine ont dû augmenter dans l’agglomération clissonaise…

Démarrer très très fort avec Benighted, c’est toujours un challenge qui mérite d’être relevé sur les coups de midi. De quoi se mettre dans le bain direct et se faire péter quelques dents. Après tout le monde connait déjà le truc : les mecs tout sourire, du blast, du gruik c’est plié / remballé. Petit final sur un Slut qui va bien et c’est hélas un peu vite torché. On aurait bien voulu Spit avec en featuring Niklas Kvarforth de Shining qui jouait plus tard dans la journée.

Borgne n’en a strictement rien à foutre. Une ouverture qui ressemble à du Darkspace, regards haineux, Black Metal froid et nihiliste, tout est fait pour laisser de côté un public non-connaisseur qui aurait osé s’aventurer en dehors des mainstages. S’en était délectable.

Tout ne pouvait pas être parfait, et c’est avec Skid Row que nous auront droit à une légère déception, tant les titres cultes du groupes seront joués presque timidement par les cinq américains. Monkey Business, Slave To The Grind, Youth Gone Wild… sur lesquels Johnny Solinger s’évertuera à chanter pourtant à la perfection, mais il manquait un petit quelque chose, surement le charisme de Sebastian Bach, pour faire la différence. Ce qui nous fera regretter la performance de ce dernier en 2013.

Supuration, le pendant death de S.U.P viendra défendre son dernier méfait, CU3E, sous une Altar complètement possédée par la panoplie de riffs death technique et les plans progressifs d’un groupe qui fait finalement ce qu’on pourrait appeler du death intelligent comme personne (à part Gorguts ?). Ils sont tellement rares en festival que ça aurait été franchement dommage de passer à côté d’une telle claque. Gojira ça vous dit quelque chose ? Et bien ma main à couper que le combo de Bayonne a déjà entendu parler de Supuration tant les similitudes entre les deux groupes crèvent les yeux...

Burning Heads fête ses 25 ans sous le soleil de la Warzone, parfait pour débuter la journée. Les vétérans jouent devant un public encore clairsemé (ça sera d’ailleurs pas mal le cas sur la journée pour les groupes punk-rock), mais assurent avec énergie et dynamisme.

Première découverte de la journée, Subrosa a déchargé son stoner/doom grassouillet, pas très loin d’un Kadavar dans l’esprit 70’s. Voix féminine pas toujours calée avec l’orchestre mais capable de belles fulgurances. Les deux violons donnent un aspect baroque, voir lyrique intéressant. Les mormons (from Salt Lake City) ont fait preuve d’un beau feeling lourd, mélancolique et consistant. A revoir en salle à l’occasion.

Même tranche de gras, mais cette fois-ci pour le côté Death Metal de la chose avec Incantation qui réalise un concert net et sans bavure qui fait évidement effet pour les amateurs d’old school avec en bonus des titres de Dirges Of Elysium qui vient juste de sortir.

Encore du Punk-Rock, cette fois-ci suédois, avec Misconduct. Le groupe motivé semble même un peu déçu par l’apathie du public. Le chanteur avec inscrit “Stage Dive?” à l’arrière de sa gratte et le second guitariste joue avec le public, les photographes, … Le groupe indique aussi qu’il tourne son prochain clip lors du concert.

Plaisir coupable avec We Came As Romans. On se dit qu’il y a des bonnes choses (des lignes mélodiques, certains refrains, des moshparts efficaces), mais bon dieu, il faudrait que le second chanteur en voix claire façon American Idol soit crucifié pour de bon, tellement il gâche beaucoup de titres de part son organe horripilant. Mais si l’on fait abstraction de cela, l’ensemble est largement correct pour les groupes récents de la scène Metalcore.

Autant le dire de suite, Extreme n’avait pas entamé de la meilleure façon son set sur la Mainstage 1 : un Gary Cheronne avec la voix encore à l’échauffement qui avait du mal à chanter avec justesse, et Nuno Bettencourt qui foirait magistralement un plan en tapping à la fin de son premier solo… Cette Decadence Dance fut donc bien massacrée. Heureusement ces défauts furent rapidement gommés, ainsi qu’un son mettant la batterie bien trop en avant, et le reste fut parfait  : un gros enchainement de leurs tubes, même si nous n’aurons pas eu droit à l’intégralité de Pornograffiti tel que promis par la banderole du groupe en arrière plan. Mais nous auront droit à l’essentiel avec Get The Funk Out en final avec le vol du bourdon magistralement exécuté en intro, (She’s A Monster, Hole-Hearted et surtout More Than Words, repris en chœur par une grande partie du public pendant l’intégralité de la chanson. On notera au passage une altercation entre Nuno et un spectateur, et ce dernier fut gratifié par le premier d’un geste obscène.

Toujours placé sous la Valley, Witch Mountain a fait le taff, étalant son doom/sludge adipeux et lancinant, parfois un peu longuet, satisfait dans sa lourdeur, néanmoins bien agencé, efficace et rythmiquement plutôt monumental. Tout ça manquait simplement d’un zeste d’originalité.

Direction Warzone - une fois n’est pas coutume - pour capter le set de Bl’ast, comprenant des éléments d’importance tels que Nick Oliveri (ex-Kyuss/ex-Queens Of The Stone Age/Mondo Generator) et Joey Castillo (Queens Of The Stone Age, Eagles Of Death Metal). Grosse attente donc, pour un résultat un peu mitigé, le groupe alternant le très bon avec le moins bandant, les ricains suffisamment alcoolisés se sont contentés d’envoyer la sauce sans chercher la moindre subtilité, devant une Warzone toujours bien trop clairsemée.

A partir du moment où tu aimes Acid King, alors ça reste quasi-indispensable à voir en concert. Le trio est en forme, le son impeccable rendant avec justesse le chant de Lori S. qui joue grandement dans l’appréciation de leur Stoner / Doom psyché. Un très bon concert des californiens que le public de la Valley semble avoir beaucoup apprécié.

Il est 18 heures, il fait chaud, et Dagoba fait du Dagoba, pas de doute possible. Les fans apprécieront la purée qualité mousseline que le groupe balance sans pitié sous une chaleur insupportable. C’est carré, fort et un peu bas du front, et pas franchement mémorable, mais la prestation est à la hauteur de la réputation scénique du groupe, qui s’améliore d’années en années.

Voir Status Quo a l’affiche du Hellfest avait quelque chose de surprenant, suffisamment pour aiguiser la curiosité et pousser jusqu’à assister à l’intégralité du show de ces papys du Rock, alors même que nous ne connaissions, comme très certainement une grosse majorité du public, qu’un seul de leur titre, In The Army Now. Nous y aurons droit, évidemment, et ce fut un des moments forts de la journée sur la Mainstage, avec le public partant en sing-along. Mais le reste de leur set fut à la hauteur, le groupe délivrant un Rock ne pouvant pas forcément être qualifié de “hard”, mais avec suffisamment de conviction et surtout de plaisir pour convaincre l’audience.

Et tout à coup Gorguts débarque sous l’Altar, équipé de son mur de son, de son batteur polymorphe et de sa bonne humeur irradiante. Les canadiens ont exposé leurs tripes jovialement, en communication permanente avec le public en extase. L’équilibre technique/émotion ressenti sur album (Colored Sands en particulier) était parfaitement retranscrit. Les morceaux s’enchainaient naturellement, à tel point que la fin du concert semblait bien trop proche. LA claque de la journée. In.con.tes.table.

C’est la même histoire à chaque fois que le Hellfest programme un groupe de metal progressif, l’organisation semble ne jamais savoir quelle scène lui correspond le mieux. Initialement annoncés sur la Mainstage 2 au dévoilement de l’affiche du festival quelques mois auparavant, c’est finalement sur la Warzone que les Canadiens viennent fouler les terres clissonaises, casquettes et lunettes de soleil vissées sur la tête. La prestation xs Protest The Hero débute doucement, peut-être trop d’ailleurs. Les musiciens stoïques jouent chaque morceau à la perfection tandis que le chanteur prend la parole à chaque pose et transforme le concert en véritable one-man show, traitant aussi bien du mondial de football que de la mode des “side-cuts” en passant par leur difficulté à parler Français. Alors que les titres s’enchainent, le groupe semble enfin prendre plaisir à jouer devant nous, ou peut-être est-ce le fait que leur set touche bientôt à sa fin, mais en voyant comment ils ont quitté la scène, je ne me pose plus la question…

Avec Hatebreed, nous avons pu constater qu’il pouvait y avoir de la fumée sans feu, même s’il s’agissait en fait de poussière. Hatebreed a fait du Hatebreed, ultra-bourrin, ultra-carré, ultra-efficace, nous avons eu droit à plein de nouveaux titres qui s’incorporaient parfaitement bien avec les incontournables que sont Defeatist, Everyone Bleeds Now, Last Breath… Impossible d’être déçu, le service était garanti !

Le soleil commençait alors à se coucher tandis que Clutch - habitués du Hellfest, annulés l’an dernier - entamaient ses hostilités grasses mais plus accessibles sur leurs dernières productions. Dur de se faufiler dans la Valley à ce moment précis. On a rarement vu une telle affluence sous cette tente. Musicalement rien à redire, on est confronté à du classique Clutchien, l’avantage étant que leurs intentions artistiques parlent à tout le monde. De fait le public était ultra réceptif. Belle réussite, une fois de plus. Sans vraiment de surprise toutefois.

Un, dos, tres, quatros… Oui, une fois de plus papa Cavalera est là, pour le meilleur et surtout pour le pire… Si les prestations de Soulfly sont ultra décevantes depuis plusieurs années, faute en grande partie à un front man au bout du rouleau, force est de constater que pour cette nouvelle édition du Hellfest les brésiliens sont en forme. L’effet coupe du monde ? Mouais…pas forcément envie de savoir… En tout cas papy Cavalera est en forme, et à défaut d’avoir de nouveaux titres intéressants dans son sac, il réussit à faire sauter une main stage sur-bondée, ultra enthousiaste dès les premières notes de gros classiques comme Roots Bloody Roots, Back To The Roots ou le fameux "jumpdafuckup modafuckup, jump un dos tres quatro jump bitch…" Rien d’exceptionnel, mais c’était assez péchu, bien exécuté et assez authentique (pour une fois) pour qu’un semblant de plaisir non simulé soit au rendez vous.

Hop, allez on bouge sa carcasse déjà bien imbibée et accessoirement cramée (déjà de la veille) vers la Warzone pour se manger un Comeback Kid en jambe, gavé d’amplitude et de bonnes intentions, mais confronté à un public partiellement absent. Dommage. Ces vétérans du Punk-Hardcore mélodique méritaient mieux comme accueil.

Deep Purple était attendu au tournant, pour sa première participation à ce festival dédié à un genre dont il avait lui même posé les jalons il y a plus de 40 ans. On pourra regretter l’absence de Highway Star de la setlist (ou alors, ils l’ont joué avant que je n’arrive ?), mais lorsque le riff d’intro de Smoke On The Water retentit sur la colline du Hellfest, une clameur s’éleva du public, qui ne se gêna pas de chanter une nouvelle fois tout le long du titre. Strange Kind Of Woman, Space Truckin’ et surtout Hush mirent également le public à contribution. Un show qui se délecta comme une madeleine de Proust.

Monster Magnet sous la Valley, ça fait toujours quelque chose. Un set sur-vitaminé, un son bien lourd et un chapiteau qui dégueule de fans de tous les côtés, voilà ce que l’on peut retenir du passage des américains à Clisson. Un show mortel pour entamer la dernière ligne droite de cette journée, une atmosphère ultra lourde pour un enchaînement de titres tous plus électriques les uns que les autres. Non vraiment il ne fallait pas rater ça. Tant pis pour violet profond qui joue sur la main stage, l’appel du magnéto-monstre est irrésistible…

Grâce aux conseils du Grum Lee on a pu découvrir Against Me! en zone guerrière, encore assez disparate en terme d’affluence. Leur set fut néanmoins particulièrement bien agencé, incluant même quelques parties afrobeat franchement rafraîchissantes, sous ce soleil de plomb.

C’est sans prétention et le sourire au lèvres que les Américains de Nile se sont présentés à la fin de Eluveitie pour faire leurs balances, visiblement heureux de l’accueil réservé par le public du Hellfest. A peine cinq minutes de réglage avant le début de leur set, autant vous dire qu’il ne leur en fallait pas plus! Le son parfait permettra de discerner chaque note que ce soit lors d’un solo ultra rapide et aigu ou lors d’un riff déstructuré. Lumières fixes sur scène, les Américains choisissent de se concentrer sur la complexité de sa musique, délaissant tout ce qui est superflu. Les orchestrations entrecoupées de blasts se mêlent aux chants égyptiens comme sur l’enchainement Kafir / Hittite Dung Incantation. Le groupe qui travaille actuellement sur le successeur de At The Gate Of Sethu promet d’être de retour très bientôt avant de clôturer leur prestation par un Black Seed Of Vengeance reprit en chœur par tout le public de la Altar.

La tête d’affiche de la journée c'est bien sûr Aerosmith, groupe énormissime dans certains pays, mais un peu moins chez nous (où seulement la BO de Armageddon, voire Dream On, semblent avoir marqués les esprits, alors que le groupe compte une tripotée de hits), va nous gratifier d’un set de deux heures en enchaînant les tubes et quelques nouveautés (pour justifier la tournée?). Le concert est ultra carré, musicalement déjà (sauf le premier titre) et aussi dans la gestuelle (tout est calculé pour être synchronisé avec les caméras par exemple, jusque dans les moindres facéties de Steven Tyler). Au programme Walk This Way, Crying, I Don’t Want To Miss A Thing, Love In An Elevator, Dude Looks Like A Lady et un rappel avec Dream On et Sweet Emotion pour conclure. Un bon concert donc si c’est la première expérience avec Aerosmith, mais qui doit grandement sentir le réchauffé si on les a déjà vu.

Le groupe le plus evil du Black Metal est à Clisson. Aucun doute possible, tout est fait pour rendre le set de Gorgoroth le plus clinquant possible. 666 et “Hell” rouge sang, croix renversées lumineuses, les ingés lumières en font tellement des caisses que ça en devient génial. C’est sans compter la prestation de Pest, remonté et au bord de la rupture, capable de péter à plomb à tout moment et d’écraser son pied de micro sur la tête des photographes. Le reste, musicalement parlant donc, est plus que correct, classiquement méchant et sans concession (si l’on excepte un titre Pagan Black assez étonnant). Pas besoin d’avoir une sono de malade pour ce type de Black Metal, ici ça passe comme une lettre à la poste.

C’est ainsi que Philip H. Anselmo débarque avec ses illégaux sous la Valley, remontés comme des pendules, devant un parterre de corps présentement fatigués mais vite réveillés par une décharge sonore massive, et surtout génialement communiqués par un Philou en mode extrême, toujours très bavard, et toujours excellent. Les pogos et les slams ne se sont pas fait attendre. Phil Anselmo And The Illegals navigue sans complexe entre grindcore, death-metal, incluant fluidement mosh-parts de furieux, propice à l’éclatement de la folie ambiante. La Valley était naturellement surchargée (une Warzone aurait été sans doute plus encline à accueillir les affreux) mais remplie de violence heureuse. Set mémorable, donc. Un Phil mal rasé mais au taquet, omniprésent, chez lui. Que du bonheur.

Carcass c’est bien. Vous en doutiez? Quelques riffs et blasts, à travers un écran de fumée quelque peu abusif, suffisent pour sentir toute la signification qu’il y a derrière le mot Death-Metal. Incroyablement bien ficelés, intenses et maîtrisés les yeux fermés, les titres du combo anglais défilent et ne se ressemblent pas, respirent la violence et c’est visiblement ce que le public de l’Altar était venu chercher, en clôture de cette deuxième journée… Excellente prestation et sans conteste un temps fort de la journée. Et “ceux qui vont voir Avenged Sevenfold à la place sont des gros pédés”… c’est Jeff Walker qui l’a dit, et faut pas le contrarier, le machin…

Mais on le fera quand même ! Car le dernier passage de Avenged Sevenfold en terre clissonnaise n’avait pas laissé un souvenir impérissable au public (qui s’était rué en masse devant la scène seulement pendant la reprise de Walk de Pantera), et surement pas au groupe non plus. Là, c’est avec une scène et un show grandiose dans la mise en scène (rampe lance-flamme, scène à plusieurs niveaux, feux d’artifice) mais aussi avec beaucoup d’humilité qu’ils font leur retour. La différence se sent dans les propos de Mr Shadow, surtout au moment d’évoquer la mort du batteur The Rev. La setlist est plutôt axée sur les récents albums du groupe, mais le public réussira à arracher un rappel à Avenged Sevenfold, au bout de la nuit, et aura ainsi droit à un Unholy Confessions bien mené pour conclure cette deuxième journée.

Top 3 :
Bacteries : Monster Magnet, Subrosa, Aerosmith
LeLag : Gorguts, Supuration, Gorgoroth
Grumlee : Deep Purple, Aerosmith, Extreme
Manuwino : Phil Anselmo And The Illegals, Clutch, Bl’ast
nonohate : Subrosa, Nile, Shining
Pentacle : Subrosa, We Came As Romans, Gorgoroth
Tang : Gorguts, Subrosa, Phil Anselmo And The Illegals

Samedi 21 juin 2014

Hellfest 2014:
Nos photos de vendredi (dont celle du public, ambiance …), d’autres arriveront par la suite.

Report :
L’édition 2014 s’annonce mémorable avant même d’avoir commencé : une affiche dingue, suite de coups de bol pour la programmation qui voit aligner Iron Maiden, Black SabbathAerosmith, Deep PurpleStatus Quo pour les plus connus. Et près de 160 autres groupes. Déjà complet depuis un bail, le festival a mis les petits plats dans les grands et ne lésine pas sur la décoration : On peut trouver ça un peu Disneyland mais ça reste incroyable et plutôt cohérent avec ce que le festival tente de mettre en place depuis des années.
Au niveau des améliorations : la circulation vers la Warzone, mieux sans être parfaite (même s'il y a eu peu de moment pendant lesquels nous avons pu voir la Warzone pleine). Les toilettes : un grand pas en avant (sauf peut être pour les filles?). Pas grand chose à dire au final sur le site en lui même (à part peut êtres les PMR mis à l’écart et un peu loin du coin des scènes principales).
Voilà le détail groupe par groupe!

Quoi de plus jouissif que de se faire réveiller à grand coups de riffs épais par un Conan au meilleur de sa forme, distribuant sans relâche ses accords les plus graves et les plus sales à un public hypnotisé, par ce qui restera une des meilleures performances de la journée... Déjà plus qu’amoureux de ce groupe découvert pour beaucoup d’entre nous au Roadburn, nous ressortons groggy, la tête pleine d’un Doom caverneux complètement fou... Il n'est que 11h, la journée commence bien.

Crossfaith : bon oui la musique de ce groupe est dégueulasse, vraiment. Une sorte de metalcore / dance pourrave. Mais sur scène le groupe se donne à fond, et ils sont japonais donc on leur pardonnerait presque leurs choix musicaux. Presque.

Kronos en profite pour se faire une seconde jeunesse sous la Altar : riffs millimétrés au poil de fesse, soli déments, batterie épileptique... Difficile de tout suivre comme groupe d’ouverture, mais ça fait plaisir de revoir le groupe sur les rails, qui se donne à fond et annonce le meilleur pour la suite.

Confortablement installés sous la Valley, Caspian a fait le job, exprimant son Post-Rock cosmique et viscéral, particulièrement ici, dans le cadre du Hellfest, où le rendu sonore nous vrillait les tripes de manière exponentielle. Les américains ont déployé tout leur savoir-faire tout en donnant une véritable bouffée d’air frais aux festivaliers, notamment après la prestation massive de Conan. Sans vraiment de surprises, Caspian a transporté son auditoire loin, très loin, on serait même tenté de dire sur une autre planète. Ovni de cette première journée, Caspian a exposé tous ses talents avec classe. Un bonbon de légèreté dans cet océan de brutalité.

Le Grindcore de Blockheads n’a pas fait un pli. Direct et sans fioritures, le set a été expédié, respectant les codes du genre et ajoutant même une vélocité qui peut rappeler Converge, sans l’apport technique. Le set de Blockheads était néanmoins brut, carré, mais sans doute un peu trop calibré. En gros ça manquait peut-être un peu de failles et de sensibilité.

On commence à connaître Kadavar, les allemands ayant régulièrement tourné sur notre plat pays. Ils parviennent malgré tout à nous surprendre encore, armés d’une sono en béton armé (une habitude pour la Valley) et d’un batteur toujours excellent, souple et gavé de feeling, encore une leçon de Heavy Rock à l’ancienne. Épique.

Sepultura a confirmé son statut d’incontournable en direct, Derrick (chant) donne même une dimension hardcore à la sépulture, qui envoie radicalement la purée sur scène. Une phrase cinglante sera gueulée par le chanteur (assez sobre sur l'ensemble) : "Il y a des tas de gens là-dehors, qui ont dit des tas de conneries (sur nous), all the fucking time, alors laissez-moi vous dire qu'on est là aujourd'hui, and We are Sepultura!". Lorsque Propaganda a retenti, les gens ont carrément pété les plombs. Un circle pit s’est naturellement formé, tout comme un nuage de poussière, et les corps se sont percutés. A tel point que je me suis retrouvé en slam sans l’avoir cherché. La fin du set ne pouvait pas se faire autrement qu'avec le mythique Roots Bloody Roots. Éructation de joie ultime d'une masse humaine au visage maculé de poussière. Les brésilliens ont tout donné malgré la lourdeur du climat, en particulier Andreas Kisser (sûrement l'un des plus grands) et ce batteur, Eloy Casagrande, que je découvrais pour la première fois, et qui n'a pas grand chose à envier à Igor Cavalera. Éreintant dans cette foule gargantuesque, mais toujours sacrément puissant. Sepultura est – et restera – une valeur sûre, bien que les classiques restent privilégiés.

Le NWOBHM de Satan est un plaisir à entendre. Parce que les mecs ont gardé toute l’énergie de leur jeunesse et savent faire du Heavy-Metal assez couillu pour le genre. Satan c'est donc plus de rides sur le visage de ses géniteurs dont le chanteur n'est pas sans rappeler un certain Ozzy (voix et âge) mais sur scène c’est toujours d’actualité et ça surpasse sans problème pas mal de nouveaux groupes dans le genre.

Cru, sans concession, le Black Metal de Gehenna n’est décidément pas à mettre entre toutes les mains. Volontairement lancinant et sans aucune véritable accroche (du moins mélodique, de refrains…) les norvégiens réalisent un set austère qui aura tendance à lasser sur la fin.

Le Hardcore mélo des Stick To Your Guns prend effet immédiatement. Tu ne te poses pas de questions et tu hoches la tête au son des moshparts et des breakdowns plus efficaces qu’un motoculteur pour retourner la terre de Clisson. Ça ne va pourtant pas chercher très loin, mais les morceaux sont percutants, le groupe a la hargne et on apprécie le chanteur, a priori sincère dans des monologues assez touchants sur la grande famille du Hardcore.

Les belges de Nasty avec leur look de racailles vont foncer dans le tas, au sens propre comme au figuré. Le groupe balance un Hardcore bien basique comme il faut et le chanteur va à la rencontre du public. Simple mais efficace.

Le blues rock de Royal Thunder est certes souvent entendu, mais fort bien fait. La chanteuse s’est un peu métamorphosée depuis quelques années mais son coffre reste le même. Un bon moment même si le groupe n’invente rien.

Une année sur deux, on a droit à Hail Of Bullets ou Asphyx au Hellfest, mais dans tous les cas le chanteur Martin Van Drunen semble toujours prendre autant de plaisir à être là, peut importe la formation. Et comme d’habitude, et sans surprise dira-t-on, un set composé pour expédier la bombe H en pleine fosse. Pas de temps morts, de riffs mélodiques, de chant clair ou tout autre artifice, Hail Of Bullets c’est du pur Death Metal qui défragmente tout sur son passage. Encore une victoire des néerlandais!

Formé en 1985 à Boston les coreux de Slapshot arrivent tout sourire sur scène, interpellent direct un membre du public avec une poupée gonflable. Peu de temps après le chanteur saisi un morceau de bois et se frappe le crâne jusqu’à en saigner. Mais pour autant le frontman va prendre la pose tout sourire pour un membre du public avec son appareil. WTF, et épique. 

Le retour d”une des gloires de la période néo (même si le groupe ne faisait pas vraiment du néo) avec Powerman 5000. Le blond peroxydé, accessoirement frère de Rob Zombie (ce qui peut expliquer sa place sur l’affiche) offre un set honnête au final vu la qualité du matériau de base. Il faudrait juste arrêter de vouloir paraitre quinze ans de moins et assumer son côté Rock pour ricain. Même leur tube When Worlds Collide ne sauvera pas le set.

Il faudra attendre 15h et une Mainstage écrasée par une chaleur abominable pour retrouver les irlandais de Therapy et leurs tubes avec lesquels nous avons tous grandis, qui, même s’ils avaient de l’énergie à revendre et étaient visiblement très contents d’être parmi nous, n’ont pas franchement réussis à convaincre, faute à un son un peu vieillot et des titres un peu trop mous.

Rob Zombie, en habitué du festival, réussira à mettre un peu d’ambiance sur la Mainstage, même si en plein jour, sans jeux de lumières et avec une mise en scène un peu molle, l’effet Dragula retombe bien vite. Une setlist axée principalement sur les trois premiers albums (SuperbeastLiving Dead GirlHouses Of 1000 Corpses) sans oublier le classique de White ZombieMore Human The Human, et quelques reprises (Am I Evil de Diamond Head et un bout de Enter Sandman) mais qui ne réussira pas à convaincre totalement.

C’était sans compter sur Kylesa, trop irrégulier dans ses prestations scéniques, que nous entamons la dernière ligne droite de cette première journée côté Valley. Et bien honte sur nous d’avoir douté du groupe de Savannah, qui réalise là une prestation incroyable, ultra péchue, avec des vieux morceaux bien exécutés, un son énorme, et le sourire aux lèvres ! Grosse ambiance sous le chapiteau, les morceaux s’enchaînent sans aucun temps mort et que ce soit les deux batteurs qui s’en donnent à cœur joie ou les cordes qui sortent le grand jeu de la sauvagerie, c’est le carton plein. Encore un temps fort de la journée.

Un bref détour chez nos vikings peinturlurés de Turisas nous confirme encore une fois la bonne humeur et le grand n’importe quoi qui règne sous la Temple. Les slams pleuvent, les finlandais sont hyper motivés et l’ambiance est au beau fixe. Les morceaux épiques ont de quoi recharger les batteries en fin d’après-midi pour attaquer la soirée à venir.

Iron Maiden :
À défaut d’avoir pu camper devant la Mainstage depuis le début d’après-midi pour s’assurer une bonne place, nous voici acculés au fond du fond de la petite colline surplombant les deux scènes principales. Dans ces conditions les écrans géants furent d’un grand secours pour pouvoir suivre ce qu’il se passait sur scène, les changements de tableau en fond de scène, les apparitions des marionnettes géantes d’Eddie, les explosions. Côté musique, le groupe avait préparé une setlist oldschool pour cette tournée Maiden England 2014 et difficile de faire la fine bouche sur le choix des titres. Nous aurons ainsi droit à tous les grands classiques que sont The Number Of The Beast, Run To The Hills, The Trooper, Iron Maiden, Phantom Of The Opera, Aces High en ouverture du rappel… Grosse ambiance, une mainstage qui a battu son record d’affluence (si quelqu’un a une photo aérienne !), et en bonus Bruce Dickinson qui annonçait le score du match France - Suisse.

Watain :

Cruel dilemme en cette fin de journée : voir Iron Maiden dans son intégralité, sachant que les deux tiers de leur set seraient de jour, ou quitter la vierge de fer pendant The Trooper pour voir l’un des meilleurs représentant de la scène Black Metal suédoise ? Mon choix se portera sur la seconde option, sûr de la claque visuelle que le cadre du festival apportera au concert de Watain. Après seulement une chanson, les titres de Seventh Son Of A Seventh Son sont sortis de ma tête pour laisser place au mal presque palpable qui émane de la Temple. Différents rituels accompagnent les morceaux extraits de leurs trois plus récents albums comme l’incantation qui précède le jet de sang au début de Outlaw. Seuls quelques problèmes techniques viendront perturber leur prestation qui s’achèvera sur Holocaust Dawn et alors que Death To All foule déjà la Altar, Erik (alias “E”) termine son ultime rituel devant l’autel et salue longuement les derniers fans restés sur place.

Comme à son habitude, Electric Wizard réuni les amateurs de riffs assourdissants et de sonorités malsaines sous le signe du psychédélisme façon boucher sous LSD. Le son est énooooorme, le groupe est content d’être là, la foule en transe, les jeux de lumières magnifiques… Bref tout est réuni pour passer un très bon moment, le jeu et le son des anglais sont impressionnants, l’atmosphère toujours aussi particulière, et on pourrait difficilement trouver des défauts à la prestation du groupe. Magique.

Les grecs de Septic Flesh n’auront besoin que de quelques secondes pour imposer leur impressionnante présence scénique au public de l’Altar. Les bandes symphoniques tonitruantes, une batterie martelée sur lesquelles s’ajoutaient les guitares et la voix écorchée de Seth, revêtu d’une sorte d’armure rappelant le corps d’un Alien de H.R. Giger. Au programme dans le désordre, A Great Mass Of Death, Communion, Pyramid God, Persepolis et des nouveaux titres issus de Titan, en première exclusivité pour le Hellfest.

Échangés en dernière minute avec Electric Wizard, Godflesh a donc achevé les festivaliers dans les normes en vigueur le premier jour en Valley. Rares en France (et en tournée globalement), armés d'un nouvel EP dément (Decline and Fall), Justin Broadrick, ses potes et sa batterie programmée ont tout donné, malgré des balances interminables. Le résultat était massif, intransigeant, punitif, tout ce qu’on attend d’un concert de Godflesh. Assommant et jouissif.

Arrivés un peu sur le tard, on découvre une Warzone pleine à craquer pour la venue des norvégiens de Kvelertak. C’est réellement impressionnant de voir à quel point le groupe a acquis des fans de plus en plus nombreux au fur et à mesure des années. Et on comprend pourquoi, les mecs sont remontés, le set est ultra Rock’n Roll. L’énergie est là, très communicative et l’on peut difficilement résister à leur mélange original de Black Metal, Hardcore / Punk et touches Heavy / Rock. Pourvu que ça continue pendant encore longtemps!

Top 3 :
Bacteries : Electric Wizard, Kylesa, Royal Thunder
Grumlee : Iron Maiden, Kylesa, Caspian
Lelag : Conan, Kylesa, Kadavar
Manuwino : Slayer, Rob Zombie, Slapshot
Nonohate : Caspian, Electric Wizard, Septic Flesh
Pentacle : Death To All, Kvelertak, Caspian
Tang : Caspian, Sepultura, Godflesh

Jeudi 12 juin 2014

Deep Purple planche sur de nouveaux morceaux en vue de son vingtième album.

Vendredi 30 mai 2014

Glenn Hughes (Deep Purple, Black Sabbath), Jason Bonham (fils de John, Led Zeppelin) et Andrew Watt forment California Breed et ont donné leur premier concert avant-hier. Quelques bouts de dernier sont à voir dans la suite.

Mercredi 14 mai 2014

Metallica a repris quelques titres d'Ozzy Osbourne, des Beatles ou encore de Deep Purple en acoustique pour un concert de charité, c'est à voir par ici.

Dimanche 20 avril 2014

De La Fumée Sur L'eau est le nom de la biographie (traduite en Français) de Deep Purple. Le second tome sortira début 2015. Vous pouvez acheter le livre ici.

Samedi 15 février 2014

Il y a 40 ans : Deep Purple sortait son 8ème album studio, Burn était le premier avec David Coverdale au micro et Glenn Hughes à la basse, par ici.

Vendredi 07 février 2014

Un album hommage à Ronnie James Dio (Heaven&Hell, Black Sabbath, Rainbow), décédé en mai 2010 des suites d'un cancer de l'estomac, baptisé This is Your Life sortira le 1er avril. On y retrouvera notamment des membres d'Anthrax, Deep Purple, Metallica, Motörhead ou bien encore Judas Priest. La tracklist complète est disponible dans la suite.

Mercredi 04 décembre 2013

Et voilà l'annonce des groupes pour le Hellfest 2014, même si les médias traditionnels ont fait fuiter ça comme des gorets avant que le Hellfest ne puisse l'annoncer lui même (mais en oubliant quelques infos!). L'annonce comme promis par l'orga est monstrueuse, les têtes d'affiches annoncées via rumeurs depuis un baille sont confirmées (Iron Maiden, Black SabbathAerosmith) et pour ceux qui aiment les choses moins mainstream, les tentes ont encore leurs lots de pépites. Il manque très peu de groupe à l'affiche, et cette année les pass risquent de partir très vite, du coup un parfait cadeau de Noël!

Voilà les groupes jour par jour, avec les liens quand on a la page histoire de découvrir si besoin.

Vendredi 20 juin :
- Mainstage 1 : Iron Maiden, Rob ZombieQueensrÿcheTherapySatanCrossfaithNightmareWalking Pappers
- Mainstage 2 : Slayer, Trivium, Sepultura, Death AngelMODToxic HolocaustFueled By Fire, Angelus Apatrida.
- Altar : DeathKataklysm, Septic Flesh, Pungent StenchNocturnus ADKronosLoudblast, Blockheads.
- Temple : Watain, Enslaved, TurisasImpaled NazareneDestroyer 666GehennaImpietyNecroblood
- Valley : Electric Wizard, Godflesh, Kylesa, KadavarRoyal ThunderDownfall Of Gaiia, CaspianConan, Mars Red Sky.
- Warzone : Walls Of JerichoPro Pain, Downset., Slapshot, DefeaterFirst BloodBrutality Will PrevailStick Your Guns + 1 groupe.

Samedi 21 juin :
- Mainstage 1 : Aerosmith, Deep PurpleStatus QuoSkid RowBuckcherryLez Zeppelin (un tribute-band féminin de Led Zeppelin), Killers.
- Mainstage 2 : Avenged Sevenfold, Soulfly, Hatebreed, Dagoba, We Came As RomansWhile She SleepsOf Mice And Men, Darkness Dynamite.
- Altar : Carcass, NileGorguts, Hail Of Bullets, IncantationSUPWeekend Nachos, Benighted.
- Temple : Gorgoroth, EluveitieTsjuder, Shining, MglaTrollfestTemple Of BaalSkyclad
- Valley : Monster Magnet, ClutchPhil Anselmo And The IllegalsAcid KingWitch Mountain, SubrosaSavioursHerderHark.
- Warzone: Millencolin, 7 secondsBl’ast !Misconduct, Burning headsAys + 2 groupes

Dimanche 22 juin :
- Mainstage 1 : Black Sabbath, Soundgarden, MegadethAlter Bridge, SeetherCrowbar, LofoforaBlues Pills.
- Mainstage 2 : EmperorIced Earth, Behemoth, AnnihilatorAngra, PowerwolfIn SolitudeScorpion ChildYear Of The Goat.
- Altar : Opeth, Paradise Lost, SoilworkThe Black Dahlia Murder, UnleashedRepulsion, UlcerateObliteration.
- Temple : 1349, Vreid Sognametal, Solstafir, EquilibriumUrfaust, Dordeduh, The Ruins Of BeverastAluk Todolo
- Valley : UnidaSpirit Caravan, DozerHouse Of Broken PromisesLowriderZodiacSatan’s Satyrs, Watertank + 1 groupe
- Warzone : TurbonegroFlogging Molly, The Misfits, Mad Sin, Comeback KidLast ResortThe Bones, Tagada Jones, Crushing Caspars, Cobra.

Les places seront en vente à 9h00 :
- Pass 3 jours
- Vendredi
- Samedi
- Dimanche

Lundi 02 décembre 2013

France 3 Pays de La Loire a donné des premiers noms pour le Hellfest 2014 : Iron MaidenAerosmith, Black Sabbath, Deep Purple, Rob ZombieStatus Quo, Slayer, Megadeth. Confirmation par le festival prochainement!

Vendredi 08 novembre 2013

Deep Purple sortira la semaine prochaine la version Gold de son dernier album Now What ?. Cette édition Digipak deluxe comprendra 2 titres bonus, It'll be me (une reprise de Jerry Lee Lewis) et un inédit First Sign of Madness, ainsi qu'un live de 70 minutes intitulé Now What ? Live Tapes enregistré entre Rome, Milan, Gaevle, Majano et Aalborg, dont vous pourrez consulter la tracklist dans la suite. Le groupe sortira également un nouveau single Above and Beyond qui sera agrémenté de 2 titres live, Hush et Space Truckin'.

Jeudi 17 octobre 2013

Pour le Rock'n Roll Hall Of Fame 2014 il y a du lourd au niveau des nominées : Nirvana, Kiss, Deep PurpleChicPeter GabrielLL Cool JCat Stevens ou Yes. Un sondage en ligne est disponible via leur site. Pour rappel sont élligible les groupes ou personne ayant un premier enregistrement datant d'il y a au moins 25 ans et avoir une influence notable sur l'histoire du rock.