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Biographie

Dacast

Dacast s'est formé en 2002 et se lance d'entrée de jeu dans un style musical mixant métal et autres styles. Une première démo Undertown Experiment voir le jour, tandis que le groupe enchaine les concerts et compose pour son premier album, Smooth As A Riot. Ce dernier, enregistré fin 2006, ne voit le jour qu'en 2008.

Chronique

15 / 20
1 commentaire (17.5/20).

Smooth As A Riot ( 2008 )

Dacast, c'est une espèce de fourre-tout musical. Premier album, un nombre incalculable d'influences (Converge, Dillinger Escape Plan, Nostromo, Norma Jean, Candiria, King Crimson, ...) pouvant faire penser à leurs ainés de Psykup. La liste des groupes précédemment cités peut faire penser à une énumération de tout ce que Dacast a pu écouter, sans forcement laisser porter ses notes par ceux-ci. Pourtant, ici, chaque nom est présent dans chaque passage de chaque morceau de Smooth As A Riot.

Pas d'intro, Dacast fonce dans le tas avec ce qui pourrait présager aux premiers abords un metalcore violent mais trop commun. Pourtant il ne faut pas attendre la fin de la première minute pour se demander si le quatuor n'était pas sous acides, si la personne ayant mixé le tout ne s'est pas emmêlé les pinceaux ou la chaine de production a déconné. Car le fait est là, en même pas 4 minutes, Dacast effleure plusieurs styles, sans pour autant s'accrocher à l'un pour pouvoir être identifié comme en faisant partie. L'exemple parfait de la schizophrénie musicale qu'à Dacast reste Animality : intro barrée, violente à souhait, suivie d'un passage presque atmosphérique, rock tiré d'un vieux film policier ambiance années 50, et le groove revient avec un passage dansant, enchainé avec retour au metal presque extrème (avec un air de As Everything Is A Tragedy de Comity). Si vous n'etes pas convaincu, vous pouvez tester Burstin' Out ou An Ordinary Drill, aussi variés et complexes. Un peu de musique progressive transparait même aux alentours des 4 minutes 30 sur An Ordinary Drill. Et quand le groupe s'essaye à du postcore lent, sombre, on ne peut que saluer l'effort et se recroqueviller face à tant de noirceur.

Cependant, trêve d'éloges, Dacast n'est pas exempt de défauts, comme cette voix sur Da Throne (Part.1), à l'accent parfois incertain ou ce chant sur Da Throne (Part.1), tout droit sorti de L'ombre et la Proie des Autruches. Malgré tout, ce ne sont que quelques passages disséminés le long des 38 minutes de cet album, qui ne choquent pas loin de là. A l'écoute de Smooth As A Riot, il ne faut pas avoir peur pour ses oreilles, ne pas être allergique aux changements de rythmes toutes les 10 secondes, ni, comme le dit si bien le groupe, aux mélodies agressives...

Smooth As A Riot part dans tous les sens, comme un feu d'artifice mal réglé. Dacast tente de mixer tout ce que le groupe ingurgite, sans distinction musical particulière, et cela marche. On a du mal à ne pas penser à Psykup à l'écoute de Smooth As A Riot, mais finalement, après plusieurs écoutes, une véritable identité musicale se dégage, éloignant le groupe de la catégorie de Clone de l'autruchecore. A écouter, vous ne le regretterez pas...

A écouter : Oui. Souvent.