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Biographie

Deadlock

Deadlock nous vient d’Allemagne, où il est formé en 1997 entre de jeunes musiciens pleins de motivation. En 2000, Winter Recordings endosse la formation, y voyant un certain potentiel, et lui permet de sortir un MCD intitulé I’ll wake you when spring awakes.
A la suite de cette sortie, beaucoup de choses changent pour le groupe, qui, après une modification de line-up, accueille Sabine pour une collaboration au clavier et au chant sur son premier album, The Arrival. Celui-ci développe un metal brutal et puissant, avec des mélodies heavy tranchées et agressives et revendique l’orientation straight edge des membres du groupe.
Après une tournée en 2002 et un split avec le groupe Six Reasons To Kill, Deadlock est endossé par l’écurie anglaise Lifeforce Records, et sort en 2004 Earth.revolt, puis en 2007 Wolves.

Chronique

7 / 20
12 commentaires (12.5/20).
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Wolves ( 2007 )

Il parait que metalorgie ne fait plus assez de chroniques de metalcore. Avec Deadlock, l’occasion est trop belle de ne pas réparer cet immonde affront, et de justifier à quel point justement, il y a si peu de chroniques du genre qui sont publiées en ces colonnes. Deadlock, ce sont des allemands gominés et tatoués, avec des gueules de jeunes premiers, et une fille à la coupe de cheveux sophistiquée mise au premier plan sur les photos. D’entrée, rien qu’en ayant une rapide approche du groupe par les visuels, on se dit qu’il y a un truc, que ça ne tient a priori pas forcément la route. Et effectivement, avec ce groupe, l’a priori se révèle plus que fondé à l’écoute de ce troisième album, Wolves.

Avec Deadlock, on touche juste aux bas fonds du genre, on se dit vraiment que tout est allé un peu loin au niveau du formatage, pour en arriver à ce point de  médiocrité. Musicalement, on évolue dans un vaste amalgame de musiques extrêmes caricaturées. Les teutons nous abreuvent d’un grossier metal, mélange entre death mélodique et thrashcore vu et revu,  nourri d’influences mal digérées et mal réunies : de l’indus symbolique (dans le sens où d’éparses sonorités se courent après au long de Wolves) au black sympho ridicule, en passant par les interludes pseudo gothiques ou l’electrometal aux frontières de la dance, on nage en plein massacre. Certes, certaines tirades (les introductions notamment) ont leur potentiel d’efficacité (mais aucune originalité), mais le tout est tellement mal ficelé que tout plan intéressant tombe instantanément aux oubliettes grâce à une transition arrivant comme un cheveu sur la soupe. Tous les titres de Wolves souffrent en effet d’un problème identitaire fort, alternant extrême violence et mièvreries, et sont tachetés de franchissements complètement aberrants, qui prêtent même parfois à sourire… Et ce n’est malheureusement pas le pire, Deadlock vous gâte mes petits veinards. Au niveau des parties de chant, le groupe fait très fort, en mélangeant deux voies. La première, très agressive, absolument dans les standards du genre, oscille entre un chant guttural death, des hurlements hardcorisants et des égorgements black. La deuxième, assurée, vous l’aurez compris, par la belle Sabine, fait toucher le fond à la musique de Deadlock. Avec un chant lyrique bateau, retouché un maximum à la production, la jeune femme donne la touche finale à l’incompréhensibilité des morceaux. A prodiguer des lignes insipides, sans l’once d’une émotion, sur des parties instrumentales grossières et bourrues, le comble de l’incohérence est atteint, et la figure de proue du groupe fait des ravages, au sens premier du terme.
Alors évidemment et comme toujours avec LifeForce Records, les moyens sont là, la production est complètement gonflée, très artificielle et tout semble reposer là dessus, mais en l’occurrence, cela ne fait qu’accentuer le ridicule et les défauts. Le contraste entre incohérence musicale et moyens mis en œuvre est saisissant, et chacun en conclura ce qu’il voudra bien en conclure.

Wolves est juste un album complètement raté, superflu et moche, qui mélange tout et n’importe quoi, n’importe comment, et mise tout sur sa production artificielle au possible et sa figure de proue féminine. Il sera aisé d’oublier bien vite Deadlock, tant il y a de formations bien plus intéressantes à l’heure actuelle, et il s’agira juste d’espérer que LifeForce Records arrête d’aller chaque fois plus bas dans la médiocrité du phénomène metalcore..


 

A écouter : non