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Biographie

BoySetsFire

Nathan Gray – chant
Chad Istvan – guitare
Robert Ehrenbrand- basse
Joshua Latshaw – guitare
Matt Krupanski – batterie

Année de formation: 1994
Lieu de formation: Newark; Delaware, USA
Line-up originel: Nathan Gray (chant), Joshua Latshaw (guitare), Chad Istvan (guitare), Darrell Hyde (basse) et Matt Krupanski (batterie).

Avec des projets pleins la tête et des convictions naïves à propos de la vie de groupe, Boy Sets Fire enregistre en 1995, et après 2 démos minimalistes, un 7" autoproduit, Consider. Le démarchage de labels se révélant être infructueux, le quintet loue un van et part sur la route.
Le label indé Magic Bullet Records acceptera finalement de sortir le EP This Crying, this Screaming, my Voice Is Being Born. Pour leur premier album, c'est Initial Records qui montre son enthousiasme et qui sort donc The Day the Sun Went Out (1997) et dans la foulée le EP In Chrysalis (1998). Puis c'est la période des splits: Equal Vision sort le 10" Boysetsfire/Snapcase et Hydrahead le EP Boysetsfire/Coalesce. Un split 7" avec Shai Hulud voit également le jour en édition très limitée via Undecided Records (les 2 groupes se fendent d'une reprise de Metallica).

Puis BSF signe un contrat avec Victory Records qui sortira son album majeur After the Eulogy en 2000 (Darrell Hyde est évincé du groupe au profit de Rob Avery avant les sessions d'enregistrement). Une tournée européenne suit la sortie de l'opus et en 2001 BSF est à nouveau sur le Continent, à l'affiche du Deconstruction Tour.

2002, nouveau changement de label et première fois sur une major puisque le quintet intègre Wind-Up Records. Le EP live Live for Today fera office de test et en 2003 Tommorow Come Today débarque chez les gros disquaires. Peu de temps après sa sortie, Avery quitte le groupe (Rob Ehrenbrand rempile, toujours à la basse). 2004 sera marquée pour le groupe par le silence et les problèmes avec Wind-Up, pas très contents de l'engagement politique du groupe (notamment contre les Républicains (leur Président en tête) et nombre de mouvements religieux que Tomorrow... avait peints au vitriol) et de son manque de productivité 'singlesque'.

C'est donc tout naturellement qu'en 2005, après un passage en Europe via le Deconstruction Tour, BSF quitte la firme et signe un double contrat: avec Equal Vision en Amérique et Burning Heart en Europe. EVR sort Before the Eulogy (collection de raretés, b-sides etc comprenant notamment les 2 toutes premières démos citées plus haut) le 1er novembre et le nouvel album The Misery Index; Notes From The Plague Years est attendu pour le 27 février 2006 (en Europe).

Chronique

16 / 20
4 commentaires (15.5/20).
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After the Eulogy ( 2000 )

After the Eulogy (2000) marque un tournant dans la carrière de Boysetsfire et dans "l'histoire" de l'emocore, style encore en bas-âge à l'époque. L'album de la consécration se veut moins sombre et inquiétant que l'album et les EPs le précédant, mais pas pour autant plus optimiste et enthousiaste.

Ainsi, AtE débute sur le titre éponyme et ses "Rise! Rise! Rise!..." injonctifs, alarmants et récurrents, suivis de ses "Where's your anger? Where's your fucking rage?". Une plaidoirie hardcore (qui ne va pas sans rappeler à certains égards leurs potes de feu-Snapcase) en faveur de la prise en considération des laissés pour compte (du Tiers-Monde notamment) par les sociétés Occidentales engrossées de leurs éloges (eulogy en anglais) auto-complaisantes.

BSF verse d'un côté dans le social et l'humanisme via le hardcore, et de l'autre dans le sentimental plus personnel via des morceaux emo, avec la même passion. C'est en ce sens que le quintet s'imposa comme l'un des premiers combos à incarner pleinement cette notion de prime abord antithétique qu'est l'emocore.
Vascillant entre accords de puissance virils, riffs tendus, mosh parts, voix gutturales/rageuses, et harmonies coulées en son clair accompagnées d'un chant tout en douceur, en finesse ("My Life in the Knife Trade"), et en passant par tous les stades entre les deux, Boysetsfire a depuis longtemps le don d'en laisser plus d'un perplexe (notamment en concert). AtE est donc un album qui peut se révéler déroutant, mais qui est néanmoins dynamique et efficace, tant dans l'âpreté extrême que dans l'extrême mélodie.

Après quelques déboires, BSF est d'ailleurs aujourd'hui (comme au début) emmené par Nathan Gray, chanteur aux voix aisément reconnaissables, et aussi charismatique qu'énigmatique; qui peut être un parolier aussi brillant et intelligent qu'un showman doué mais abruti par l'alcool. Gray est à l'image de la musique de son groupe, une entité intrigante à plusieurs visages.

A écouter : "Unspoken Request"; "After the Eulogy"; "Abominations of Those Virtuous"; "My Life in the Knife Trade"