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Biographie

Danforth

Danforth est un groupe de Hardcore parisien formé en 2003 et issu de la réunion de membres de CovenantStreetlaw et Trapped It Life. Après une démo et deux splits avec 91 All Stars et Hardside sortis en auto-production, un ep No Fear 2 Bleed, a été diffusé gratuitement fin 2008 puis sort chez Deadlight Entertainment en 2009. Après avoir écumé les salles parisiennes et françaises pendant plusieurs années, Danforth a entamé en 2008 et 2009 ses premières tournées européennes. Les parisiens sont de retours en 2012 avec Crime In Hell, suivit trois ans plus tard par Crack House.

Chronique

Paris Rising (split avec Hardside) ( 2008 )

Paris Rising qu'ils disaient et faut reconnaître qu'ils n'ont pas tout à fait tort. Onesta a depuis signé chez Goodlife, Providence chez Rucktion, Kickback fait monter l'impatience avec trois morceaux d'excellent augure pour le prochain album et beaucoup d'autres moins "connus" font vivre la scène Hardcore francilienne avec passion. Parmi ces derniers, Danforth et Hardside, tous deux parties prenantes de la très active Crime In Hell Familia, ont décidé en 2008 d'unir leurs efforts le temps d'un split de qualité. Au programme : quatre titres d'un Hardcore urbain et agressif aux accents très metallisés. Mais ça je crois que vous l'aviez déjà deviné grâce à la pochette avec le nom des deux groupes en forme de coups de poings américains, le tout sur fond de barres HLM.

Les hostilités sont lancées par Danforth, jeune groupe composé entre autres de deux anciens membres de Covenant et Street Law, et le ton est tout de suite donné : on est pas là pour rigoler. Tempo rapide, gros riffs rentre-dedans, vocalises de bûcheron et breaks bien groovy, les gaillards sont allés à bonne école. Leurs compos ne manquent pas de changements assez bien amenés et sont bien servies par une production puissante (leurs deux titres ont été masterisés par Alan Douches). Sans non plus proposer une musique d'une originalité sans pareille (ce n'est d'ailleurs pas ce qu'on attend forcément de leur part), Danforth fait malgré tout preuve d'une volonté d'aller de l'avant, par exemple avec l'intégration de chant rappé en français sur Skizophrenia ou encore avec des riffs et rythmes moins classiques pour le genre. Le résultat global est à la hauteur et ces deux morceaux ne manqueront pas de faire leur petit effet dans le puits.

Mais place à Hardside qui, tout en jouant en gros dans la même cour que leurs compères, s'en distinguent principalement par l'absence d'influences Hip-Hop. Là où Danforth vous alignait crochets et uppercuts avec style et souplesse, Hardside a décidé de laisser les gants au vestiaire et de vous faire sentir avec rugosité les aspects plus carrés de leurs coups de poings musicaux. Bien que limitant quelque peu la prise de risques, les deux morceaux offerts ici présentent de réelles qualités au niveau des riffs et de l'efficacité globale. L'apothéose se présentant sous forme d'un break classique mais qui fait mouche sur la fin de Little Bitch. Tout en finesse, vous étiez prévenus.

Au final on a là à faire à un sympathique - si l'on peut dire - petit split qui ne manquera pas de plaire aux amateurs, pas trop réticents à certains "clichés" qui vont de pair avec ce genre musical, mais qui font partie de son identité, largement assumée par ailleurs. C'est en tout cas une bonne occasion de se faire une idée de ce que peut proposer la scène Hardcore parisienne. Et si vous êtes convaincus, et que vous voulez en entendre plus, sachez que Danforth a depuis ce split sorti un ep intitulé No Fear 2 Bleed.