Découverte
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Biographie

Crushing Caspars

Snoopy - guitare
Ronny - guitare
Botte - basse
Kai - batterie

Les Crushing Caspars sont nés en 1995 à Rostock, ville allemande sur la Baltique. Le groupe enregistre un an plus tard son premier ep éponyme.
Après la sortie du premier album Full Flavour en 2000, les Crushing Caspars enchaînent plus de cinquante concerts et partagent l'affiche avec Sick Of It All, Agnostic Front, Murphy's Law ou Ignite.
En 2006, le groupe signe un deal avec le label néerlandais GSR Music.

Chronique

9.5 / 20
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The Fire Still Burns ( 2007 )

Décidément avec GSR on sait jamais à quoi s'en tenir. Après avoir renforcé pour des siècles son flanc metalcore et hardcore metal avec plus ou moins de succès, le label de Maastricht prend le contre pied de nos attentes en signant les Crushing Caspars, formation germanique connue ni d'Eve ni d'Adam, du moins dans nos contrées puisque le groupe évolue quand même depuis un paquet d'années.

Les derniers choix du label n'ayant pas toujours été super judicieux, l'approche de The Fire Still Burns, second album des germains, n'incitait pas à l'optismisme, d'autant plus que l'artwork, entre Running Wild et Axewitch, plaçait la barre très haut sur l'échelle du mauvais goût.
Contre toute attente, les premières écoutes surprennent quelque peu. Produits par Jacob Bredalh (Hatesphere), les Crushing Caspars présentent un profil propre et homogène dont beaucoup de formations feraient leur. Musicalement le groupe semble avoir assez bien assimilé le hardcore de la fin des années 80, celui d' Agnostic Front notamment. Un style rapide, efficace, emmené par le chant rocailleux et puissant de Snoopy au sein duquel vient se glisser parfois quelques effluves oï ("Viva la Rostock").
Pourtant très rapidement les Crushing Caspars dérivent dans un style plus thrash, aux contours fortement métallisés nous renvoyant plusieurs années en arrière, aux temps où les parangons de la Bay Area - Testament, Evil Dead, et consorts - régnaient en maîtres absolus ("Respectless", "Diabolic Boogie", "Eye for an Eye"). Des accords étouffés en rafale succèdent aux déferlements de double pédale pour un résultat, certes correct, mais loin d'être convaincant d'autant plus que les Crushing Caspars ne bouclent leur skeud qu'au bout de quarante minutes. Progressivement, les allemands s'essouflent alors dans leurs circonvolutions et, ce qui pouvait peut-être paraître attendrissant dans un premier temps, du moins pour les nostalgiques des Eighties, devient franchement pénible avec le temps. Malgré toute leur bonne volonté, les Crushing Caspars errent de poncifs en lieux communs, frisant la caricature pour finir par ressembler quasiment aux groupes de baloche que l'on croise encore dans certaines fêtes de village.

Vous l'aurez compris, ce n'est pas encore avec les Crushing Caspars que GSR Music trouvera un remplaçant à Born From Pain dans son rôle de fer de lance du label. Largement, mais largement dispensable.

Ecouter :  "Life is a Freefight", "Stop the Madness" sur MS

A écouter : Viva la Rostock, la rigueur