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Biographie

Candy

Candy sont quatre et sont originaires de Richmond aux Etats-Unis. Ils se forment en 2017 et très rapidement sortent une démo et l'ep Candy Says la même année chez Triple B Records. Leur Hardcore vicieux et violent gagne en reconnaissance en 2018 avec la sortie de l'album Good To Feel.

15 / 20
1 commentaire (16/20).
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Heaven Is Here ( 2022 )

Je crois que ce nouveau Candy est une petite baffe.
Non pas que le précédent ne l’était pas, mais Heaven Is Here enfonce encore le clou, plus fou, plus bas du front, plus agressif. L’impression d’un truc qui crame de Good To Feel se transforme en malaise sonore, un peu comme cette chair difforme qui s’entrelace dans une eau bourbeuse. Et je crois que c’est ca le plus marquant.

Tu tapes un peu dans le fatras sonore de The Armed (« Mutilation »), mais enfoui sous une tonne de déchets, de rouille et de déjection. « World Of Shit » et sa guitare en mode scie circulaire, l’Indus morbide de « Kinesthesia » et les samples malmenés de « Perverse » : on peut avoir l’impression d’avoir le bande son de Se7en, vision John Doe.
J’y retrouve personnellement une influence Black Metal dans l’approche : avoir quelque chose de primaire (« Heaven Is Here »). Cela reste du Hardcore, mais bien loin d’un truc lourd à la Knocked Loose, presque parfois plus proche des premiers Converge dans cette sensation abrasive (« Hysteric Bliss ») sous toutes ces couches de peau distendue par Nurgle (« World of Shit »).

Heaven Is Here continue à distiller sa méchanceté, un cran au-dessus, et s’en sort très bien sur  « Fantasy/Greed » par exemple - le titre qui se rapproche presque le plus de l’opus précédent - ou les dix minutes Noisy de « Perverse », extrêmes parce qu’elles tapent presque dans du Merzbow. Une belle représentation de ce que sera la fin du monde.

Heaven Is Here t’arrache les tympans à chaque seconde, entre la prod ultra abrasive, les riffs parfois bas du front et l’impression d’écouter un truc passé au mixer plusieurs fois, rien ne semble arrêter Candy, si ce n’est l’overdose de bruit à force d’écoutes. Et c’est peut être là que la différence se fera avec Good To Feel : ce dernier s’écoutait régulièrement, alors que Heaven Is Here pousse la saturation à son max. Le plus fou, mais pas le plus marquant.

15.5 / 20
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Good To Feel ( 2018 )

Un nom de groupe lambda et une pochette dégueulasse. Tout pour donne envie de se pencher sur ce premier méfait du groupe originaire de Richmond, ville des non moins excellents Iron Reagan, n’est-ce pas ? Ne fuyez pas tout de suite, car il serait vraiment dommage de passer à côté de ce Good To Feel, qui est sans doute l’un des plus gros parpaings Hardcore de cette année 2018.

17 minutes et neuf titres qui n’essaient même pas de dépasser les deux minutes chacun. Candy c’est à peine un an d’existence, des gosses qui ont de la hargne à revendre et sont venus donner une grosse leçon de violence dans la scène Hardcore au sens large. Ouais, ça worship Integrity à fond, mais qui va s’en plaindre ? Si la base est un Hardcore / Punk ultra efficace, le tout est boosté d’une perfusion métallique avec ces relents de crasse et de violence vicieuse. Candy ne rigole pas, mais vraiment pas du tout. Tu penses à la scène Holy Terror (Integrity forcément, mais aussi Ringworm, Trap Them, Merauder) ? Eux aussi. Et surtout ce Good To Feel possède ce gros feeling casse dents des regrettés Pulling Teeth, ce qui lui fait gagner directement quelques points sur la note finale. Si si, écoute Panic Is On et viens me dire que ce titre n’aurait pas pu figurer sur Paranoid Illusions !

Candy a aussi le chic, sans vraiment dépoussiérer le genre, de pile se caler dans les sillons des groupes qui tentent de nouvelles choses. Difficile à l’écoute de cet album de ne pas penser à Power Trip ou Primal Rite, dans le genre j’arrive à concilier différents courants du Hardcore et surtout envoyer des gros uppercuts d’efficacité. Et puis avec une production signée Arthur Rizk (Power Trip, comme par hasard), une voix blindée de reverb, des influences Crossover… bon, on est en plein dedans. Ce qui pourrait sonner comme un très bon exercice de copié / collé est en fait plus que ça ! Parce que Good To Feel est un monstre d’urgence, de vice et d’efficacité : rien que le premier titre donne envie de tout envoyer voler, la voix ultra méchante sur Lust For Destruction dont les paroles donnent sont souvent le constat amer de notre société (« Destruction, run for your life, Civilizations on the decline, Challenge survival, Bear witness, to the truth, Overconsumption, environmental corruption ») et Burning Water ou Joy Of Life sont deux titres Punk ultra rapide et nerveux hyper colériques. Distorted Dreams quant à lui est assez étonnant dans sa manière de sonner, comme s’il avait été écrit par Peter Steel de Type O Negative. L’album se conclue de manière très surprenante sur un titre Indie Rock / Shoegaze (Bigger Than Yours) très entraînant, avant de s’achever abruptement. En mode rien à branler.

Candy sont sans doute des branleurs. Mais des mecs qui savent ce qu’ils font et Good To Feel est le témoignage d’un sacré pavé de haine Hardcore qui ne laissera très certainement pas indifférent. Ne passez pas à côté.

Candy

Style : Hardcore
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Origine : USA
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