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Biographie

DOA

Joey "Shithead" Keithley - chant, guitare
Floor Tom Jones - batterie
Dirty Dan Sedan - basse

En 30 ans de carrière, DOA a ben mérité d'entrer au Hall of Fame aux côtés de Black Flag, Bad Brains et Minor Threat entre autres. Par sa longévité d'abord mais aussi parce que les canadiens sont à l'origine du terme qui servira d'étiquette à la frange la plus extrême du punk, le hardcore.

Fondé en 1978 à Vancouver autour de Joey "Shithead" Keithley (guitare, chant), Chuck Biscuits (batterie) et Randy Rampage (basse, chant), DOA sort quelques ep et singles sur son propre label Sudden Death, tournant en même temps sur tout le territoire nord-américian. A l'origine influencé par les Ramones, les Sex Pistols et The Clash, le groupe s'oriente bientôt vers un style plus radical avec l'arrivée de Dave Gregg et qui trouve un premier aboutissement sur Hardcore 81'. Après sa sortie, Rampage et Biscuits quittent le groupe, respectivement remplacés par Dimwit et Wimpy Roy, tous deux anciens des Skulls, premier groupe de Shithead. C'est sous cette formation qu'est enregistré le classique Let's Wreck the Party en 1985. DOA se sépare une première fois en 1991 après la sortie de Talk Minus Action = 0.
Le groupe se reforme avec Shithead, Wimpy Roy et Ken Jansen pour un ep et deux albums. DOA finit les années 90  dans la tourmente avec le décès de Jansen et le départ de Wimpy Roy. Shithead expérimente différents bassistes et batteurs avant de se fixer son choix sur Baldini. En 2002, Rampage refait son apparition pour l'enregistrement de Beat Thrash, mais l'embellie ne dure pas, puisqu'il est remplacé par Dan Yaremko.
Après l'épisode Alternative Tentacles, Shithead réactive Sudden Death pour la sortie de Win the Battle. Randy Rampage revient dans le groupe. Le line up reste stable jusqu'ne 2008 date à laquelle Baldini est remplacé par James Hayden. Pour son trentième abnniversaire, DOA sort Northern Avenger et s'embarque pour une tournée. A la veille de partir, Rampage est remplacé par Yaremko.

Aujourd'hui encore, DOA continue à distiller son punk hardcore aux quatre coins du monde et s'apprête à sortir son nouvel album, This Machine Kills Fascists.

Chronique

Kings of Punk, Hockey & Beer ( 2009 )

Sans être totalement une escroquerie, il y a quand même un cousinage dans le fait de présenter un best of comme un nouvel album. Que çà vienne par-dessus le marché d'une icône de la scène hardcore et pas n'importe lequel ne fait qu'accentuer le malaise. Canada = hockey, punk = bière. Apparemment çà ennuie pas le moins du monde DOA de se présenter comme un stéréotype socio-culturel, même pour se marrer. Excepté trois inédits, "Pencil Neck Geek", "The Hockey Song" et "Taking Care of Business", les deux derniers étant respectivement repris de Stompin' Tom Connors et de BTO, tous les titres composant ce Kings of Punk, Hockey & Beer sont déjà parus sur des galettes antérieures à 2003 à savoir Northern Avenger, Win The Battle, Loggerheads et Band of Rebels, qui lui ne fait pas partie de la discographie de DOA mais de celle de Joey Shithead. Mais tous ont en commun d'avoir trait au puck et à la cannette, c'est dire le niveau de la thématique.
Du coup, à la différence d'un Greatest Hits classique, on n'a même pas droit aux meilleurs titres des canadiens et, même si l'ensemble tient à peu près la route, Kings of Punk, Hockey & Beer propose un contenu tellement alléatoire, le pas mauvais ("Donnybrook", Dead Men Tell No Tales") y côtoyant le pas bon du tout ("Taking Care of Business") qu'on est en droit de se demander l'utilité et l'urgence de pondre un truc pareil n'était l'occasion de faire un bon coup tout en célébrant le triomphe des hockeyeurs canadiens aux JO de Vancouver. Pas franchement utile donc. Pour découvrir DOA, optez plutôt pour Hardcore'81 ou Let's Wreck the Party, ce sera plus probant.

Tracklist : 1. Donnybrook, 2. Dead Men Tell No Tales*, 3. Hockey Song, 4. Devil's Speedway, 5. Beer Liberation Army, 6. Beat 'Em, Bust 'Em, 7. Pencil Neck Geek, 8. If I Were a Redneck, 9. Logjam, 10. When Power Came to Canada, 11. Overtime, 12. Cocktail Time in Hell, 13. Taking Care of Business

A écouter : Dead Men Tell No Tales, Donnybrook