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Biographie

Coma Regalia

Si l'on peut dire une chose, c'est bien que Coma Regalia est prolifique. Un nombre de splits hallucinant par an, avec d'autres combos de la même scène (Book Of CavernsGillian CarterFoxmoulder, ...) et surtout quelques LPs : En SperataOurs Is The Cause Most Noble et There's Still Time. Et le tout en officiant toujours dans un Screamo catapulté à toute vitesse.

The Mirror ( 2018 )

Sans insister sur les superlatifs on peut affirmer sans trop se tromper que Coma Regalia est assurément l'un des plus talentueux des groupes emo US actuels. En moins de dix ans, quatre albums et une palanquée de splits et de seven, les ricains sont les rares à avoir su allier avec succès productivité et inspiration, un peu à l'image de Funeral Diner en son temps.

The Mirror confirme tout le potentiel et tout le bien que l'on connaissait d'eux. Entre déflagrations hardcore ("Peel Back the Layers") et bluettes plus emo ("Fragmental"), Coma Regalia maîtrise l'espace et les sensations avec une facilité énervante. The Mirror est un gros bloc où tout s'enchaîne naturellement, construit presque de manière conceptuelle, si ce n'est que Coma Regalia tient autant de Magma que les Trotskids, prenant même le risque de nous blaser avec un titre dépassant les cinq minutes comme c'est la tradition depuis quelques skeuds ("Horrid Reflections"). En temps normal, le casse-gueule par excellence, quoi, mais pas chez eux. Comme d'habitude, ça fonctionne et Coma Regalia nous offre une sortie lancinante, patiente et tout en mélancolie là où le dernier des bourrins finirait en trombe. 

Une perle de plus dans le nourrin de la génération dorée de l'emo US qui, avec Lord Snow, What Of Us ou encore Gillian Carter, vit de très belles heures. Et nous aussi par la même occasion.

A écouter : "Horrid Reflections" et les autres.
15.5 / 20
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There's Still Time ( 2016 )

Il y a encore du temps. Plus beaucoup, mais suffisamment pour se pencher sur cet opus de Coma Regalia. Ce sentiment d’urgence passe à la fois par la musique mais aussi par les mots. Faisant preuve d’une rapidité d’exécution sur les neuf premiers titres, le combo passe aussi via ses paroles la vitesse à laquelle la vie défile (« It’s thicker »).
Il faut avouer que l’entrée en matière possède un idéalisme fort. 53 secondes suffisent à « Staging » pour libérer la passion, celle que l’on retrouve sur ShizuneCassus ou Drei Affen, qui se meut en douceur au travers de « The Light ». Car en dehors de ces mélodies enragées, il reste une amère mélopée sur certaines compos (incluant de magnifiques choeurs sur « In the Circle »), tout en maintenant une durée qui s’accommodera plus aux vers de Cioran qu’aux textes Balzac.

Le concept d’offrir un album en deux temps, avec un dernier morceau de douze minutes qui peut s’écouter comme une boucle infinie, amène justement à faire ce parallèle entre le titre et son interprétation. Au-delà de l’aspect temporel évoqué dans quasiment chaque compo, il confirme également cette sensation d’une oeuvre globale mais morcelée, d’un tout comme le Sentinels de Nine Eleven.

Sobre, mais terriblement captivant. La simple évocation de There’s Still Time devrait faire poindre quelques frissons, notamment sur sa dernière boucle « Time’s Run Out ». La scène Screamo vit toujours, animé par des tels groupes. Continuez à écouter les Shizune, Coma Regalia ou Commuovere, c’est avec eux que cela se passe actuellement.

A écouter : Time's Run Out