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Biographie

Catamenia

Riku Hopeakoski (guitare) et Mika Tönning (chant) forment Catamenia en 1995, à Oulu, à l’ouest de la Finlande. C’est en 1996, après leur seconde démo, « Winds », que le groupe signe un contrat de quatre albums avec Massacre Records. Le groupe progresse dans un black mélodique avec un univers résolument nordique, concentré principalement sur les loups.

Leur premier album, « Halls of Frozen Nort », sera enregistré en Allemagne, avant de voir le jour en Janvier 1998. L’année suivante, le second album, « Morning Crimson », sera enregistré sous la houlette de Thomas Skogsberg (Katatonia, Grave, Dismember…) et mis dans les bacs au début de l’année 1999.

Pour des raisons personnelles, le batteur Toni Tervo et le guitariste Sampo Ukkola quittent l’aventure et sont respectivement remplacés par Sir Luttinen et Ari Nissilä. En 2000, le troisième album, « Eternal Winter` s Prophecy », est enregistré en Finlande, au Tico-Tico Studio avec Ahti Kortelainen (Kalmah, Eternal Tears Of Sorrow...).

Le groupe ne gardera pas une seule fois un line-up fixe entre les sorties d’albums, surtout en ce qui concerne les chanteurs qui, à plusieurs reprises, ont dû se confronter à des problèmes de cordes vocales… Cela n’empêchera pas Catamenia d’être productif sans pour autant vraiment décoller du rang d’ « outsider ».

C’est en 2008 qu’arrive le huitième et dernier album en date, « VIII - The Time Unchained ». Le groupe n’aura gardé de son line-up originel que le guitariste/fondateur Riku Hopeakoski.

Chronique

10.5 / 20
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VIII : The Time Unchained ( 2008 )

On peut se demander si Catamenia n’a pas perdu la flamme. Des albums de plus en plus répétitifs, des prestations scéniques ternes (pour rester poli) et un line-up plus que friable. Forcement, depuis le temps que la meute s’acharne sans jamais avoir eu droit à un morceau de viande digne, il arrive probablement un moment où le cœur n’y est plus trop. La faute à qui, Massacre Records peut-être, qui n’a jamais véritablement misé gros sur ces rejetons de l’extrême mélodique finlandais ? Peu importe la raison, le fait est que le sentiment général que Catamenia se perd est bien présent, et cet album en est une expression plutôt inquiétante…

Le menu de cette année donc, ne contient pas vraiment de surprise. Toujours ce blizzard blanc qui s’abat sur votre visage avec l’occasion de pouvoir respirer de temps à autre grâce à des plans mélodiques et aérés et quelques ralentissements efficaces. Cependant, on notera que le combo a décidé de passer au cran supérieur sur l’échelle de la vélocité, aux risques de se délester d’éléments assez primordiaux pour l’âme du groupe.

Petite prise de risque en effet, dans la lignée directe de « Location : COLD », Catamenia a jugé bon d’une dispense de clavier. Aïe…Le groupe s’inflige là un certain handicap quand à la mise en place de ses atmosphères et décide d’assumer l’acte jusqu’au bout en faisant ressortir un peu plus son côté féroce black metal déjà bien amorcé avec l’opus précédent. C’est donc à coups de blasts à tout va et de riffs acérés que nos finlandais envoient la sauce.

Catamenia montre les crocs mais n’a pas pour autant oublié la mélodie. On pourra féliciter, malgré l’abolition d’éléments synthétiques, que l’esprit du groupe est encore là mais définitivement plus cru. Les refrains sont sympas, ni plus ni moins, les clean voices sont moins inspirées que par le passé, même si certains font toujours leur petit effet il faut l'avouer (« The Last Day Before... », l’excellente « Uhrimalja »…), et les structures, bien qu’appréciables là encore, sont répétitives et tapent dans du déjà vu.

Pour finir, le groupe a comblé le reste de l’album de reprises marrantes mais sans grands intérêts non plus, mis à part, peut-être, un plaisir personnel (c’est le principal me direz-vous…). On se retrouve avec du Faith No More (« Out of Nowhere »), un clin d’œil à des compatriotes finlandais évoluant dans un espèce de punk rock mélodique, Apulanta (« Viivakoodit »), un titre assez punk également de Shitter Limited (« Synti Voittaa »), ainsi qu’une ghost track bluesy. On aura vite fait de zapper ces dernières pour, enfin, en finir avec cet album long de soixante et une minutes tout de même.

Attention, à force de crier au loup, on finit par ne plus convaincre grand monde. Il fut un temps où les productions du groupe apportaient de la fraîcheur au black metal et arrivait à charmer par des atmosphères profondes et mystiques. « Location : COLD » sauvait vaillamment les meubles grâce à quelques tubes, mais avec ce « VIII - The Time Unchained », qui est tout de même leur huitième jet (!!!), nos braves canidés du nord rabâchent et gardent les pattes dans la neige fondue, encore jusqu’à la prochaine tentative.

A écouter : si vous n'tes pas encore lass du Catamenia moderne