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Biographie

Bishop

'Mean' Pete Kowalsky - chant
Sam Kooby - guitare
Dualing Dave - basse
'Positive' Peter Pippen - batterie

Bishop (ou encore xBishopx) est un groupe de hardcore qui se forme en Floride en 2004 autour du chanteur Pete Kowalsky et du guitariste Sam Kooby, tous deux issus de la formation metalcore Remembering Never. En quête d'un projet musical leur permettant de mettre en avant leurs valeurs straight-edge ils enregistrent alors une demo 4 titres sous le patronyme xDiary of a Corpsex, qui ressortira en 2007 sous la forme d'un 7" intitulé Bless the Dead.
Au cours de l'année 2005, le combo change de nom pour devenir Bishop et signe un deal avec Ferret Recordings. C'est ce label qui s'occupera de la sortie du premier album des Floridiens en 2006 : Suicide Party.
En 2007, le frontman Pete Kowalsky décide de monter son propre label Dead Truth Recordings avec lequel il publie un split Bishop - The Red Baron. Des rumeurs de hiatus ou de séparation commencent ensuite à circuler mais seront démenties fin 2008 avec la sortie d'un nouvel album, Drugs, à nouveau chez Dead Truth.
Début 2009, la formation s'embarque avec leurs amis xKingdomx pour une première tournée européenne.

Chronique

14.5 / 20
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Drugs ( 2008 )

Après des rumeurs de séparation, c’est finalement avec un nouvel album sous le bras que le combo floridien refait parler de lui en cette fin d’année 2008. Rappelons que Bishop s’est formé en 2004 afin de satisfaire les envies de certains membres de produire un hardcore plus direct et hautement dosé en testostérone qu'au sein de leur(s) autre(s) projet(s) , tout en leur permettant d’exprimer plus franchement leurs convictions straight-edge. Le premier album Suicide Party sorti chez Ferret en 2006 se révélait certes plutôt classique, dans la lignée de groupes comme Buried Alive, Terror ou encore Hatebreed, mais n’en laissait pas moins entrevoir un potentiel certain.

Potentiel à confirmer aujourd’hui donc avec ce deuxième disque intitulé Drugs et édité par le jeune label Dead Truth Recordings, co-fondé par le chanteur du groupe Pete Kowalsky aka 'Mean Pete'. Difficile de savoir si ce passage à une quasi auto-production y est pour beaucoup mais ce changement d’écurie s’est accompagné d’une indéniable évolution dans la musique délivrée par les Floridiens. Sans non plus abandonner leur style tough guy puissant et agressif, celui-ci va désormais globalement prendre un aspect plus vif, plus acéré et donc un peu moins lourd, voire bourrin. Rien que quelques secondes d’écoute permet déjà de ressentir cette volonté de rendre le son plus percutant à travers une basse plus claquante et plus en avant, des guitares encore plus tranchantes et une voix plus présente mettant bien en valeur le timbre rauque, gras et communicatif du frontman. Seule la batterie aurait peut-être pu être un chouia moins travaillée en studio, bien que cela ne gâche que de manière anecdotique le travail réalisé globalement à ce niveau.

Au-delà de ces aspects plus techniques les morceaux de ce Drugs se révèlent aussi assez différents de leurs prédécesseurs. En partie épurées des nombreuses moshparts et des aspects plus typiquement metalcore caractéristiques du premier effort, les 15 pistes (16 sur la version vynil) passent globalement à la vitesse supérieure niveau tempo et furiosité. Les premières parties de "Big Business" ou de "Dimestore Tragedy" ou les passages presque fastcore d’"Arkham Earth" et de "Mutter" en sont les meilleurs exemples. Mais Bishop ne s’est pas transformé en groupe de grind pour autant et parsème ses compositions de two-steps ravageurs ("Homesick and Hellbound", "Jumper", "Big Business", "Dimestore Tragedy"), de breaks ultra groovy ("Fess Up", "Mutter", "Fuck Junkie") et de moments plus lents aux riffs grassouillets qui ne sont pas sans rappeler les 'expérimentations' très réussies du dernier Blacklisted ("Mutter", "Edge Of The World", "Meet Me In Montauk"). Le tout pour un résultat souvent détonnant, plutôt varié et qui permettra sans difficultés aux plus sportifs d’entre nous de s’en donner à cœur joie en concert, mais qui peine quelque peu à faire ressortir l’un ou l’autre titre appelé à marquer plus durablement.

Ce nouvel album n’en reste pas moins une réussite certaine, d’autant plus qu’un dernier aspect non négligeable dans ce genre musical s’est vu lui aussi quelque peu réorienté : les textes. Là où très souvent Suicide Party ressemblait à un prétexte pour que le 'Méchant Pete' puisse régler ses comptes avec toutes celles et ceux qui l’avaient manifestement déçu, voire trahi, ainsi qu’avec un certain public trop tough guy à ses yeux ou encore avec fumeurs et autres consommateurs de substances nocives, Drugs répond majoritairement par des paroles beaucoup plus introspectives, assez bien écrites d’ailleurs, traitant des aspects les moins réjouissants et les plus sombres de la vie d’adulte, et qui hormis le titre et la pochette de l’album ne font presque jamais explicitement référence au mode de vie straight-edge.

Au final, et comme toujours dans ce genre de cas, Bishop se verra certainement récompensé de ces changements par l’arrivée de nouveaux amateurs au sein de leur public, mais ne coupera pas aux habituelles défections qui les accompagnent inévitablement.

Tracklist : 1. Homesick and Hellbound ; 2. Jumper ; 3. Fess Up ; 4. Get Your Mind Right ; 5. Big Business ; 6. Mutter ; 7. Dimestore Tragedy ; 8. Edge Of The World ; 9. Fuck Junkie ; 10. Drama Head ; 11. Arkham Earth ; 12. Rat In Your System ; 13. Meet Me in Montauk ; 14. Hidden Track 1 ; 15. Hidden Track 2 (Saves The Day cover - You Vandal)

A écouter : Jumper, Big Business, Edge Of The World