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Biographie

Death Before Dishonor

Dan Loftus - batterie
Ben Kelly - guitare
Dave Capello - guitare
Frankie Puopolo - basse
Bryan Harris - chant

Le groupe se constitue à Boston en 2001 autour de Bryan (chant), Erik (guitare), Frankie (basse) et Dan (batterie). Une première démo arrive très rapidement valant à Death Before Dishonor une signature chez Spook City Records (Will To Live, Endless Fight, Integrity). S'ensuit alors la sortie du premier ep, True Till' Death, en 2002, suivi un an plus tard par un split avec les collègues de Nourish The Flame (les deux productions seront réédités en 2005 sur un seul support intitulé True Till' Death).
En 2004, Death Before Dishonor change de braquet en intégrant le roster de Bridge Nine Records (Palehorse, The Hope Conspiracy, Give Up The Ghost). La formation de Boston enregistre un troisième ep intitulé Friends, Family, Forever. Avec ce dernier sous le bras, Death Before Dishonor remplace Terror au pied-levé lors du Unity Tour d'Agnostic Front sur le Vieux Continent.
Lors de l'année 2005, le groupe subit un remaniement et se transforme en quintet, Erik étant remplaçé par les guitaristes B-Roll et Dave X.
Un an plus tard, Death Before Dishonor retourne en studio pour enregistrer un nouveau split en compagnie de Black Friday 29 et réédite Friends, Family, Forever en attendant son premier album, Count Me In, prévue pour mai 2007.

Count Me In ( 2007 )

Six ans pour pondre un premier album, on a déjà connu formation US de hardcore plus pressée d'en découdre. Après Friends, Family, Forever, ep d'assez bonne facture usé sur les routes pendant trois années, Death Before Dishonor fournit donc son premier effort longue durée, Count Me In.

Sincèrement, attendre autant de temps pour mettre en boîte un album de ce genre laisse songeur. Non pas que ce dernier soit franchement mauvais, loin de là, mais bon, hormis le côté financier, on voit pas trop ce qui a pû occasionner un tel retard, le fignolage et les compos fouillées n'étant pas trop l'apanage de ces formations hardcore metal. Bref, on attendait du brutal, on a du brutal. Sur ce plan-là, impossible de reprocher quoi que ce soit à Death Before Dishonor. Aidé de Jim Siegel (Give Up The Ghost, Palehorse, The Hope Conspiracy...), les bostoniens savent visiblement sur quel bouton appuyer pour déclencher la grosse artillerie. Ca pète, c'est exagérément carré, le quintet mène sa barque tough guy de main de maître, évoluant avec facilité entre accélérations, mid tempos et breaks, faisant la pluie et le beau temps à grands coups de riffs monumentaux et tendus dans le genre de Hatebreed ("Break Through it All"), déclenchant de bonnes bastons de double pédale ("Curl Up & Die"). Imparable et jouissif dans le pit.
Seulement voilà, à force d'user et d'abuser de rythmiques éculées, de structures systématiques, l'intérêt retombe progressivement et on se prend très vite à musarder, écoutant d'une oreille distraite tout en feuilletant le programme TV pendant que Bryan Harris tente vainement d'attirer l'attention par ses interventions de brute. Si Friends, Family, Forever, présentait encore quelque intérêt grâce à des titres venant véritablement des tripes, Count Me In tient difficilement la distance, restant vraiment trop en surface, à la limite du cliché. Et ce n'est pas la reprise de "England Belongs to Me" de Cock Sparrer rebaptisée, je vous le donne en mille, "Boston Belongs to Me", tellement caricaturale qu'elle en devient grotesque, qui parvient à sauver les meubles, au contraire.

Bref, même en étant pas trop difficile, Count Me In n'est pas du genre à faire de vieux os sur les platines. Et pour cause, par ses grosses ficelles, il porte en lui tous les germes d'un album uniquement taillé pour la scène. Dans ce cas, avec cette dernière mouture, Death Before Dishonor contentera largement ceux qui ne recherchent que le contact le plus brut. Toutefois, ceux là aussi peut-être finiront par se lasser un jour ou l'autre.

A écouter : "Count Me In" et "Break Though it All"

A écouter : Count Me In, Break Through it All
15 / 20
1 commentaire (17/20).
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Friends, Family, Forever (Réédition) ( 2006 )

Estimant sans doute que beaucoup trop d'eau était passée sous les ponts et histoire de nous faire patienter en attendant le prochain méfait du groupe, Bridge Nine Records réédite, en guise de cadeau de Noël, le ep Friends, Family, Forever de Death Before Dishonor, formation de Boston que l'on avait pu découvrir il y a deux ans en première partie d'Agnostic Front.

Pour ceux qui avaient raté le premier épisode, Death Before Dishonor c'est du bon hardcore tough guy des familles entre Madball et Knuckledust, pas original pour deux sous, mais ultra efficace. La recette est simple : des rythmiques carrées et imposantes, un chanteur qui roule les mécaniques avec sa voix d'ogre à mi-chemin entre le timbre un peu rauque de Freddy Cricien (Madball) et celui caverneux de Rob To Live (Will To Live), et des choeurs typiquement new yorkais. Rien de neuf donc.
Pourtant, aussi commune soit leur démarche, les bostoniens parviennent à nous attirer dans leur maelströem de la plus élémentaire des manières, par le biais justement de cette simplicité. En effet, si en d'autres domaines celle-ci peut s'avérer rédhibitoire, en hardcore il arrive souvent qu'elle devienne une force. Dans le cas de Death Before Dishonor c'en est une. Arguant du fait qu'en hardcore seul importe l'esprit, cette authenticité permet aux ressortissants de Bridge Nine de se contrefoutre des modes, déversant leur rage dans des morceaux littéralement rentre-dedans, sans concession ("Born From Misery", By My Side") tout en maintenant cette notion de fraternité qui transparaît notamment sur "6.6.6.", sorte de sing-a-long sur lequel Aaron Knuckles (Death Threat) fait une apparition remarquée, en passe de devenir l'hymne de Death Before Dishonor.
Apparemment, cette tendance n'est pas prête à s'infléchir. Et pour cause, cette édition 2006 est augmentée de trois nouveaux titres ("Curl Up & Die", "Game's Over", "Dead To Me" ) - pas si nouveaux que çà puisque deux d'entre eux figuraient déjà sur le split avec Black Friday 29 sorti cette année - où le groupe nous donne un aperçu plus que prometteur de ce que pourrait être sa prochaine production.
Cerise sur la bûche, Friends, Family, Forever 06, s'achève sur un live au CBGB qui serait anecdotique, n'était-ce la nostalgie qui s'en dégage. Capté en juillet 2006 juste avant la fermeture définitive, Death Before Dishonor a souhaité, pour l'occasion, conserver le plus d'authenticité possible. Résultat, un son brut mais sublimé par la magie de ce site mythique du hardcore.

Avec seulement un ep et un split au compteur depuis 2001, Death Before Dishonor ne fait pas partie des formations les plus prolifiques. Il n'en demeure pas moins que le groupe a accumulé durant ces années une expérience qui lui sera plus que profitable lorsque l'heure sera venue de déployer tout son potentiel sur son premier full length. Confirmation courant 2007.

Friends, Family, Forever 06 disponible en stream.

A écouter : Born From Misery, 6.6.6., By My Side