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Biographie

Deep Creeps

Deep Creeps naît en 2013 du coté de Boise (Idaho) à l'initiative de Luke, Jeremy et Justin. Attiré par le versant le plus raide et bruitiste du Hardcore, c'est dans cette voie sans concessions que le trio s'engouffre à 200%, enchaînant rapidement les concerts. Un premier album entièrement auto-produit voit le jour, uniquement en cassette (et au format digital), en mai 2014.

Luke Hayhurst - Guitare, Chant. 
Jeremy Martin - Basse. 
Justin Moore - Batterie, Chant. 

Chronique

Crown Gall ( 2014 )

Si le Hardcore vorace dans sa déclinaison fange, croix inversées et production en or massif semble actuellement vivre ses heures de gloire pour le plus grand bonheur des adeptes de Converge et Cursed, c'est certainement que, comme pour tout cycle, la fin n'est plus très loin. L'histoire n'étant que recommencement certains petits malins ont donc récemment décidé d'en devancer le prochain chapitre en se réappropriant dès à présent un savoir-faire un peu particulier qui semblait s'être quelque peu perdu. Et que l'on ne devrait tarder à redécouvrir une nouvelle fois avec délectation. Le résultat de l'expérience répond au nom de Crown Gall et secoue méchamment.

Rien de révolutionnaire dans la démarche du trio, la recette remise au goût du jour n'étant jamais que celle d'un Hardcore supersonique biscornu, glauque et féroce dont les compteurs sont restés bloqués quelque part entre 1995 et 2005. Mais elle fait un bien fou. Deep Creeps est un enfant de cette scène punk bruitiste et épileptique, chantre de disques capitaux aux rythmiques fracassées enlevés à la force de l'énergie brute. Moins métallisés qu'un Anodyne, un Kiss It Goodbye ou un Coalesce, le groupe de Boise n'en évoque pas moins la fureur dévastatrice et l'intensité en dépit d'une approche complètement barge, brutale, écorchée et sans concession que n'auraient pas renié Ice NineArab On Radar ou Eucharist.
Rarement chronométré au dessus des deux minutes, Deep Creeps étale sans temps mort 14 vomissures chaotiques à la frontière des lignes droites du Fastcore, des hoquets Spazzcore et des errements du Hardcore Chaotique 1ère vague. L'ingrédient magique qui fait que la recette prend de nouveau est justement, même lorsque le trio traîne légèrement en longueur (le morceau titre), l'absence de tout élément superflu. Le Hardcore teigneux, tendu à l'extrême limite des américains n'est qu'accélérations, breaks, vociférations et grognements, noiseries, guitares labyrinthiques et rythmiques cognées à s'en péter les coudes. Zéro posture, la prod sur les os, tout pour le bruit, la violence et le groove déglingué ("W.A.S.P.", "Turd World", "Larva Tunnel", "Nematoad"...). L'intensité de Crown Gall n'a dès lors d'égal que son inventivité dans la surenchère et, aussi surprenant que cela puisse paraître, sa relative accessibilité.
Car s'il gagne en férocité en se passant - de gré ou de force - d'artifices encombrants le vrai pari gagnant ce premier album est de se détacher du lot par une clarté lo-fi bienvenue qui rend intentions et exécutions intelligibles et, par là même d'autant plus appréciables.

Si vous cherchiez encore un groupe digne de son son patronyme et à la hauteur de ses prétentions dans la forêt Hardcore, arrêtez là vos efforts. Deep Creeps vient de remettre brutalement les pendules à l'heure en termes d'adéquation entre attitude, fond et forme.

Deep Creeps

Style : Noise-Punk / Chaotic Hardcore
Tags : - -
Origine : USA
Site Officiel : deepcreepsmusic.com
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