Biographie

Can't Bear This Party

Jean : Chant, keyboards
Rémi : Chant, keyboard, glockenspiel
Sushi : Guitare
Lino : Guitare, screams
Jimbo : Basse, moshtricks
Montaigu : Batterie

Can’t Bear This Party constitue la mue de Smelly Socks ; une mue qui s’est vue successivement dotée de l’apport de Jimmy et Jean de Chasing Paperboy - ce qui a donné un premier EP Modern Factory (2008) - puis de Rémi de Freygolo, avec lequel le groupe met sur pied Ain’t No Princess sorti via Sum008, Bad Mood et Guerilla Asso en 2010. On l’aura compris, Can’t Bear This Party est un peu le All-Star Band de la région niçoise et suscite déjà enthousiasme et commentaires nombreux et variés avec son happy punk/pop/hardcore à clavier. En avant la musique et Super Mario Bros.

Chronique

15 / 20
3 commentaires (13.67/20).

Ain't No Princess ( 2010 )

Set Your Goals Like + Feu-Smelly Socks + Happy Punk Pop + Nintendocore = Can’t Bear This Party.
L’équation se couche facilement sur le papier pour décrire le combo sudiste mais n’était franchement pas évidente à imaginer dans le studio d’enregistrement vu l’hétérogénéité des ingrédients. So, does it work?

Disons le d’emblée, à l’image de son artwork (peut-être pas du meilleur goût), Ain’t No Princess est coloré, exubérant, bigarré, teen et comporte bons nombres d’éléments en tout genre. Punk rock français quand même donc ? Oé si on veut, mais loin de l’héritage des Béru' et de Burning Heads alors. Car tout chez Can’t Bear This Party évoque la scène d’outre-Atlantique née dans le sillage du punk hxc pop mis en place par New Found Glory et Set Your Goals (et suivi par Daggermouth, Four Year Strong etc etc). Au menu donc du (emo) punk rock mélodique avec double guitare électrisée à souhait, batterie fast et refrains entêtants ("So Quarrelsome", "City’s So Bad", "The War"). Mais pas seulement. Car cela, les excellents (et regrettés) Smelly Socks le faisaient déjà à merveille. Ici, avec l’apport de Rémi, l’ensemble prend des tournures plus agressives, plus Freygolienne (opus Stréréo Fighters) et se dote en sus de quelques moshparts propre au genre ("It’s U Between T&V").

Et faut bien avouer que ça marche. Les titres pleuvent, sans temps mort, festifs, animés d’une énergie sans hoquet, qui fait cracher les amplis sans sirop ("Ain’t No Princess Down Here"), avec une proportion au tube assez balaise ("Talk To The Phone Tone", "City’s So Bad", "Sinking Ships"). Les voix entrecroisées de Jean et Rémi en rempart contre la monotonie, Can’t Bear This Party y va des chœurs, des screams, des chants clairs, bruts, nasillards. Bref, toute la panoplie y passe. Et en guise de cerise sur le gateau, à l’instar de ce que le groupe avait fait avec son très bon premier EP, Ain’t No Princess met au cœur de ses déhanchés sonores des claviers/glockenspiel qui balancent sons d’orgues, noïses électo et autres sucreries nintendocore ("Yoko Dances Tonight", "From Here To A Better Place"), ce qui fait basculer le sextet dans un univers entre Motion City Soundtrack (Songs Of Sirens) et jeux vidéos époque NES 8 bits.

Alors y en a qui vont gueuler, ça c’est sûr et certain. On imagine déjà les griefs : "Trop acidulé", "trop pop", "trop mièvre" ; "pas assez true". Si on veut. Mais dans l’fond, Can’t Bear This Party fout un sacré beau coup de tatane dans l’édifice punk-rock français, en levant l’encre d’un navire qui n’a pas (encore) d’équivalent dans le style au niveau de l’hexagone (A part Chuck ! No, Captain Chuck ! peut-être). Et ce avec une signature musicale dans les compo catchy as fuck. Ca vaut bien un "Hell yeah !"

En écoute sur myspace.

A écouter : "Talk To The Phone Tone", "Citys So Bad", "The War"
Can't Bear This Party

Style : Punk / Pop à clavier
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Origine : France
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