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Biographie

Cult Of Occult

Le groupe se forme en 2011 à Lyon et enregistre très vite un premier 5 titres éponyme dans leur local de répétition et le mettent en ligne. Remarqués successivement par Dethrone Productions (Espagne) et Hammerheart Records (Hollande) ils sortiront en début d’année suivante la version physique en édition digipack limitée d’abord puis en CD crystal, vinyl et K7. Le nom circule un peu partout sur le net et par le bouche à oreilles grâce à leurs prestations scéniques chargées en décibels, dédaigneuses et alcoolisées. En effet, en plus de vénérer Satan, les 4 anti-dévots vouent un culte aux amplis vintages, à la misanthropie et à la consommation excessive d’alcool. Très peu d’informations émergent sur le groupe, celui-ci préférant laisser l’entière parole à sa musique et son imagerie. En 2013 sort chez Total Rust (Israël) Hic Est Domus Diaboli, leur second album, un pavé monolithique de plus de 70 minutes remplit de haine, de crasse et noyé d’occultisme diabolique.Le groupe sort en 2015 Five Degrees Of Insanity chez Vendetta Records et Deadlight Records et, la même année, vient squatter les planches du Roadburn. 
Après un split avec Grim Van Doom, le groupe annonce un nouvel album pour l'année 2018. 

Chronique

Anti Life ( 2018 )

Conte cruel pour la jeunesse*

Il était une crasse, d'une couleur chêne, presque vivante, coincée entre l’extrémité de l'ongle d'un index et le rebord de sa peau boursouflée ; à chaque contact fugace avec une corde assouplie de cette basse de colosse, à chaque rebond silencieux d'une note étendue, sans début ni fin, prisonnière d'un éternel écho qui de sa grave fréquence lui interdisait la moindre pause, la crasse tremblait. Puis un jour, après des siècles de musique lente et lourde, l'index cogna fortuitement le bord de cette caisse claire à l'épithète si mal à propos et la crasse tomba, lentement, sur la peau boucanée par le temps et la chaleur. Mais sous les irrespirables frappes du batteur qui, assis, moissonnait les coups ralentis, la crasse s'éleva dans les airs saturés. Transportée par les flux défendus, elle demeura suspendue un instant avant d'amorcer une lente descente vers la peau qui attire même les oiseaux. Hélas, en chemin, la crasse se fit engouffré par une goutte de sueur et, par la gravité attirée, accéléra vivement sa course verticale... Mais tandis que continuait la session d'enregistrement d'AntiLife, le nouvel album de Cult Of Occult, l'homme assis remua subitement ses drum sticks plus rapidement et entreprit une série de frappes plus rapprochées ; la crasse humide fut happée par le déplacement d'air et s'en fut droit devant, vers un monolithe vertical. Un ampli guitare.

Il était une menace, d'une odeur rance, presque vivante, coincée entre la gorge et les lèvres d'un barbu énervé. Non pas l'un des sept nains criant, pour une fois, son mécontentement en rentrant du boulot ; de son boulot d'esclave. Non, la menace grondait en dedans le chanteur de Cult Of Occult, puis elle explosait, lorsque, grande ouverte, la bouche expulsait une colonne d'air hargneuse envoyée en reconnaissance vers quelque espace non contaminé.
La crasse, séchée par les puissants changements de rythmes, par un souffle de l'ampli guitare fut renvoyée plus avant. Lentement, de nouveau suspendue entre le bruit et la fureur, poursuivant son casuel voyage, elle continua à s'en remettre au hasard et se vit approcher de la colonne menaçante. Stressée par les omineuses imprécations dégueulées par un chanteur en rogne, d'effroi, la crasse blêmit et changea de couleur. La voici grise, usée et grisée par les dangers. La menace allait gagner la partie lorsqu'une profonde aspiration vocale attira promptement la crasse qui, Jonas des notes disséminées, dut imaginer qu'une fois engloutie par la gueule béante, l'on admettrait, comme dans la Bible, son holocauste et que s'éteindraient les violences sonores. Mais le chanteur projeta une nouvelle bouffée de miasmatiques effluves et libéra la crasse qui traversa la petite pièce, changea plusieurs fois de directions avant de se voir propulsée par le bouillant magma sonore vers le plafond et ce split d'un système d'air conditionné en panne... elle s'y fixa, enfin, et y retrouva des milliers de ses congénères, répondant fébrilement aux poisseuses injonctions vibrantes distillées par les instruments d'un groupe dont les membres savent mieux que quiconque l'amoncellement de saletés désincarnées dont ils sont composés. Dont nous sommes composés...

Morale de cette histoire (pas si) débile : qu'importe la crasse, petite, seule et perdue ; élevons-nous ; élevez-vous pour embrasser une vue d'ensemble de cette malsaine dégueulasserie qu'est le monde et son espèce humaine... C'est lourd, c'est lent, c'est oppressant, c'est menaçant, c'est AntiLife et c'est le meilleur album de Cult Of Occult.

Si ce n'était pas si cradingue, s'en serait presque classieux.

*Hommage...

A écouter : Toutes fenêtres fermées...
Cult Of Occult

Style : Blackened Sludge / Doom
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Origine : France
Site Officiel : cultofoccult.com
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