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Biographie

Burning Skies

Burning Skies est né en 2002 de la rencontre de 3 anglais à la suite des splits de leurs groupes respectifs. Très rapidement, ils sortent une démo autoproduite, Premonition Of Things To Come qui montre instantanément l’envie du groupe : faire une musique facile, directe et énergique, en mélangeant hardcore et metal comme le font des groupes comme Lamb Of God, The Red Chord ou autres témoins de cette nouvelle vague de musique venue des Etats-unis.
Suit une signature chez LifeForce Records, label correspondant totalement à l’orientation du groupe, qui lui permet de sortir ses deux premiers albums, Murder By Means Of Existence (2004) et Desolation (2006).

12.5 / 20
2 commentaires (14.5/20).
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Greed.Filth.Abuse.Corruption ( 2008 )

Un cri, une explosion, puis les premières notes de Warhate résonne déjà… offrant en quelques secondes un aperçu de l’ensemble de ce Greed.Fitlh.Abuse.Corruption : agressif, teinté de grind et de hardcore. Avec une durée totale de moins de 30 minutes pour 11 pistes, Burning Skies joue vite, avec des passages fortement influencés par le grind (très reconnaissables par exemple sur To Be The Man Who As To Beat The Man ou Sticky Richards).
Le chant, la plupart du temps hurlé, offre aussi les grognements plus communs au grind. Une nuance se fait entendre au niveau des moments hurlés, à savoir un coté plus belliqueux, hargneux, lorsque le chant se veut plus aigu, tandis que le reste du temps est occupé par une voix plus grave, grasse, beaucoup plus courante dans le hardcore. Les grognements, peu présents, servent à ajouter un coté bestial aux morceaux, presque inhumain. Musicalement, la double pédale côtoie les riffs rapides, incisifs, à l’image de la musique. Un rapprochement léger peut être effectué avec The Black Dahlia Murder, sans pour autant arriver à atteindre le niveau du quintet de Dahlia. Un véritable mur sonore quasi ininterrompu couvre cet album, contrebalançant sa courte durée par un effet de lourdeur et de masse.
Quelques temps morts viennent plomber le disque, à l’image du pseudo solo sur You Don'T Have To Be Dead To Be In Hell ou le break final de Spat Out And Stamped On). On pourra de plus remarquer la très faible Emocalypse, qui, forte de son jeu de mot, sonne tel un cri de haine inutile sur un disque ne nécessitant pas ce morceau pour marquer les esprits. Quelques pistes arrivent néanmoins à se démarquer, telle Slashed, Thrashed And Fucked Up Beyond All Recognition où l’abscence de grognements offre une piste sonnant presque comme un vent frais. Le dérangeant interlude It's Hard To Breathe With A Bag On Your Head, fouillis sonore, est la chanson qui, au final, met le plus mal à l’aise. Des cris résonnent, couverts par des résonnances électroniques, collant parfaitement au titre de la chanson, plaçant l’auditeur comme spectateur passif de ce meurtre sonore… 
Avec ce Greed.Fitlh.Abuse.Corruption, Burning Skies offre un mix intéressant entre hardcore et grind, mais au final trop peu exploité pour offrir à la longue un réel attrait. Crasseux, ce disque abuse malheureusement par moments de violence gratuite plombant les compositions qui auraient pu être intéressantes. Si vous êtes à la recherche de sensations fortes, de violence et de haine, ce disque est pour vous…

Tracklist : 1. Warhate 2. You Don't Have To Be Dead To Be In Hell 3. Y.G.F.F. 4. Rounding Up The Cattle 5. Abuse To Confuse 6. To Be The Man Who Has To Beat The Man 7. Spat Out And Stamped On 8. It's Hard To Breathe With A Bag On Your Head 9. Slashed, Thrashed And Fucked Up Beyond 10. Emocalypse 11. Sticky Richard

A écouter : To Be The Man Who As To Beat The Man - Slashed, Thrashed And Fucked Up Beyond All Recognition
11 / 20
10 commentaires (13.15/20).

Desolation ( 2006 )

En matière de metalcore sévèrement burné, les anglais de LifeForce Records peuvent se targuer de ne pas prendre de gros risques quant au choix des artistes qui viennent remplir les pages de leur catalogue. Avec des groupes comme Trivium, All That Remains, Beyond The Sixth Seal, Heaven Shall Burn, Caliban et autres formations de la même trampe, on peut dire que le label participe grandement à la vague, et ne semble pas lui apporter tant de vent frais plus que cela. Au sein de ce parterre sympathique de groupes que l’on a parfois du mal à différencier du voisin, Burning Skies pourrait même faire partie des moins originaux, et même des plus clichés.

Desolation, deuxième disque du quintet britannique fait parler la poudre, on ne peut pas lui enlever. Avec une musique radicale et sans concessions, Burning Skies envoie la purée avec un gros son bien metal et surproduit, en enchaînant le top 20 des plans les plus vus depuis 5 ans en matière de NWOAHM. Le bruyant RKD qui ouvre l’album en témoigne, passant par des ambiances presque goredeath (blast-beats furieux et vocalismes porcins), moshparts endiablées faites de riffs simplissimes misant sur efficacité et percutant, le tout avec une furieuse batterie et un chant bien dans les standards du style, alternant éraillements hardcore et growls puissants. Le reste du disque ne change donc pas franchement de registre, sans réelle surprise, lorgnant toutefois dans des influences assez larges, entre death mélodique, brutal death, hardcore old school, thrash enragé et même parfois plus rarement dark ou black metal.
Rarement seulement l’intensité d’une musique efficace et bourrue ne redescend d’un cran, laissant donc Desolation comme un disque assez plat, et qui, même par sa faible longueur (30 minutes), peut laisser de marbre voire même ennuyer, pour peu qu’on recherche un minimum d’originalité dans la musique, aussi radicale et efficace soit-elle.

Desolation est donc tout, sauf un disque plein d’audace et intéressant d’un point de vue créatif. Et si Burning Skies aura eu le cran de sortir un album qui envoie sérieusement et avec convictions dans les plus pures limites que les codes du style ont donné, il n’aura pas eu celui de générer un album qui se démarquera facilement du nombre hallucinant de productions fort semblables qui sortent chaque mois par les temps qui courent. Pas la peine de chercher de l’originalité chez le quintet anglais donc, et même dans le registre de la redondance artistique et de la musique rentre-dedans, on peut affirmer sans prendre trop de risques que Desolation se révèle fort moyen, peu enclin à distribuer des claques, et vide de toute âme une fois la production magnifiante occultée, malgré quelques titres plutôt plaisants.

 

A écouter : ou pas.