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Biographie

Black Label Society

En 1994, Zakk Wylde guitariste de Ozzy Osbourne (qui l’avait engagé quelques années plus tôt) profite d’une pause de calendrier pour sortir un premier album solo (Pride&Glory), échec commercial qui n’entame pourtant pas la détermination de WyldeEn 1999, il forme Black Label Society sur les cendres de Lynyrd Skinhead, groupe de reprises de Lynyrd Skynyrd. Le groupe essentiellement composé de Zakk Wylde (il y joue guitare, basse et officie au chant) accompagné de Phil Ondich à la batterie sort son premier album (Sonic Brew) en 1999. Le groupe enchaîne alors les albums et tourne de plus en plus (dont le Ozzfest sur la petite puis grande scène). Quatre albums et un live voient le jour en moins de cinq ans. Musicalement, le groupe propose un mélange de Heavy Rock et de Groove Metal agrémenté de racines Southern Rock. Les deux derniers albums en date Mafia (2005) et Shot To Hell (2006) sont quant à eux à rapprocher de Ozzy Osbourne. Le groupe revient en 2010 avec Order Of The Black, puis The Song Remains Not The Same en 2011. En 2014 sort Catacombs Of The Black Vatican

14.5 / 20
1 commentaire (17/20).
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Grimmest Hits ( 2018 )

Après Catacombs of the Black Vatican de Black Label Society en 2014 et Book of Shadows II en solo en 2016, Zakk Wylde nous revient en 2018 avec Grimmest Hits, le dixième album de Black Label Society. Ce nouvel opus reste imprégné des fondamentaux du groupe, autrement dit du heavy rock aux racines blues emballé par un jeu de guitare toujours aussi affûté. 

Le single Room Of Nightmares donne le ton qui domine ce disque. Un bon gros riff qui tourne bien, un Zakk Wylde au top vocalement et bien sûr un solo bien troussé, les bases sont posées. L'entame Trampled Down Below confirme cette impression avec beaucoup de groove et de puissance. Black Label Society n'est pas là pour innover mais pour nous proposer une solide collection de chansons dont ressort tout naturellement Seasons of Falter.  Ces Grimmest Hits apparaissent ainsi clairement comme une nouvelle pierre de l'édifice Black Label Society avec une propension pour l'efficacité rock sans fioritures, et une constance dans l'héritage de Black Sabbath. Zakk livre par ailleurs une superbe prestation vocale et musicale avec des solis limpides et pleins de feeling comme celui de The Betrayal. Un morceau comme All That Once Shine nous plonge par ailleurs au coeur du blues, avec une facture plus classique, mais toujours aussi agréable. 

Grimmest Hits propose aussi son lot de power ballades et notamment The Only Words. Superbement arrangé, doux dans ses lyrics et doté d'un solo très mélodique, ce morceau tire le disque vers des contrées plus apaisées, mais toujours aussi habitées par un Zakk Wylde maître de son sujet. Et puisque Black Label Society n'a pas peur de parler d'amour, le mid-tempo de A Love Unreal vient également nous cueillir avec la même émotion. Sur The Day That Heaven Had Gone Away, Zakk nous la joue sobre et touchante comme l'ours tendre qu'il peut aussi être. Là encore son jeu de guitare précis dessine des motifs musicaux avec délicatesse tant au plan de la rythmique que d'un solo magistral. Black Label Society n'a jamais eu peur du contraste et cet album en est une nouvelle preuve, confirmée par un percutant Illusions of Peace typique du groupe et de l'agressivité qu'il peut proposer. Nothing Left To Say conclue d'ailleurs le disque avec une apparente facilité de composition, mais un vrai plaisir d'écoute au final. 

Ces Grimmest Hits sont certes sans surprises et sans prises de risques il est vrai, mais s'avèrent homogènes en qualité en s'appuyant sur tous les points forts du groupe. 

A écouter : Room Of Nightmares, Trampled Down Below, Seasons of Falter, The Day That Heaven Had Gone Away
11 / 20
11 commentaires (16.14/20).
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Shot to Hell ( 2006 )

Un peu plus de 10 ans déjà que Zakk Wylde nous abreuve presque chaque année d'une nouvelle fournée de riffs acérés et de solis empilant les harmoniques. Un des derniers puristes de la scène metal classique, fidèle compagnon de Ozzy Osbourne, évidemment ami du regretté Dimebag Darrell (Pantera). Un type entier, généreux dans sa production musicale à défaut d'être toujours très inspiré, dont le style sent l'Amérique profonde, la sueur et le cambouis. Pour ce Shot To Hell, il a signé un deal avec Roadrunner Records, comme d'autres qu'on aurait pas attendu à cette enseigne, les Opeth et Satyricon. Alors résultat des courses?

Inutile de créer un faux suspense, Shot To Hell s'inscrit tout simplement dans la lignée du déjà décevant Mafia, avec un son adouci, une propension à la ballade qui pleurniche , un peu trop d'effets sur la voix de ce vieux Zakk et pour tout dire un manque d'inspiration assez évident.  Alors bien sûr, on a notre lot de petites pépites dopées au rock sudiste et de passes guitaristiques échevelées. De ce point de vue là, l'album démarre plutôt bien avec le trio Concrete Jungle , Black Mass Reverends et Blacked Out World. Rien d'extraordinaire, Zakk a déjà fait beaucoup mieux et bien plus abrasif, mais ça reste tout à fait fréquentable. Les riffs sont solides, le chant impeccable dans ce registre qui va si bien au géant chevelu et on apprécie le côté sourdement menaçant de l'ensemble.

Là où ça se corse, c'est lorsqu'entre en scène le clavier mièvre de The Last Goodbye. Que Zakk aime jouer et composer des ballades lacrymales n'est pas un secret, et on garde même un excellent souvenir de l'improbable reprise de A Wither Shade Of Pale de Procol Harum. Mais là, ça dégouline littéralement, y compris le solo affecté. Et des comme ça, le disque en compte un petit paquet, en tête Nothing Remains the Same, plus sobre tout en étant bien ramollie, et l'atroce Sick Of It All remplie de choeurs jusqu'à l'écoeurement. L'interprétation de Zakk est quant à elle loin de ses sommets de Hangover Music Vol. 9 dans un style pas si éloigné, mais tellement mieux maîtrisé. Même un titre comme New Religion se retrouve affublé d'une longue intro au piano à côté de la plaque, qui donne un effet collage malvenu à ce titre pourtant péchu dans sa seconde partie. Mais quelle mouche texane a donc piqué le gratteux chevelu au point de nous servir une soupe aussi indigeste?

Heureusement, il y a quand même encore un peu à manger sur cet album. Les rugissantes Hell Is High, bien que répétitive, et Devil's Dime sont là pour nous rappeler les masques infernaux arborées par Zakk et sa horde dans le livret de l'album. Des riffs simples et sifflants, de bons solis tournoyants, du heavy rock qui s'écoute accoudé au bar sans prétention, et c'est pas si mal. Faith Is Blind est un autre morceau percutant, avec des percussions très efficaces, tandis qu'une ballade s'extirpe de la mélasse, l'honorable Blood Is Thicker Than Water, bien plus proche de ce qu'on peut attendre d'un groupe comme Black Label Society. Evidemment, tout ça n'a pas l'explosivité d'un Stronger Than Death, la classe d'un The Blessed Hellride, ni la rage sincère de 1919 Hate Eternal, mais cela sauve tout de même Shot To Hell de la médiocrité. Le morceau qui conclue l'album Lead Me To Your Door est à l'image du disque, très inégal, à la fois agaçant par ses choeurs bancals et ses claviers trop présents, mais pas si mal senti dans ses élans heavy.

Difficile de dire si Black Label Society traverse une mauvaise passe où si le souffle écumant des compositions de Zakk Wylde s'est tari en même temps qu'elles se sont adoucies, mais ce Shot To Hell est un disque moyen. Les meilleurs morceaux n'arrivent jamais à égaler les banderilles les plus tranchantes du combo et on assiste effaré sur une bonne partie du disque à la débandade dégoulinante de trémollos d'un groupe autrefois puissant et affûté . Espérons que le crâne de pirate motorisé qui sert de logo au groupe ne devienne pas synonyme d'enterrement prématuré et gageons que Zakk Wylde retrouvera toute sa patte velue sur un prochain disque.

3 (bons) titres de l'album en écoute sur la page myspace du groupe.

A écouter : Concrete Jungle, Faith Is Blind, Black Mass Reverends
14 / 20
12 commentaires (16.29/20).
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Mafia ( 2005 )

- Le 5 mai 2005, 18h45, route 66 non loin de Santa Fe au Silva’s Saloon -
« Salut petit, t’as l’air nouveau ici, viens t’asseoir ici, prend une Samuel Adams tu vas voir c’est bien mieux qu’une Bud, t’entends la zic qui passe ?
C’est Black Label Society, le groupe de Zakk Wylde qui gratte pour Ozzy depuis 17 piges, un sacré bonhomme. Ozzy ne sortant pas trop de CD il en profite pour sortir les siens et il ne chôme pas !
Ouais je sais ça ressemble quand même pas mal à Ozzy, surtout la voix mais bon ça semble un peu normal qu’il soit influencé par lui. Certains crieraient presque au plagiat tellement ça ressemble mais bon perso ça me pose pas trop de problème.
La zic ça me donne envie d’enrouler du câble sévère, là c’est du pur rock’n roll, rien à dire de ce coté, avec de grosses touches heavy (rah, t’entends ça quand il fait vibrer son manche ?), allez reprend une binouze gars.
Et le bougre sait faire autre chose que du rock routier, écoute In This River, une balade au piano, qui aurait cru ? Là encore il a la voix « balade » d’Ozzy mais bon franchement ça le fait bien tu trouves pas ?
C’est sur il invente rien mais au moins il fait un truc qui tient la route, perso ça me rassasie niveau rock’n roll, puisque bon Ozzy, ACDC et compagnie ils sortent pas franchement souvent des CD alors Black Label Society c’est franchement bon pour attendre.
Bon allez j’ai encore du bitume à avaler aujourd’hui, bonne soirée, see ya on the road ! »

A écouter : Suicide Messiah, In This River, Say What You Will