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Biographie

Dadabovic

Composé de Professeur Dadabovic (guitare-chant, ex-Cloon), le psychopathe Romanescù (chant / vidéo / samples,Wombat), l’infirmière transsexuelle Janolapov (basse, Oxees) et le chirurgien psychorigide Toniatovski (batterie, Oxees), Dadabovic est un groupe de fusion qui sort un premier maxi courant 2007, avant de revenir en mars 2009 avec un premier album Carbamazépine.

Chronique

13.5 / 20
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Carbamazépine ( 2009 )

Premier album Carbamazépine pour Dadabovic, et après un rapide survol des titres, un seul mot vient à l'esprit : Fou. Ces mecs sont déjantés. Entre Tsou Mamy, Psy-Causes, ou Psyqua Pat & Squyzo Fred, on ne sait plus où donner de la tête. Appuyé par une imagerie très médicale, le quatuor se lance dans la diffusion en masse de drogue musicale (ou du moins, on l'espère).

La prescription est simple : un double chant amené par une basse groovy, des guitares métallisées et une batterie un poil trop étouffée. Rien de plus, rien de moins, et cela pendant 14 titres (ou une séance de 42 minutes). Fusion aliénée, cela n'empêche pas le groupe de rester dans un univers métallique assez peu écartelé entre les influences, contrairement à Flying Pooh. Entre Le Sérum D'Hervé Rité assez punk hardcorisé (n'attendez pas un Black Flag non plus) et Serial Kinedeur plus métal, Dadabovic tente d'imposer tube sur tube, et cela fonctionne pour certaines compos : La F(o)uite ou Paul Pau. On se retrouve même à prendre son pied sur certains riffs de Harry Tmétic ou de Dada El Professor. Carbamazépine est un album assez complet, remplissant son cahier des charges (ou ordonnance dans ce cas) sans problème, même si la principale difficulté du disque ne vient pas de là.

L'énorme instabilité du disque reste dans le chant. Le timbre presque nasillard ne plaira pas forcément à tout le monde, et comme cela reste le deuxième atout du disque après les ambiances un poil déjantées, on se retrouve avec un Carbamazépine qui en déroutera plus d'un. Proche vocalement d'un Tagada Jones des débuts, le chant peut vraiment devenir lourd et plomber un morceau (Serial Kinedeur) si ce n'est le disque complet pour les plus réfractaires.
Autre regret, le sentiment d'uniformité qui se dégage de l'album. Bien que complètement shooté à l’acide, déluré, les compositions ont une fâcheuse tendance à se ressembler au niveau du rythme et des mélodies. Ainsi, avec le recul, en lieu et place d'un gigantesque trip à base de pilules de toutes les couleurs, c'est un gros pavé avec quelques interludes (Barbecul Ensoleillé ou Butchered By Césarienne) qui peut sembler indigeste lors des premières écoutes.

Pour les adeptes de métal déjanté, d'un Flying Pooh métalisé, Dadabovic sera un disque à découvrir. Une fois passé l'étape du chant, on se retrouve emporté dans un océan de folie avec des paroles issues d'un trip sous champis. Allergiques aux jeux de mots, à la fusion, ce n'est pas Carbamazépine qui vous réconciliera avec le genre...

A écouter : Sous Camisole
Dadabovic

Style : Fusion
Tags :
Origine : France
Site Officiel : dadabovic.fr
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