Albums du moment
Pochette Nighttime Stories
Pochette Sphere
Pochette Spotted Horse Pochette Full Upon Her Burning Lips
Chroniques
Pochette In The Raw
Pochette Metaportal
Pochette The Den
Pochette Broken Play Pochette ...

logo Dauden I Morke

Biographie

Dauden I Morke

Créé en 2008 dans le Michigan (USA), Dauden I Morke joue un black metal aux multiples facettes, surtout dans la veine de Burzum et autres précurseurs du genre.

Chronique

6 / 20
1 commentaire (8/20).

Nephilim ( 2012 )

Comme un naïf petit poisson je me suis fait hameçonner par la superbe pochette du dernier effort de Dauden I Morke, que je découvre pour l’occasion. Non content de dépeindre une créature marine entre Kog Maw du jeu League of Legends et d’ancestrales peintures chinoises, les Américains peuvent aussi se targuer d’avoir une police de groupe solide et flatteuse pour la rétine. Bref, tout ça pour dire que soit je suis passé à côté de quelque chose de si énorme que mon petit cerveau de chroniqueur ne peut l’appréhender, soit on nage effectivement dans un capharnaüm sonore aussi surprenant que mitigé.

Nageant dans un black metal qui se veut « raw » et mélodique sur les bords, Dauden I Morke a voulu s’enfoncer loin dans les années 80 / 90, sûrement pour « raviver la flamme ».  C’est en tous cas ce que l’on aurait pu croire avec cette "Introduction" qui se prend un peu trop au sérieux avec sa voix hyper evil à peine mixée, ses orchestration neo-classiques en renfort aux guitares sous-produites et cette batterie kitschounette mais sympathique. Et cette mélodie de... quatre notes pour terminer le tout en beauté. Bref ça ne partait pas trop trop mal dans le genre amateur !

Puis eeuh comment dire ça de manière synthétique ? Ah oui : CA PART TOTALEMENT EN COUILLES PUTAIN !

En gros, les musiciens ont mis de côté le concept de « fil conducteur ». Ici on met des samples électroniques affreux dignes des meilleures soirées tuning de l’univers ("Spawn of Subversive Desires"), là on fout du chant clair totalement raté autant dans la prestation que dans le mixage ("Fallen", "Til Ungdommen"), là encore on part dans un délire black metal oriental sur lequel n’aurait pas peut-être craché Melechesh ("Slaying Ravana"). Un peu d’orgue néo-classique tsoin-tsoin dans vos "An Epitaph Lost and Forgotten"? Volontiers merci ! Hmm étrange la basse sur "Remnants of an Arcane War".

Si on ne lèvera même plus le sourcil en s’apercevant que la prod change carrément d’une piste à l’autre, voire au sein d’une même piste ("Remnants of an Arcane War"), on s’étonnera tout de même un peu plus quand on aura l’impression que le niveau des musiciens est nettement en dents de scie tout au long du CD. Les mélodies et les solo maladroits des premières pistes laissent la place à un "Slaying Ravana" plutôt bien foutu (dans son style), avant de retomber avec l’éponyme aux claviers qui rappellent les premiers Castlevania, le charisme en moins. Plus loin, la voix claire ignoblissime chantée trop près du micro de "Fallen" vous fera hérisser vos poils.

Et au moment où l’on croyait tout espoir définitivement perdu surgit "Stem of the Aether", cavalcade black épique avec des claviers enfin correctement utilisés et mixés, un vrai solo, une vraie mélodie et vraiment, du feeling. Une pure tranche de plaisir. Dommage que Dauden I Morke ait attendu l’avant dernière piste pour proposer quelque chose de viable.

Bref vous l’aurez compris, Nephilim est un pot-pourri d’idées, de concepts, d’ébauches qui ont plus ou moins abouti à quelque chose de concret, mais de très rarement convainquant. Où les Américains ont-ils voulu en venir avec cet opus? Si quelqu'un a la foi pour aller leur demander, je suis preneur.

A écouter : Stem of the Aether (!!), Slaying Ravana
Dauden I Morke

Style : Black metal
Tags :
Origine : USA
Myspace :
Amateurs : 1 amateur Facebook :