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Biographie

Counterblast

Counterblast voit le jour à Jönköping en 1993 autour de membres de G-Anx, combo d-beat culte. Après six mois d'activité, Palle (claviers) ainsi qu'un chanteur, Martin, rejoignent Janne Meijner et Andreas pour l'enregistrement d'un première démo qui passera largement inaperçue. Au printemps 94, Janne décide de quitter Counterblast qui part à la recherche d'un guitariste. Après quelques essais, le groupe laisse tomber et décide de continuer l'aventure avec un seul gratteux pour une tournée suédoise aux côtés d' Extinction of Mankind et Warcollapse.
De retour, Couterblast entre en studio pour réenregister les titres de la démo qui en vue de la sortie du Prospects 7". Deux ans plus tard c'est le premier albium Balance of Pain qui voit le jour .
En 1997, les suédois s'embarquent pour une tournée de deux semaines avec Scatha. Peu après Martin est remplacé par Jocke.
Counterblast franchit l'Atlantique pour une série de concerts aux States en 1999. Jusqu'en 2002, le groupe ne cessera de composer pour son deuxième album.
Il faut attendre 2010 pour que l'on entende à nouveau parler de Counterblast.

Nothingness ( 2011 )

Faceless avait un goût d'inachevé. En fait c'était un teaser, l'échantillon d'une œuvre qui ne dévoile pas toutes ses batteries mais qui, au contraire, conserve tout son jus. L'oeuvre c'est Nothingness. Indéniablement. Counterblast ne peut plus se cacher désormais. Derrière ce nom commun, un projet ambitieux et l'ambition d'explorer des contrées archi-battues mais avec un regard différent. Alors, oui on est toujours dans le spectre neurosien, mélange de phases apaisées et de coups de tonnerre soudains, mais là où les suédois ne survolaient que la chose précédemment, Nothingness nous plonge dans des profondeurs abyssales où le malsain côtoie véritablement le beau ("Spirit Displaced" et son corollaire "Flood of Nothingness"), où l'utilisation intelligente du synthé, de micro-parcelles électroniques fournissent à l'ensemble une ambiance sophistiquée, sans donner dans la surenchère, où le chant de Joaki Engstroem va chercher au fond des tripes une réelle raison d'exister ("Failure"). "I blame you".

Nothingness est l'expression d'une âme en constante recherche du pourquoi, de la solution, d'une explication et d'une déception quand cette réponse ne vient pas. Le coeur, alors, s'assèche, devient noir ("you will live with your demons until the end of time"), parce qu'il n'y a pas d'autre issue. C'est le sublime "Black Heart" qui nous y entraîne, dans une fuite même pas éperdue, comme une évidence, puisqu'on tourne en rond dans un espace froid, ou tout est condamné à l'oubli. Le néant quoi, point de départ et point d'arrivée.
 

A écouter : Black Heart, Flood of Nothingness

Faceless 10" ( 2010 )

L'amertume. Un thème récurrent de notre ére. Counterblast la cultive désormais depuis presque vingt ans, et ce bien avant feu Icos ou Agrimonia. Toutefois il aura fallut six ans pour que les suédois retrouvent la force de la mettre en musique. Enième réminiscence de Neurosis, Counterblast prend son temps donc et ce Faceless 10" ne contredira pas ce constat. Deux titres avoisinnant les dix minutes chacun, les suédois pondèrent leur propos pour nous servir une litanie faussement langoureuse qui ne trompe personne. L'assise est solide, le background puissant, une déflagration primaire sur laquelle souffle un zeste plus éthéré accompagné d'une bonne gorgée de feeling sans que cesse pour autant la cannonade ("The Bitter End"). Propre et très bien fait.
Reste que, depuis, de l'eau est passée sous les ponts. Faceless présente une qualité indéniable, nantie d'une production aux petits oignons. Mais, au bout du périple, Counterblast nous fait rester sur notre faim, nous servant un ensemble un peu fade sans réels pics d'intensité mais surtout sans trop de variations ce qui, ajouté au caractère quand même assez conventionnel des riffs, ne le rend pas des plus attractif. Tout se passe comme si, finalement, il manquait quelque chose à la mayonnaise, comme si les morceaux n'étaient pas terminés. Les suédois font preuve d'une trop grande prudence, d'un manque d'aventure qui ne pardonne pas dans un genre où les talents dans ce coin de l'Europe sont légions et la barre placée relativement haute. Pas inintéressant mais pas complètement convaincant non plus.

Tracklist : 1. The Bitter End*, 2. Faceless*

A écouter : Faceless
Counterblast

Style : Postcore
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Origine : Suède
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