logo Copeland

Biographie

Copeland

Jon Bucklew - batterie
Bryan Laurenson - guitare, piano
James Likeness - basse, choeurs
Aaron Marsh - chant, guitare, Mellotron, orgue, piano

Floride, USA, 2000. Aaron Marsh et James Likeness, amis de longue date, montent Copeland et ne tardent pas à recruter l'autre moitié indispensable à la formation du quatuor. A la fin de l'année sort sur le tout jeune label Theory8 Records un split EP avec Pacifico, début d'une coopération prolongée avec le producteur d'Atlanta Matt Goldman (A Small Victory, Cartel, Underoath, The Chariot etc). Cette édition débouche sur quelques courtes tournées de la côte est et à la signature mi-2002 sur The Militia Group qui en est encore à ses débuts. Des deux mois en studio avec Goldman ressortira le premier full length Beneath Medicine Tree. La promotion de cet effort les amènera à faire plus de 400 concerts en 450 jours, notamment aux côtés de The Juliana Theory, Hopesfall, Mae, The Early November, Switchfoot... Pendant ce temps un split 12" avec The Pale voit le jour sur Sidecho Records. Après un petit break ils retournent en studio en décembre 2003 afin d'enregistrer un EP de reprises (qui fera patienter les fans jusqu'à la fin des nouvelles tournées en prévision), Know Nothing Stays The Same, reprenant des classiques de Stevie Wonder, Carly Simon, Phil Collins, Berlin et Billy Joel. Le second opus In Motion parait en mars 2005 (toujours sur The Militia Group) et le rythme de tournée reprend, avec pour la première fois des concerts hors Etats-Unis, notamment en Angleterre. Pour 2006, le quatuor enregistre un nouvel album, Eat, Sleep, Repeat, durant l'été, et le sort à la fin de l'automne. James prend Likeness prend la décision de quitter le groupe en 2007 pour pousuivre sa carrière de graphiste. Copeland enregistre néanmoins un dernier disque, You Are My Sunshine, en 2008 avant de splitter. Pourtant en 2014 le projet est réactivé et un nouvel album voit le jour : Ixora.

Chronique

15.5 / 20
0 commentaire
logo amazon

In Motion ( 2005 )

Evoluer dans le même style sans reproduire le même album, c'est ce que propose Copeland sur son deuxième effort full length. Le mélange d'emo et d'indie rock reste de mise, sans pour autant tourner à l'auto-plagiat.

Seulement 10 titres (et peut être pas tous marquants dès la première écoute) mais pourtant une facette différente quasiment à chaque fois. De la bucolique "Pin Your Wings Down" à la morne acoustique "Hold Nothing Back" en passant par la percutante doublette "Love is a Fast Song" / "You Have My Attention", deux points d'orgue émotionnels, le quartet joue sur plusieurs gammes, et joue juste.
Le maître de cérémonie Aaron Marsh mène sa barque de sa voix un tantinet androgyne ("Kite"); tout en subtilité, sans faire étalages d'éclats hyperboliques, les intonations sont multiples, les tons conjugués au pluriel et l'intensité variable (de l'apathie à la montée de vive voix).

Mais c'est bien entendu l'orchestre qui exécute la partition, car la maîtrise émotionnelle et technique passe, en plus des instruments traditionnels, par l'ajout d'appoints renforçant les ambiances: piano/orgue/Melloton, violon, guitare acoustique ou accordéon. Un éventail d'effets sur le trio d'instrus 'classiques' est également déployé; et le jeu de batterie mériterait une mention pour ses variantes dynamisantes.

Bref, d'apparence homogène et sans prétention, In Motion se révèle être, comme son prédecesseur, un disque varié, subtil et mature, plus qu'il n'y parait de prime abord.

E-card (45 premières secondes de chaque titre); Ecouter "Sleep", "You Have My Attention", "Love is a Fast Song" et "Pin Your Wings Down" sur leur page purevolume.

A écouter : "Love is a Fast Song" ; "You Have My Attention" ; "No One Really Wins"