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Biographie

Burning Flesh

Fondé en Rhône-Alpes en 2005, Burning Flesh a cherché un line-up stable jusqu'à sa première démo en auto-produit en 2008, puis un premier album, Unconscious Deformity, sorti en 2010. Burning Flesh évolue dans un Death Metal aux influences brutales palpables (Cannibal Corpse et Hate Eternal en tête), mais également teinté de Black Metal sur certaines pistes.

Chronique

13.5 / 20
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Unconscious Deformity ( 2010 )

Encore des Français tombés dans la marmite du death metal quand ils étaient petits ! Et ceux qui préparaient la sou-soupe n’étaient autres que les tontons Cannibal CorpseHate Eternal, Devourment, ou encore beau-papa Mumakil... Bref toute la famille Bourrin s’est vautrée dans la consanguinité et a donné naissance à cet être difforme qu’est Burning Flesh

C’est d’ailleurs cet être à la tête dotée d’excroissances tentaculaires que nous allons suivre tout au long de Unconscious Deformity. Grâce au booklet particulièrement soigné, nous comprenons que le pauvre est emprisonné dans une cellule à barreaux, et que, confronté à sa solitude, il va petit à petit réaliser, accepter, puis affronter le mal qui le ronge avant de sombrer dans la démence. Schizophrénie ? Folie pure ? Expérimentation douteuse ? La question reste en suspens…

Derrière ce concept travaillé se cache un death metal old school dense, efficace et varié qui enchaîne sans relâche les riffs taillés au burin. Passée l’ouverture ambiancée un peu longue sur les bords, nous voilà plongés dans une marée de folie pure où se mêlent tantôt déferlantes death (Psychopatic Accomplishment, Schizophrenia, Blinded by Blood), vagues au groove entraînant (Manhunt, Pandemic Plague), soli et plans mélodiques (Unconscious Deformity, Manhunt), mid-tempo salvateurs (Burning Flesh, Able To Die). 
Si toutes les pistes ne sont pas forcément mémorables, les bonnes idées sont tout de même bel et bien au rendez-vous, et certains titres sortent clairement du lot, comme ce Able To Die de 6 minutes qui tire vers le progressif : arpèges malsains et pont mélodique précèdent une puissante tempête avant de repartir vers un long solo technique. Et que dire de Infect My Soul, qui se permet 3 :30 minutes de black du meilleur effet ! On en vient d’ailleurs à regretter que la piste ne dure pas un peu plus, histoire de bien se laisser imprégner par le jeu de batterie typiquement black, ces guitares dépressives en mur sonore, et du chant criard (trop rare !). 

Il est cependant dommage pour les Rhônalpins que Unconscious Conformity ne soit touché par la même tare que nombre de jeunes groupes (particulièrement de death metal) rencontrent, à savoir la qualité de l’auto-production qui finit par rendre l’écoute pénible, surtout lorsque comme ici, l’album est assez long (11 pistes de 4 :20 en moyenne, sans l’intro). Les guitares auraient par exemple gagné à être affinées, la voix gutturale finit par nous fatiguer… Autant de petits détails qui nuisent à la durée de vie de l'album.

Toutefois, après quelques efforts pour passer outre la production brouillonne de l’album et son apparence de "gros bloc death metal impénétrable", vous serez à même d’apprécier les gros riffs et autres surprises que recèle Unconscious Deformity, notamment Manhunt, Burning Flesh, Able To Die et, étrangement, Infect My Soul, que beaucoup verront du mauvais œil, à n’en pas douter. 
Attendons d'entendre la suite pour savoir si Burning Flesh réussi à trouver sa voie, celle qui caractérisera le groupe. Concept-album encore plus poussé? Brassage encore plus assumé des influences black / prog / death du groupe?

Patience patience, il paraît qu'un nouvel opus arrive dans quelques mois...

A écouter : Psychopatic Accomplishment, Manhunt, Able to die, Infect my Soul,
Burning Flesh

Style : Death Metal
Tags :
Origine : Suisse
Site Officiel : burning-flesh.com
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