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Biographie

Conifer

Conifer se forme en 2001 aux Etats-Unis grâce à Dave Camlin (Guitare / Basse), Zack Howard (Guitare), Sean Hadley (Basse), Nate Nadeau (Batterie) et Leif Sherman Curtis (Guitare) et officie dans un Postcore / Post-Rock dans la lignée de Pelican, empruntant au groupe ses mélodies chaudes et nébuleuses, tout en incorporant d'autres éléments à sa musique. Un premier album voit le jour en 2004, suivi par un split avec Ocean et Crown Fire en 2008, qui sera le dernier disque du combo puisque celui-ci rend l'âme peu de temps après.

Chronique

14.5 / 20
5 commentaires (13.1/20).
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Crown Fire ( 2008 )

Imaginez une immense étendue d'arbres, s'étendant à perte de vue , vierge de toute activité humaine et nimbée d'un brouillard protecteur. Vous êtes sur une montagne, au sommet de cet océan de feuilles, allongé sur l'herbe et les écouteurs enfoncés jusqu'aux tympans, rêvassant sous un rayon de soleil. C'est l'effet Conifer. Ni plus, ni moins.

2ème objet de délit des Américains, Crown Fire explore son artwork jusqu'à épuisement : Postcore dans la plus grande tradition de Pelican ; Même chaleur et sentiment de planer au-dessus du monde, instruments célestes qui déploient une ambiance étouffante mais salvatrice, avec quelques petites pointes de Cult Of Luna ou A Silver Mt. Zion pour aérer l'ensemble. Si ce n'était que cela, Crown Fire se révèlerait bien trop classique, voir même insipide. Heureusement, les Américains n'ont pas oublié d'emporter dans leur périple un peu de personnalité via quelques montées en puissance (Into The Gauntlet) ou une ligne vocale délurée (Crown Fire, où l'on peut ressentir la patte Oxbow). De plus, l'album s'avère aussi riche que possible : les quelques interludes restent quant à eux dans les sentiers battus mais s'avèrent suffisamment courts pour ne pas devenir redondants, tandis qu'un même morceau peut parfois n'être qu'un assemblage raffiné de plusieurs senteurs (Song For Korm).

Mais à trop vouloir se tenir aux principes du genre, Conifer en prend aussi les mauvais plis : riffs que l'on devine avant même leur esquisse ou sentiment d'explorer sans passion les mêmes facettes d'un style. On ne peut esquiver les effluves trop présentes de Pelican, à un tel point que certains passages semblent sans âme (Cruciform Empennage). Même s'ils ne se limitent qu'à la première moitié du disque -soit tout de même 25 minutes-, ces éléments peuvent à tout moment se retourner contre l'auditeur et le laisser abandonné, seul, au milieu des bois qu'il cherchait à découvrir.

Trop inspiré par les fers de lance que furent Pelican jusqu'à March Into The Sea, Conifer arrive pourtant à faire oublier cette affiliation via une mélopée de sentiments et une atmosphère brumeuse qui se révèlent véritablement sur la seconde partie. La forêt possède sans doute quelques arbres morts, mais la plupart sont encore bouillonnants de sève.

A écouter : La seconde partie.
Conifer

Style : Postcore
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Origine : USA
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