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Biographie

David Gilmour

David Gilmour naît en 1946 à Grantchester, près de Cambridge où il rencontrera par la suite Syd Barrett lors de ses études au Cambridgeshire College of Arts and Technology. Ils jouèrent souvent de la guitare ensemble mais prirent différentes directions. Tandis que Barrett fonda le groupe de Rock Expérimental Pink Floyd en 1965, Gilmour créa Flowers en 1966, groupe qui tourna essentiellement en Espagne et en France. En Janvier 1968 David Gilmour est approché par Pink Floyd afin d'assister Syd Barrett, emprunt à une forme de schizophrénie due à la consommation de diverses drogues. C'est en Octobre de la même année que Barrett quitta le groupe, laissant la place à son ami d'enfance, David Gilmour. Ce dernier participe  au processus de création dès son arrivée dans le groupe en cosignant A Saucerful of Secrets sur l'album du même nom.

Dès More en 1969, David Gilmour apparaît comme la pièce maîtresse du groupe aux côtés du bassiste Roger Waters. Mais un groupe ne peut se composer de deux fortes têtes créatrices et après une période de cohabitation dont on retiendra entre autres Obscured by Clouds, Dark Side of the Moon et Wish You Were Here, Roger Waters s'appropria de plus en plus la phase de composition du groupe, muselant par la même occasion David Gilmour qui sortit un album solo éponyme en 1978 pour libérer un peu sa créativité.
The Wall marqua en 1979 une profonde rupture avec les oeuvres précédentes des Pink Floyd en raison de la quasi-absence de Gilmour dans l'écriture, au profit de Waters. L'album suivant, The Final Cut, fut entièrement composé par le bassiste et parue sous l'étiquette d'une oeuvre de Roger Waters jouée par Pink Floyd.
Mis sur la touche, Gilmour en profita pour sortir son second album solo, About Face, en 1984.

L'année suivante Waters décida de quitter Pink Floyd, considérant que le groupe avait achevé tout ce qui lui était possible de faire. A ce moment là David Gilmour repris les rênes et sorti deux derniers albums avec les Floyd : A Momentary Lapse of Reason et The Division Bell.
Mais en 1995 l'aventure Pink Floyd prit fin et Gilmour entama une carrière « d'homme de l'ombre » dans la musique en produisant divers artistes, en faisant office de musicien studio ou bien en tant qu'ingénieur du son.

Parmi les faits marquant de la décennie 1995-2005, on retiendra surtout son introduction au Rock and Roll Hall of Fame en 1996, et son intronisation au rang de Commandeur de l'Ordre de l'Empire Britannique pour sa philanthropie et sa contribution à la musique, l'inscrivant ainsi par la même occasion au panthéon des Grands de ce monde.
Pour le Live 8 2005 les Pink Floyd se reformèrent le temps d'un concert magique à Hyde Park. Après ce concert les ventes du best-of du groupe augmentèrent de près de 1.400% ! Gilmour décida de reverser intégralement les bénéfices au Live 8, estimant que cet argent serait plus utile pour sauver des vies. Puis des rumeurs circulèrent quand a une éventuelle reformation des Pink Floyd, mais celles-ci furent vite démenties par David Gilmour qui ne se voit pas reprendre cette aventure à son âge.

Le 06 Mars 2006 David Gilmour fêta en effet ses soixante ans et sorti pour l'occasion son premier album depuis plus de dix ans, On an Island. Le disque rencontre un franc succès et atteint dans de nombreux pays la tête des charts, comme quoi les gens n'ont pas oublié ce grand monsieur malgré une décennie passée paisiblement à l'écart, mais toujours dévouée à la musique.

Chronique

18.5 / 20
6 commentaires (17.92/20).
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On an Island ( 2006 )

Durant la dernière décennie David Gilmour a mis sa carrière musicale de côté, préférant s'atteler à épauler divers artistes depuis la fin de la tournée de The Division Bell en 1995 et la fin des Pink Floyd. L'annonce d'un nouvel album du poète de ce groupe culte avait donc fait frétiller les esgourdes, d'autant plus que le monsieur s'est entouré de beau monde pour son retour sur le devant de la scène puisqu'on y retrouve Richard Wright, David Crosby, Graham Nash, et bien d'autres encore...

L'album s'ouvre à l'instar de The Division Bell avec deux titres complémentaires, Castellorizon et On an Island. Le premier sert en quelque sorte d'introduction instrumentale, avec une montée atmosphérique sur laquelle viennent se superposées quelques notes de guitare dûment placées. Force est de constater que la patte Gilmour n'a rien perdu de sa superbe pusique que son son de guitare inimitable et son touché sont restés intact. La voix n'arrive que sur On an Island et rappelle à quel point le timbre de  David Gilmour est apaisant, chose plus vraie que jamais d'ailleurs sur la merveille ballade A Pocketful of Stones, véritablement transcendante de par la chaleur véhiculée par sa voix sur les quelques notes de piano et de harpe disséminées ici et là.
Des ballades, ce disque en est plein. Reposant presque toutes sur une musique d'ambiance programmée, une batterie discrète, une basse bien présente, et par dessus tout sur l'association voix/guitare de Gilmour, qui a tour de rôle se chargent de transporter les émotions.
La seule qui se dégage du lot est Red Sky At Night. Un Blues instrumental au Saxophone si emplit de tristesse qu'il mettrait presque le cafard à quiconque l'écouterait.

Si On an Island comporte essentiellement des ballades, il contient aussi deux chansons nettement plus rythmées : Take a Breath et This Heaven. Le début de la première rappelle un peu Welcome to the Machine (Wish You Were Here) avec une légère cacophonie ambiante, un rythme très martial à la batterie et une voix modifiée sur le refrain. Quant à la seconde elle renoue délicieusement avec le Blues-Rock de Gilmour qui s'en donne à coeur joie sur un long solo à la Money (Dark Side of the Moon) !

Les dix titres de On an Island sont des incontournables, faisant de ce disque un indispensable renouant avec le Blues-Rock Floydien des années précédant The Wall qui marqua la domination de Waters au détriment de Gilmour. On le retrouve donc ici avec un disque d'une grande richesse artistique rappelant Dark Side of the Moon, ou surtout Wish You Were Here.
On an Island est une douce petite ballade dans un univers aux sonorités apaisantes, transportées par la voix et la guitare de David Gilmour qui font frissonner dès le début.
L'écoute de On an Island transporte, détend, suspend le temps autour de nous. A tel point qu'on s'imagine sans problème dans la peau du personnage dessiné sur la pochette, seul sur un rocher, isolé de tout et de tous à contempler les cieux, rêvassant à ce que notre imagination veut bien nous susurrer.



On an Island sur MySpace (à écouter absolument !)

A écouter : On an Island, Red Sky at Night, This Heaven, A Pocketful of Stones...