Cotidie Mori

Emo Crust/Screamo Punk

Italie

Cotidie Mori

Chronique

par Senti

L’emo hardcore de La Botte a toujours su susciter l’intérêt et les surprises. Ce n’est pas l’excellent dernier disque de Raein, le ralentissement bien senti du tempo dicté par La Quiete ou les perles cachées que son KC Milian ou Khere qui viendront apposer un quelconque Veto. Pour le coup, ce nouveau quintet transalpin applique la réciproque et opte pour le Feu et le Chaos jusque dans son patronyme : Cotidie Mori, Mourir quotidiennement. 7 titres pour 7 façons de s’auto-scalper de Lunae à Domenica.

Straight-to-the-point. Cotidie Mori ne charge son propos d’aucun arpège superflu, d’aucune accalmie inutile et d’aucune syllabe de trop. Ca commence fort pour finir encore plus fort, et entre temps uniquement de la sueur en combustion. Ecorché vif, Cotidie Mori est hystérique. Cotidie Mori court contre l’asservissement des esprits et la fuite de la conscience, des éléments retranscrits à travers des paroles réflechies et donc excellentes. Catapulté par un chant terriblement abrasif tout droit sorti d’une armée en détresse ("Polvere") et de superbes mélodies, les italiens s’élèvent comme un seul Homme emprisonné sous des décombres. Emo-chaos donc, mais d’un autre versant que celui buriné par Orchid. Le son (latin) de Cotidie Mori penche plutôt vers les terres brulantes et jonchées d’écorces de la Galice, et donc vers Ekkaia ou Blünt tout en restant définitivement screamo hardcore.

Doublé d’un CD, le 7 pouces rouge-sang est superbe. Par ces temps de disette, les gaziers se fendent même d’une très jolie version cassettina en plus de proposer l'ensemble des morceaux en libre téléchargement.

14

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