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Biographie

Cold World

Dan Mills - chant
Alex Russin - guitare, chant
Derek Scace - basse
Nick Woj - batterie
Haroun Khan - guitare

Groupe de Wilkes-Barre (PA), Cold World acquiert sa notoriété sur le terrain avant de sortir son premier méfait, Ice Grillz en 2005 chez Lockin' Out Records. Fin 2006, le quintet signe un deal avec Deathwish. Pour célébrer ce partenariat, le label sort un seven suivi, en 2007, d'un cd/dvd intitulé No Omega regroupant des raretés.
En 2008, Cold World enregistre son premier album pour le label, Dedicated to Babies who Came Feet First.

Chronique

Dedicated To Babies Who Came Feet First ( 2008 )

Dedicated to Babies Who Came Feet First ne sera certainement pas la sortie Deathwish qui bouleversera la donne cette année. Au milieu des Pulling Teeth, Shipwreck ou Trap Them, Cold World fait plutôt figure de parent pauvre, d'enfant attardé n'ayant pas dépassé le stade anal.

Hardcore + Hip-Hop. On aurait pu croire l'association surannée, lessivée, ruinée, élimée tant elle a donné lieu à de multiples déclinaisons durant ces quinze dernières années. A croire qu'il reste encore des choses à dire. Cold World n'a visiblement pas perdu la recette mais lui administre un beau lifting digne des meilleurs chirurgiens boliviens. Le groupe s'arrache sur un hardcore lent, indolent, teinté de groove, ne s'autorisant qu'une poussée d'adrénaline efficace que sur le furieux "Whagman" conclu par le chant de velours de Warrior Queen. Aussi ce n'est peut-être pas un hasard si Billy Graziadei s'est retrouvé attiré par l'odeur, celle qu'il a contribué à répandre durant le règne de la formation de Brooklynn, tant plane incontestablement l'ombre de Biohazard. Sur ce premier album, Cold World impose ses règles, sa force et sa jeunesse, flairant le bon coup, tentant les associations dangereuses, intégrant interludes r'n'b ("Leave a Message 1 et 2"), samples de beatbox ("Liars, Thieves"), recyclant des vieilleries hip-hop moisies dans sa lessiveuse pour un rendu, à la surprise générale, plus que probant ("Dedicated to Babies Who Came Feet First").
On y retrouve certes les automatismes inhérents au genre, les structures classiques, inamovibles, cette ambiance urbaine - ce qui peut paraître curieux le groupe étant originaire d'une ville qui ne compte pas plus de 40.000 habitants, l'équivalent de Narbonne - sur laquelle on aura tous au moins une fois kiffé au début des années 90 mais qui, bien souvent aujourd'hui, sent davantage le manque d'inspiration que l'appel à l'émeute. Cold World n'évite pas toujours l'écueil mais compense par un feeling et un songwriting assez inspiré permettant de ne pas nous perdre au bout du troisième morceau.

Un design signé Jacob Bannon pour changer, la participation au livret de Melissa Farley dont on a découvert le travail à l'occasion du dernier Blacklisted, des invités de marque venus brailler derrière Dan Mills, Cold World a su bien s'entourer pour minimiser ses côtés faibles. Un bon album, de bonnes idées, de bonnes sensations mais il faudra autre chose pour nous appâter la prochaine fois.

Tracklist : 1. Intro; 2. Boom Bye Bye; 3. Do the Knowledge; 4. All the Things You Said You'd Never Tell; 5. Roaches & Rats; 6. Leave a Message 1; 7. Dedicated to Babies Who Came Feet First; 8. No Angels; 9. How Deep; 10. Leave a Message 2; 11. The Games That People Play; 12. Whagman; 13. Liars, Thieves; 14. Time to Break Down

A écouter : Whagman, Time to Break Down, Liars, Thieves.