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Biographie

Crossing The Rubicon

Alexandru - chant
Jimmy - basse
Thomas - batterie
Guillaume - guitare

Formé à Paris aux alentours de 2007, comptant parmi ses membres le bassiste de Jetsex, Crossing The Rubicon sort son premier album chez Guerilla Asso deux ans plus tard. Le groupe pratique un punk stoner dynamique et possède à son actif deux tournées françaises.

Chroniques

Definitely Deaf s/t

Definitely Deaf ( 2011 )

Un premier album éponyme en forme de glaviot rock n' roll. Que pouvait-on espérer de la suite ? La même chose puissance mille. On prend les mêmes recettes et on recommence. Aux manettes, Francis Caste, responsable du son chez Shoemaker Levy 9 ou Every Reason To. A la touche catchy s'ajoute donc le gros son, histoire d'avoir un bon gros parpaing pour impressionner la galerie sans toutefois verser dans la surenchère. Du coup on essaiera pas de se laisser surprendre par "Meatwagon", leurre introductif bien foutu avec ses tournures presque emocore et ses chœurs dans la même veine. Car la suite est d'un autre acabit.
CTR continue son voyage dans le temps, mettant quasiment les mains dans le metal des années 70, quand Black Sabbath faisait passer Led Zeppelin pour des vieux hippies perdus dans les ronds de fumée et les délires opiacés. Definitely Deaf c'est presque le quatuor de Birmingham mais le côté ténébreux/renfrogné en moins. Pas d'introversion chez CTR,  les potards sont à fond et les guitares sont là pour cisailler, majestueusement portées par une basse groovy ("Doornik MAyhem") nous gratifiant carrément d'une cavalcade solitaire mais hystérique sur "Vagineras". Un heavy rock survitaminé qui déboulonne sur "Ayatollah, Ayatollah" et "Kodak Abdalak", prenant parfois une tournure plus charnelle ("Mysterious Fires)", assez évocateur d'une période que Soundgarden avait contribué à remettre au gout du jour dans toute la frénésie grunge des 90's, qu'Alexandre se plaît à bonifier avec son chant rappelant quelque peu celui de Lucious Fairchild de Git Some. Bref, pas besoin d'en faire des tartines, si vous voulez de l'énergie et de la sueur, un petit détour par Definitely Deaf ne sera pas du temps perdu.

A écouter : Meatwagon, Vagineras, Definitely Deaf
15.5 / 20
2 commentaires (15.5/20).

s/t ( 2009 )

Il est temps se revoir les manuels d'histoire mais apparemment les troupes de César qui déferlèrent sur Rome un peu avant l'ére du dieu cadavre tenaient davantage des bikers d'Easy Rider que des guerriers en tutus que l'on connaît.

C'est en tout cas la théorie de Crossing The Rubicon. Loin des épanchements lacrymaux, la première marche des parisiens sous cette forme suinte la sueur et le camboui, l'esprit intrépide d'Akimbo ou de The Bronx. Recyclage pur et simple ? Peut-être et même sûrement. Mais on peut pas reprocher à CTR ce qu'on ne reproche pas aux susnommés. Tous les ingrédients et le talent sont réunis pour mener à bien une campagne qui s'annonce plus que bénéfique. Un sens du groove explosif, des rythmiques catchy ("Dynamo", ) des guitares vicieuses qui hurlent à la mort, et le chant rocailleux d'Alexandre qui mène la charge d'une brigade qui n'a rien de légère.
Sous la croute évidente d'un rock n' roll des familles, perce un magma plus complet et varié qui apporte à CTR une touche plus moderne aussi et moins systématique vue la longueur du skeud. Les parisiens usent et abusent de tournures aguicheuses en diable ("Kalisterra's Club"), de refrains sulfureux, de ritournelles hyper traditionnelles mais hyper rassembleuses aussi, empruntant quelque peu le chemin de Refused dans sa volonté d'être un déversoir ou se mêlent plusieurs tendances. Tantôt heavy rock, punk, heavy metal ("In their Loving") ou même hardcore ("Fuck Pasteur ! This Is Rage", "Dorsal Architect"), CTR refuse tout immobilisme en acidifiant l'ensemble de sonorités beaucoup moins convenues qui trouvent aisément leur place sans détonner ("The Paris Chainsaw Massacre"). 

Une œuvre en apparence hyper trendy en cette époque de revival effréné, mais porteuse malgré tout d'une grosse charge d'adrenaline et d'authenticité. 

Tracklist : 1. Alea Jacta Est, 2. Brutal Duke, 3. Fuck Pasteur ! This Is Rage, 4. Barely Legal, 5. Peloponnese, 6. The Paris Chainsaw Massacre, 7. A Smile New, 8. Dorsal Architect, 9. Dynamo, 10. Kalisterra's Club, 11.  Mathematical Boys Lover, 12. Romantically Done, 13. In Their Loving.

A écouter : Dynamo, Kalisterra's Club, In Their Loving.
Crossing The Rubicon

Style : Rockin' Hardcore
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