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Biographie

Black Pyramid

Trio d'habitués des sphères US du rock qui tache (Artimus Pyledriver, Palace In Thunderland...), composé d'Andy Beresky au chant et à la guitare de Gein à la basse et de Clay Neely à la batterie, Black Pyramid est parvenu en l'espace de cinq titres, une démo et un ep, à se forger un nom à grand coups de riffs dans la scène Stoner / Doom. Leur premier album éponyme sort en 2009.

Chroniques

Black Pyramid Demo
14 / 20
2 commentaires (18/20).

Black Pyramid ( 2009 )

S'il y a bien un disque de Stoner-Metal qui était attendu cette année c'est bien le premier album de Black Pyramid. Il faut dire que les américains avaient bien amené les choses et fait une très bonne impression avec leur première démo et ep de l'année dernière. C'est donc tout naturellement que les espérances pour cet éponyme étaient fortes, peut-être même trop?

Le disque démarre sur une intro somme toute plutôt sympathique et psyché qui permet de reconnaître immédiatement la patte Black Pyramid, puis le second morceau se lance. Tiens, je le connais celui-là se dit-on dès les premières notes. Effectivement, c'est Visions Of Gehenna qui était déjà présent sur la Démo. Même chose pour les deux suivants Mirror Messiah et No Life King ont aussi été repris et légèrement retouchés pour mieux coller à la production du disque. Premier constat, le début de cet opus s'annonce sans surprise pour peu qu'on est déjà écouté le groupe sur ces anciennes productions. Seulement voilà, on se trouve déjà à mi-parcours avec une interlude Folk qui vient marquer la rupture entre ces premiers titres et les suivants, les nouvelles compositions. Pour un nouvel album dont la moitié sont des repêches d'anciens travaux, on n'est pas forcément dans une livraison de toute fraicheur, mais passons et intéressons nous aux quatre titres restants.

Pour ceux qui débarquent et découvriraient le groupe via cet opus, Black Pyramid pratique un Stoner / Doom gras, d'influence Sabbathienne forcément (The Worm Ouroboros en est le meilleur exemple, Rock'n Roll à mort), ou Downienne, comparaison certes facile, mais indispensable. Les riffs tournent à répétition sur ces quatre derniers titres avoisinant les 7min chacun et c'est ça qui est bon. Pas d'ennui ici, non, juste de la bonne grosse guitare saturée qui envoie des sons costaux, ralenti parfois le tempo pour alourdir l'auditeur et l'enfoncer dans ce magma suffocant. Que se soit par des parties épiques au possible (début de Cauldron Born), le groupe ponctue également ses titres de quelques soli Heavy bien placés comme sur Twilight Grave. Wintermute cloture ce s/t et dénote un peu du reste par son intro acoustique assez plaisante. En bref, Black Pyramid a gardé ce son caractéristique et délivre toujours un riffing qui reste en tête et qui devraient en faire remuer la nuque de plus d'un.
Black Pyramid c'est donc un son puisé dans ses références avec habilité, mais surtout une succession de titres Stoner / Doom qui déboitent sévère. Bien branlés, avec une rythmique au top, une voix granuleuse en la matière d'Andy Beresky et un tabassage dans les règles de l'art, nul doute que ces hymnes Stoner trouverons une place dans les auto-radio pour cet été.

Alors comment juger ce s/t car l'on reste dans le sentiment d'un disque qui serait sorti un peu trop vite et qui aurait mérité plus de travail sur le fond. Sur la forme il n'y a franchement rien à redire de particulier puisque l'on retrouve du Black Pyramid pur jus, mais si l'on a déjà découvert la formation américaine avec ses anciennes productions, l'intérêt risque bien de chuter en partie si comme moi vous auriez préféré écouter plus de nouvelles compos. D'autres seront au contraire heureux de pouvoir réécouter les anciens titres sur ce nouvel opus. Toujours est-il que cet éponyme restera tout de même un excellent moyen pour découvrir l'un des meilleurs groupes de Stoner / Metal actuel aux riffs efficaces et catchy.

A écouter : la seconde partie
16 / 20
2 commentaires (15/20).

Demo ( 2007 )

Black Pyramid ne fait pas les choses à moitié. Aussi, lorsque le groupe déboule avec une imagerie accrocheuse, une carte de visite longue comme le bras et un nom qui hurle « écoutez-moi ! », ce n’est surement pas pour faire dans la finesse, en attendant que quelqu’un daigne poser une oreille sur sa démo. Non, Black Pyramid savate méchamment la porte d’entrée et se pose direct dans le salon pour immédiatement le dégueulasser comme il faut de riffing gras. On balance d’abord, on réfléchit après.

Le groupe décoche ici trois titres d’un Stoner / Doom jouissif au possible, direct et franc, avec pour seul but l’efficacité. Bien sur, le mighty Sabbath est encore une fois là en filigrane, c’est inévitable… sauf que, si Black Pyramid rend hommage et respecte, le groupe ne s’empêche pas pour autant de secouer un bon coup l(es) ancien(s).
Entrée en matière sérieuse sur un bon gros Stoner / Doom bien classique et bien joufflu qui renifle le Acrimony worship à plein nez. C’est lourd, gras, imperturbable, le solo de guitare est au-delà du psychédélisme et résonne comme un véritable hymne à la défonce. Déjà fait, mais « aïe » quand même. Y’a pas à dire, c’est terriblement bien senti pour un premier (!) jet. Riffs centraux mastoc, section rythmique aux reins solides, déclamation imposante et timbre granuleux à souhait sont au rendez vous donc ça avoine sec.
Sauf que cette belle application ne tient pas en place et que le groupe révèle assez vite sa vraie nature. Celle d’un combo remuant, totalement incapable de tenir en place. Car c’est bien cela qui va qualifier au mieux la prestation des gars du Massachusetts sur ces trois titres : loin du dépouillement extrême, du ralentissement général que certains semblent considérer comme une obligation tacite ou encore du culte exclusif du riff sabbathien, le trio se la joue foutrement rock n’ roll.
Black Pyramid a le Stoner / Doom bon vivant et rythmé. Aucune surprise ou presque alors de voir surgir, par exemple, un passage psyché quasi Postquelquechose que ne renierait pas And So I Watch You From Afar sur Mirror messiah avant une inévitable rechute - soit de gros riffs enfumés qui arrachent. Et, bien évidemment, non content de nous assurer de son potentiel énorme en deux titres, le groupe n’hésite pas à sortir l’artillerie lourde histoire de clôturer sa démo bien comme il se doit et de nous en faire baver. C’est l’heure de No life king et autant dire qu’il vaut mieux avoir bien accroché les cadres dans la baraque : ce titre est une charge, une véritable cavalcade Stoner bovine franchement jouissive, dopée d’influences Sludge, et qui, lancée à toute berzingue, évoque bien moins les psychotropes que la testostérone. Gros. Sauf que c’est déjà la fin.
 
Black Pyramid connaît ses gammes et les récite à merveille le long de compositions vivantes, sans le moindre temps mort: en un peu plus d'un quart d'heure, le combo impressionne déjà par sa force de frappe. Aussi puissament hypnotique qu'il sait être véhément le moment venu, le groupe n'a de cesse de nous sortir de la torpeur dans laquelle il nous avait pourtant si aisément plongé... et c’est bien sur là que les choses deviennent intéressantes, mais s’arrêtent, du coup, bien trop vite. Et oui, trois titres c’est peu, bien trop peu. Vite, la suite!

L'intégralité de cette Demo est en libre téléchargement depuis le myspace du groupe.

A écouter : Dans l'attente du gueuleton de rock gras venir.