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Biographie

Damantra

La racines de Damantra remontent à un duo de Blues acoustique, formé en Franche-Comté par Mélanie Kneisky au chant et par Virgile Jennevin à la guitare. Expatriés à Toulouse, les deux amis s'associent à Teddy Chretien, un batteur aux influences Metal et accessoirement un autre franc-comtois évadé dans le Sud. Tous trois trouvent un terrain d'entente entre Blues et Metal en proposant un Rock vénère et groovy avec un brin de Prog. Robin Fleutiaux complète la formation fin 2017 en tant que bassiste, et le groupe enregistre un EP éponyme dans la foulée. Il est disponible sur leur bandcamp.

Chronique

Damantra ( 2018 )

J'aime à croire que lorsqu'on a un coup de cœur pour un groupe qui sort de son style de prédilection, c'est que le groupe en question est excellent, capable de capter l'attention de tout un chacun, y compris celles et ceux qui pourraient être les moins réceptifs. Je ne dis pas que tout un chacun se cantonne habituellement à un seul et unique style musical sans rien aimer d'autre, je ne parle pas de découverte, d'apprentissage, d'apprivoisement, ou de tentative ; je parle de coup de cœur direct et immédiat, de claque surprise, d'adhésion aussi totale qu'inattendue. Je parle de Voir La Lumière. Et moi, humble amateur de Power Metal bien cheesy et Prog technique et sophistiqué, j'ai eu ce coup de cœur pour le Blues Rock quasi-Stoner de Damantra.

Dès l'intro de Jealousy, le ton est donné : ça joue Rock, oui, mais du gros Rock bien massif. Le riff principal est colossal, pachydermique, mais n'oublie pas d'être ultra-groovy notamment grâce sa basse très audible (il faut dire que c'est le bassiste Robin Fleutiaux qui a enregistré, mixé et masterisé Damantra, ce qui correspond parfaitement aux besoins du groupe en terme de rendu sonore). Ce son si particulier, avec ce riffing massif et ces graves entrainants, bien en évidence dans le mix, fait directement penser à une sorte de Rage Against The Machine, en version plus psyché peut-être (la toute fin de Nightmare en témoigne aussi, le riff est véritablement écrasant). A la différence près que le chant de Mélanie Kneisky vient ici calmer le jeu, empêchant les trois musiciens de complètement basculer dans le Stoner / Southern-Rock (surtout la batterie qui a parfaitement le côté bûcheron requis pour ces styles-là). Son chant mélodique transpire le Blues psychédélique et l'aisance totale. La frontwoman se balade en effet sans effort sur les quatre compos énergiques, tantôt complice des instrumentistes dans leurs moments de fougue, tantôt capable de retenue pour adoucir les angles sur des passages un peu plus posés (le pont à la fin de My Own Enemy).
Evoquons aussi le boulot à la guitare, qui est le cœur même du lien entre Blues et Metal. Le son est gras sans être sale, le rendu est lourd as fuck dans les refrains mais sait aussi se rendre mélodique (ce solo dans My Own Enemy !), la prod est vraiment réussie à ce niveau, surtout pour un premier essai, et en auto-production s'il vous plait. Quant aux morceaux en eux-mêmes, ils n'ont pas forcément de structures conventionnelles, on se laisse agréablement surprendre par la tournure des choses (la reprise à la basse dans Jealousy par exemple) sans pour autant sombrer dans le Prog déconstruit ou démonstratif. En gros, chaque élément est une réussite dans cet EP.

Damantra c'est quatre petits jeunes qui sortent de nulle part, et pourtant on sent déjà qu'ils iront loin. Avec leur Heavy Rock burné et dansant, difficile de ne pas se laisser prendre au jeu. Il ne reste plus qu'à attendre la suite. Impatiemment.

Si ça vous a plu et que vous souhaitez en savoir plus sur Damantra, une longue interview du groupe au complet se lit ici. Quant à l'EP présentement chroniqué, il est dispo sur Bandcamp.

A écouter : Jealousy, My Own Enemy
Damantra

Style : Heavy Rock
Tags : - - - - -
Origine : France
Site Officiel : facebook.com/DamantraBand
Bandcamp :
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