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Biographie

Cranial Osteotomy

Groupe russe formé en 2009 à Omsk, le métal de Cranial Osteotomy se veut violent et gore autant qu'à caractère "brise-dent", à savoir pas forcément très rapide et technique, mais avec une batterie qui claque les gencives. Après quelques démos en 2009, Cranial Osteotomy sort son premier ep, Victim Of Wicked Sickness, qui annonce la couleur pour la suite.  

Chronique

3 / 5
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Victim of Wicked Sickness ( 2011 )

Ils sont frais, ils sont beaux, ils sont trois, ils sont russes, et surtout, la police de leur groupe est illisible, voici Cranial Osteotomy, dont nous allons *disséquer* l’EP Victim of Wicked Sickness pour vous aujourd’hui !

Reniflez-moi donc ces effluves d’entrailles fraichement arrachées, écoutez ces douces mélopées sauce slam / brutal death metal enfantées dans le sang et la tripaille par les tontons de chez Devourment! Au menu donc, une musique brutale et groovante servie par une production qui laisse surtout la place au duo batterie / chant, la guitare ne se faisant entendre que de temps à autres pour vous rappeler le riff en cours de lecture ou en lancer un autre. Agaçant pour qui aime écouter ses morceaux sous toutes ses coutures, jouissif pour les autres.

Passer l’acceptation que la guitare se résumera à une bouillie indescriptible, plus rien ne nous empêchera de bouncer sur les rythmes douloureusement jouissifs de la batterie qui nous arrache une dent à chaque coup de caisse claire. Les blast beat sont heureusement eux aussi de la partie, mais assez rares pour être pleinement appréciés. Et cette voix ! Aaah cette voix toutes sommes guillerette, comme si le chanteur s’était greffé à l’aide d’un docteur un peu perturbé mentalement des cordes vocales de tyrannosaure.

Le parti pris du gros son qui tâche à tous prix a cependant un prix : le manque évident de finition des morceaux. Oui certes il s’agit d’un EP (voire d’un mini-CD), mais on ne peut s’empêcher de remarquer et de déplorer que la quasi-totalité des morceaux finissent en queue de poisson, un peu l’arrache, genre « on ne savait pas comment continuer alors on a arrêté ». Dommage ! On reste notamment sur notre faim sur Sweet Brutality, au départ boulet de canon, mais qui s’arrête au bout d’un peu moins de deux minutes, intro gore incluse (« Rest in pieces, motherfucker ! »). En parlant de ces samples disséminés un peu partout sur la galette, ne vous amusez pas à les écouter en boucle, elles finissent vraiment par donner la gerbe.

Ah oui, à noter la dernière piste, Systematic Excoriation, un beat électronique assez étrange dont je ne sais que faire à part la signaler. Peut-être un peu glauque sur les bords, mais après ce que l’on vient d’endurer, elle est plutôt la bienvenue.

En bref, il reste à Cranial Osteotomy des efforts à faire sur la composition pure et dure des morceaux, pour les faire rebondir, repartir, proposer des gros breaks toujours plus violents. Niveau ambiance, si on n’assiste à rien de très original, le pari de faire pâlir le chroniqueur est remporté. Haut la main.

A écouter : avec un sac en papier au cas où
Cranial Osteotomy

Style : Brutal Death Metal
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