Cul-de-sac. Un nom plutôt bien choisit pour un groupe de punk-rock indépendant qui sort son 4ème album sans demander l'avis ni l'aide de personne ! Contre vents et marées, changements de line up, maladie, problèmes financiers, manque de reconnaissance ou label qui met la clé sous la porte, Dead End est toujours là après 15 ans de bons et loyaux services, et rien que pour ça, ils méritent un énorme respect.
Ce Clusterfucktabulous rappelle l'âge d'or d'un punk-rock mélodique français des années 90, quand la seule question qu'on se posait était "et toi t'es plutôt Burning Heads ou Seven Hate" ?! Dead end était déjà dans la place, signé chez Dialektik Records, et sortait son "Ain't no cure", premier opus influencé par le punk rock au sens large - de la fin des 70's au début des années 2000 : nerveux, mélodique, rentre-dedans, et surtout avec ce chant très reconnaissable et bien souvent comparé à Robert Smith.
La formule est la même sur cette nouvelle galette, après tout Dead End ne cherche absolument pas à réinventer la musique. Les treize morceaux ne prennent pas de détours, il suffit de parcourir les noms des chansons, aux titres plutôt évocateurs ("Blah Blah", "Nervous breakdown", "Coward", "Think again"...), ou bien de mettre le disque sur ça platine et entendre les premiers accords de "Friendshit" pour s'en rendre compte ! Punk-rock mélo 90's, punk hardcore 80's, pop punk à l'ancienne, on sent une grosse maîtrise dans l'écriture du refrain qui tue, de la composition simple mais efficace et des mélodies à 4 accords ! Dans la grande tradition punk-rock, des samples bien choisis démarrent bon nombre de morceaux, et l'album se termine sur une note plus acoustique. Petit bémol sur la variété des morceaux ainsi que la longueur de l'album, mais si on veux poser le cerveau et headbanger en chantant le poing levé, Dead End se pose là.
A écouter : Friendshit, Nervous Breakdown, Coward