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Biographie

Boys Night Out

Connor Lovat-Fraser: chant
Jeff Davis: guitare/chant
Shawn Butchart: guitare
Dave Costa: basse
Brian Southall: batterie
Kara Dupuy: synth/chant

A l'instar de Alexisonfire, Boys Night Out s'est formé en Ontario (Canada) courant de l'année 1998, mais la formation n'a réellement pris son envol qu'à partir de 2002 date de sortie de son premier EP Broken Bones et Bloody Kisses sur le label hardcore américain OneDaySavior. Le groupe s'est alors fait remarquer par son mélange créatif de pop, punk et d'emo au point de se voir ouvrir les portes de Ferret Music (Funeral for a Friend, Madball). Cette collaboration a pour l'instant donné lieu à deux albums Make Yourself Sick (2003) et Trainwreck (2005). Selon les dernières rumeurs, Kara aurait quitté le navire, ce qui n'empêche pas le groupe d'annoncer la sortie de son dvd Dude,You Need To Stop Dancing pour mi Juin.

13.5 / 20
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Boys Night Out ( 2007 )

Quatrième effort pour Boys Night Out et suite du Trainwreck qui avait bénéficié d’une relative bonne exposition outre atlantique. En titre, et pour double symbole d’une identité à parfaire et d’une sobriété recherchée, un éponyme : Boys Night Out.

Boys Night Out s’était fait remarquer, en même temps que He Is Legend pour son goût du mix musical et de l’interférence stylistique. L’intention, louable, mais la finition un tantinet bancale, on attendait des enfants de Ferret Records davantage d’efficacité. Qu’on se le dise BNO ne faillit pas à sa mission. Exit les passages emocore forcés ou les tentatives de conclusion post hardcore, Boys Night Out joue plus simplement, tablant sur une recette plus directe en atteste son ouverture tubesque au possible ("Get Your Head Straight"), où chant joliment perché au couplet et refrain catchy se partagent les secondes de mise en bouche. Le constat est là. BNO a bien recentré ses envies pour toucher sa cible et rêve certainement d’un succès à la Fall Out Boy ou Panic At The Disco, en atteste son redoutable "The Heirs Of Error" calqué sur les morceaux les plus attractifs de New Found Glory.

Revendiquant donc le même public que Taking Back Sunday, Boys Night Out simplifie ses chemins d’expression et cherche à obtenir le son qui marque et qu’on retient. L’édifice de ce fait, manque d’une certaine audace et les chemins empruntent plus souvent les raccourcis standards que les limbes de la créativité complexe. Reste quelques accélérations bien calées ("The Push and Pull"), des chœurs semés gaiement ("Hey Thanks") et une façade emopop plus cohérente au final que sur l’opus précédent.

Bénéficiant de moyens de production généreux, Boys Night Out est un album solide, conçu pour plaire à un public large. La mécanique bien huilée, les 11 titres ne pêchent que par quelques défauts (répétitions un peu pénible de la même phrase dans "Swift And Unforgiving" ou "It Won't Be Long", suite d’accords quelque peu éculée) et une visée un peu trop calibrée mainstream.

En écoute sur myspace.

A écouter : "Get Your Head Straight", "The Heirs Of Error", "Hey, Thanks"

Trainwreck ( 2005 )

Tenter de décrire le genre de Boys Night Out  n’est pas chose aisée tant le combo se plaît à coller et décoller les étiquettes à chaque piste. Bien décidés à ne pas se restreindre à la seule recette du chant alterné, Trainwreck offre en conséquence une succession de titres à la tonalité indie rock dont les ficelles s’étirent tantôt vers l’émo tantôt vers le punk. Ainsi trouve on pêle-mêle quelques entames à la Save the Day (« Sentencing »), des riffs plus colériques et des hurlements façon Silvertsein (« Recovering »).
Par delà cette variété, ce qui marque franchement chez BNO, c’est son véritable attachement pour les passages ralentis (intro seulement parlée), son goût prononcé pour les modifications rythmiques, fait de cassures et d’accalmies soudaines. A ce titre, « Relapsing », qui bénéficie de l’apport de la voix féminine de Kara, est une vraie réussite. Soutenu par une multiplicité de voix, effets trafiqués dans le chant, exposition soignée des instruments ; l’ensemble respire le gros travail de production (peut-être même trop diront les amateurs de sons bruts).

Toutefois, si cette volonté de mêler les genres est louable, le combo à force d’explorer ces diverses voies se perd un peu. On décèle comme un manque d’identité, un sentiment de rester sur sa faim, comme si à vouloir tout visiter, on ne s’était finalement à attarder sur rien. Cette légère confusion aurait pu être éludée si les six protagonistes avaient mis le feu à leurs instruments, mais malheureusement le tout manque un soupçon d’énergie et le résultat ne parvient pas à créer l’émotion qui sied d’ordinaire à ce genre musical.

Qu’on ne se trompe pas, Trainwreck regorge de passages onctueux ("Disintegrating") et de structures recherchées qui offrent un plaisir à l’écoute, mais la qualité entraperçue exhorte à demander mieux, un mieux qui devrait paraître une fois que le groupe aura su fixer sa voie.

A écouter : "Purging", "Relapsing", "Disintegrating".