Découverte
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Biographie

Daggermouth

Formé à Vancouver début 2004, Daggermouth a la chance de jouer dès ses premiers concerts au côté de formations compatriotes reconnues comme Moneen ou SNFU. En quelques mois, la réputation locale est donc faite. Décidé à la nationaliser, les natifs de Vancouver enchaînent plus de 150 shows dans toute l’Amérique du Nord, cette fois ci en compagnie de Shook Ones, I Am The Avalanche ou Love Equals Death. Le moment de mettre sur galette les efforts se fait alors sentir et 2006 voit la parution en indé du premier effort : Stallone. State Of Mind signe alors le combo et ressort l’album sur son label. Il ne faudra même pas un an pour que son successeur soit annoncé. Enregistré au The Hives Studio de Vancouver, sous le nom de Turf Wars, il sortira cette fois ci via Small Man Records (Comeback Kid, Choke).

Chronique

14.5 / 20
1 commentaire (16.5/20).
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Turf Wars ( 2007 )

Débarqué sur le marché en 2006 avec un Stallone qui en avait retourné plus d’un, Daggermouth n’a pas mis longtemps avant de mordre une seconde fois. 2007, couteau entre les dents, baguettes affûtées, le quintet repart en guerre.

A peine avait-on digéré Stallone et ses succulentes compos ( "I Dance To Trance In Garbage Bag Pants", "The Dude Just Wants His Rug Back") qu’on nous annonçait déjà son successeur : Turf Wars. Moins de douze mois d'écart: Créativité débordante ou hâte mal canalisée ? Certainement aucune des deux. La vérité est plus simple : Daggermouth a faim ; faim de hardcore new school lancé à deux milles à l’heure avec guitare fumante et chant braisé. Composé dans la même ère que son prédécesseur, Turf Wars n’a pas pour but d’être l’album du changement. Les canadiens repartent donc au front avec sensiblement les mêmes armes : tempo éclair et couple de lévriers guitares ("Too Late, No Friends"). Pour ce qui est de l’affiliation, la tradition est respectée avec son lot de chœurs et de flow saccadé tandis que les clins d’œil aux références du genre sont là. Mais Daggermouth n’a pas pour objectif de jouer les gros bras et se faufile volontiers dans le costume de la scène ultra mélo héritière de Lifetime.

Acceptant les breaks pour proposer une certaine forme d’harmonie, Nick conduit ainsi sa formation avec brio, prolongeant certaines syllabes ou montant d’une tonalité afin d’élaborer un punk pop hardcore proche des récents ouvrages de Set Your Goal ou Living With Lions ("Hey Nelson, Go Jump On The Garbage"). Turf Wars trouve alors dans ces meilleurs moments une pétillance terriblement accrocheuse ("Frisky Business") couplée à une efficacité qui régale réelement. Toutefois, malgré ce zêle indéniable et une envie bien transmissible, Daggermouth perd un peu de sa superbe dans la longueur, laissant s’installer sur certaines pistes la sensation de répétition.

Doté d’un indéniable talent qui l’a propulsé au devant de la nouvelle scène HxC aux côtés des This Is HellSinking Ships et Crime In Stereo, Daggermouth a confirmé avec son deuxième effort sa volonté de guerroyer sec. Reste qu’au vu de l’excellence de certains morceaux ("Abracadabra Holmes", "Frisky Business") par rapports à d’autres plus basiques, Turf Wars donne l’impression qu’avec un peu moins d’empressement, le combo de Vancouver aurait pu prétendre à davantage de louanges encore. Ce temps viendra, n'en doutons pas.

En écoute sur myspace.

A écouter : "Abracadabra Holmes", "Frisky Business", "You Do This As A Fad We Do This As A Lifestyle"