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Biographie

Claysea

Boku47 - chant
Nagisa - guitare
Shinji - basse
Tsukamoto - batterie

L'avantage avec les groupes punk japonais, c'est qu'on est rarement débordé par les informations. Claysea est un quatuor originaire de Hamamatsu, dans la région de Shizuoka, qui s'est formé aux alentours de 2007. Influencé par Doom et Sore Throat, Claysea sort son deuxième ep en 2009 après un split avec Scatter Brains.

Chronique

14.5 / 20
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Slave State ep ( 2009 )

Maintenant c'est clair il y a quelque chose de pourri au pays du soleil levant. Et Claysea est là pour nous le rappeler. Pas méchamment, sans surprendre, mais les faits sont là. Le problème est plus profond et pernicieux qu'il n'y paraît. Sous des dehors de réussite, l'île plonge dans le chaos le plus total, rongeant les vies de l'intérieur, en sournois.
Slave State n'est rien de moins que l'expression de ce malaise. Après un premier split plutôt approximatif, Claysea assène une incision plus franche. Ce second ep est un jet de vomi qui en sèchera plus d'un. Un ep dans la tradition d-beat nippone, avec ses exagérations soniques, un son de basse évocateur du vol du bourdon, des riffs de guitare gonflés au flanger, mais curieusement une voix moins dans la veine des ogres de chez  Age, Muga and co. On pense clairement à Framtid, mais encore et surtout à Anti Cimex pour évoquer cette désespérance, cette fuite en avant qui déborde du sillon en manifestations soudaines et impulsives ("Public Daze"). Une émanation de plus sur la scène japonaise avec laquelle il devient difficile de rivaliser sur le plan extrême.

Rien de nouveau donc mais Claysea a pour lui cette capacité à extérioriser ce mélange de souffrance et de colère donnant aux compositions ce caractère incandescent que l'on retrouve également chez Abraham Cross ou Shikabane. Pas la prétention de construire quoi que ce soit donc. De toute manière çà prendrait trop de temps pour déblayer les ruines.

Tracklist : 1. Public Daze, 2. Consumed For Rule, 3. Against Again*, 4. Eternal Agony*, 5. Goodbye Cruel World*

A écouter : Public Daze, Goodbye Cruel World